Benoît Laporte roi de la prolongation

Après six échecs de suite, Nuremberg a finalement franchi le mur des quarts de finale. Le défenseur offensif Jame Pollock a encore frappé, en permettant à son équipe de mener 2-0 à Hanovre devant une faible coulisse de 4200 personnes. Mais les hommes de Hans Zach ont prouvé que, menés au score, ils pouvaient mettre l'adversaire sous pression et provoquer des erreurs. Ils ont ainsi égalisé à 2-2. Mais la mort subite a encore été favorable à Nuremberg, avec comme au match précédent un but vainqueur de Brian Swanson. Le centre originaire de l'Alaska avait été conservé dans l'effectif cette saison alors que la majorité des supporters souhaitait son départ, et il se montre de plus en plus digne de la confiance du staff.

C'est surtout le bilan en prolongation de l'équipe de Benoît Laporte qui épate : elle en est à cinq victoires pour une défaite, et même 8 contre 1 en incluant les tirs au but. Düsseldorf est prévenu pour la demi-finale. Le DEG part favori face à une équipe qui risque de décompresser après cette qualification tant attendue, mais il est privé de son leader offensif Tore Vikingstad, le centre norvégien blessé au bras. Ses habituels ailiers allemands Kreutzer et Kathan traversent une crise de confiance offensive, et c'est la troisième ligne qui a qualifié Düsseldorf.

Cologne a bouclé sans trop de mal son quart de finale contre Ingolstadt, avec une victoire 5-1. Doug Mason, l'entraîneur du KEC, a clos cette série en rendant hommage à son collègue Ron Kennedy, qui a combattu un cancer pour revenir sur le banc d'Ingolstadt pendant ces play-offs. On aura donc droit en demi-finale au grand classique Cologne-Mannheim. Pour cette revanche de la finale de la coupe, face à un effectif impressionnant de profondeur, le KEC pourra compter sur une ligne actuellement en grande forme : celle menée par le Suédois Daniel Rudslätt, qui a prouvé aux sceptiques qu'il pouvait avoir la même influence sur le jeu en play-offs, avec les ailiers Dave McLlwain et Ivan Ciernik.