Allemagne : Nuremberg lutte contre la malédiction

C'était en 1999. Mannheim et Nuremberg jouaient la finale de DEL, et Marcus Kuhl, le manager de Mannheim, avait alors déclaré que "si Nuremberg ne gagne pas cette fois, ils n'auront plus la chance de jouer une finale de sitôt". Des propos prémonitoires. Nuremberg a laissé passer sa chance et a manqué les play-offs l'année suivante, avant d'échouer six fois de suite en quarts de finale. Mais cette année, les Ice Tigers viennent de se qualifier en finale contre... Mannheim ! De quoi prendre une revanche sur la "malédiction" lancée par Kuhl...

Pourtant, Nuremberg n'était pas donné favori. Benoît Laporte y a trouvé une motivation supplémentaire pour son équipe : "Avant la série contre Düsseldorf, on disait partout que nous n'aurions aucune chance. C'était comme si Düsseldorf avait eu 20 points d'avance sur nous en saison régulière, mais il n'y en avait que 3. C'est dans ces situations que nous jouons dans notre meilleur hockey." En allant gagner la première manche à l'extérieur aux tirs au but, Nuremberg a effectivement renversé les pronostics. Il a remporté deux victoires après avoir été mené 2-0, mais il a subi le scénario inverse au troisième match, une défaite 5-4 en prolongation qui faisait dire à Laporte que ses joueurs n'avaient pas gardé la tête froide et avaient été trop offensifs.

Il a dû être rassuré par le match 4 hier soir. Scott King a ouvert le score en supériorité numérique après 47 secondes, et ses coéquipiers ont ensuite gardé ce 1-0 jusqu'au bout dans une partie haletante, en s'appuyant sur un solide Jean-François Labbé dans les buts et sur une défense où même les joueurs de vingt ans Ondruschka et Cespiva n'ont pas commis d'erreurs. Et puisque les avances de 2-0 se sont à chaque fois transformées en défaites dans cette série, Benoît Laporte a même pu blaguer à ce sujet : "J'ai demandé aux joueurs de ne pas marquer le deuxième but"... Nuremberg n'aura pas le temps de rire longtemps, il lui fait maintenant affronter Mannheim, plus favori que jamais après avoir balayé Cologne en trois manches.