Allemagne : début des play-offs

La saison régulière de DEL s'est terminée, et Mannheim apparaît comme solide leader et favori. Déjà vainqueurs de la Coupe, les Adler seront l'équipe à battre. Ils ont totalement retrouvé le sourire ces dernières semaines après le retour au jeu de Robert Müller après son combat contre une tumeur au cerveau. La question qui se pose maintenant est de savoir qui sera titulaire dans les cages pour les play-offs : Müller, pas forcément revenu si tôt à son meilleur niveau, ou le joker canadien Jean-Marc Pelletier, engagé durant son absence ? Le suspense reste entier puisqu'ils se sont partagés le dernier match de la saison régulière avec trente minutes chacun.

Autre favori, Düsseldorf est un logique deuxième au classement. Avec son gardien Travis Scott et sa ligne d'attaque KVK (Kreutzer-Vikingstad-Kathan), le DEG est le rival attendu pour le titre. S'il fallait miser sur une équipe-surprise pour les séries, on pencherait pour Nuremberg. L'équipe entraînée par Benoît Laporte joue très bien ces dernières semaines, et les habituelles mauvaises performances du club en quarts de finale font que personne ne l'attend. Ingolstadt, qui avait longtemps mené la danse, a un peu fléchi et termine quatrième. Le cancer qui a frappé l'entraîneur Ron Kennedy, obligé de laisser ses fonctions de coach à son adjoint, a tout de même eu un impact sur l'équipe.

Au cours du dernier week-end, il n'y a pas vraiment eu de suspense pour la qualification en play-offs. Pourtant, alors que la cause semblait entendue, Iserlohn avait réussi une belle remontée en février, revenant à un point de Krefeld alors qu'il y avait dix unités d'écart à la trêve. Mais le suspense a tourné court à cause du match en plus que comptaient les Rooters au classement. Sa rencontre de l'avant-dernière journée, Iserlohn l'avait jouée... en septembre ! La faute à la programmation chargée de la SAP-Arena de Mannheim, c'est le problème avec les salles multi-fonctions. Du coup, les joueurs ont été éliminés sans jouer vendredi dernier, en apprenant la victoire de Krefeld à Augsbourg.

Il y a en revanche eu une bagarre pour éviter les "pré-playoffs" prévus pour les équipes classées de 7 à 10. Hambourg, où le très controversé entraîneur Bill Stewart a réussi un spectaculaire redressement depuis sa prise de fonctions, semblait devoir accrocher la sixième place, mais il l'a perdu lors de la dernière journée à Nuremberg (3-2). La place convoitée est donc allée aux Scorpions de Hanovre, qui ont battu 5-2 l'autre concurrent direct Francfort. Les Lions devront ainsi passer par un tour préliminaire contre... le champion en titre ! Car les Eisbären de Berlin n'ont jamais décollé du milieu de tableau. Le conflit entre Pierre Pagé et ses dirigeants est latent depuis plusieurs mois, reste à savoir si l'entraîneur canadien pourra partir en beauté après un beau parcours en séries.