Allemagne : Mannheim et Düsseldorf souverains

Mannheim et Düsseldorf sont plus que jamais favoris de la DEL. Ils sont déjà en demi-finales, par quatre victoires à une, alors que leurs adversaires souffrent encore. Düsseldorf, privé de trois de ses meilleurs joueurs (Vikingstad et Collins blessés, Brown suspendu) a même terminé sur un cinglant 6-1 contre une équipe de Hambourg qui a encore dégradé son image après une insulte raciste prononcée par son centre Marc Beaucage à l'encontre du défenseur du DEG Jean-Luc Grand-Pierre. Contagion de son entraîneur Bill Stewart, au centre d'une polémique semblable juste avant de quitter l'Autriche pour la ville hanséatique en novembre.

Quant à Mannheim, son grand rival Francfort lui a forcément mené la vie dure. Mais le tournant de la série a eu lieu dès le premier match. Les Adler étaient menés à domicile devant leurs treize mille supporters, mais Pascal Trépanier a égalisé à la dernière seconde, puis l'inlassable patineur Rico Fata a marqué le but mérité en prolongation. Dès lors, les Lions avaient laissé passer leur chance.

Une troisième série était partie pour être rapide : comme toujours, Nuremberg allait se faire sortir en quart de finale. Les Scorpions de Hanovre avaient remporté les deux premières manches... mais ils ont ensuite perdu les trois suivantes. Comme dans les fractales, cette configuration s'est répétée à plus petite échelle au match 4 et au match 5 : Nuremberg était mené 0-2 avant de gagner à chaque fois 3-2. Vendredi, c'est Jame Pollock, clairement dominé dans le "duel des artilleurs de la bleue" face à Sascha Goc au début de la série, qui a égalisé puis marqué le but vainqueur en prolongation. Hier soir, à l'issue d'un match que les deux entraîneurs ont qualifié de très bon hockey, il a même fallu aller en prolongation. Nuremberg croyait à la victoire, échappée à l'avant-denrière minute. Son équipe pouvait douter, mais Benoît Laporte n'a alors pas dérogé à la stratégie établie en saison régulière : jouer la mort subite avec trois attaquants et un défenseur. Cette prise de risque aurait-elle raison de la tactique défensive de Hans Zach ? La réponse s'est fait attendre durant un quart d'heure, mais elle a été positive : Brian Swanson a marqué le but vainqueur. Après sept éliminations consécutives en quarts de finale, Nuremberg veut croire que la malédiction est exorcisée.

Ingolstadt non plus n'est pas mort, après avoir exploité les pénalités adverses pour gagner 6-4 hier soir. Pourtant, le KEC croyait avoir fait le plus dur vendredi : une victoire 1-0 au bout de... 65 tirs sur Jimmy Waite, élu trois fois de suite gardien de l'année (dont une devant Huet) mais seulement troisième du vote cette saison. Ivan Ciernik, qui avait raté la cage ouverte sur la seule erreur de Waite au cours du match, avait pris sa revanche en marquant enfin le premier but de la soirée à la 76e minute de jeu.