Coupe de France : Épinal et Angers à Bercy !

Le choc est rude pour Briançon. Après deux finales consécutives de Coupe de France perdues, il est peut-être encore plus frustrant de ne pas y accéder maintenant qu'elle a lieu à Bercy. Il est à parier qu'Alain Bayrou doit se mordre la langue ce soir d'avoir déclaré : "Si c'est pour la perdre, autant ne pas aller en finale", sous le coup de la déception l'an dernier.

Lors de la demi-finale à Épinal, le défenseur Milan Tekel, récemment revenu d'une blessure au genou, a pourtant marqué le but égalisateur à trois minutes de la fin, mais il a aussi pris une pénalité à neuf secondes du terme pour obstruction. Et dès le début de la prolongation, les Dauphins en ont profité pour s'imposer sur un but du travailleur Michal Petrak, servi par l'inévitable Jan Plch. Malgré leur effectif un peu court pour envisager le haut du classement en championnat, les Vosgiens ont su se transcender en Coupe pour éliminer successivement Morzine-Avoriaz puis Briançon.

Et que dire d'Angers, l'éternel discret qui n'a jamais rien gagné sinon les hommages pour n'avoir jamais déposé le bilan. Rouen, invincible en championnat depuis la rentrée, a été battu. L'ex-Rouennais Simon Lacroix a fini par exploiter une succession de pénalités normandes, l'ex-Angevin Éric Doucet a égalisé en deuxième période, mais au troisièmes tiers, deux buts et une assistance de Jonathan Bellemare ont propulsé les Ducs en finale. Et leur gardien Ville Koivula, qui avait multiplié les sorties hasardeuses dont la dernière boulette pas plus tard que samedi à Briançon, a sorti le gros match quand il fallait. Les Dragons vivent donc leur seconde déception du mois dans les coupes, peut-être encore plus amère.

Il n'y aura pas de choc des titans entre Rouen et Briançon : l'effet coupe a joué à plein et cette première finale au POPB sera donc celle des outsiders. Angevins et Spinaliens y vivront la plus belle page de l'histoire de leur club. Les favoris habituels n'ont plus qu'à se concentrer sur ces play-offs, où le fait de les savoir faillibles motivera leurs adversaires. Et pourtant, Bercy leur paraissait si proche...