AG de la FFHG

Récapitulons les principaux points de l'Assemblée Générale de la FFHG qui s'est tenu ce dimanche au CNOSF. Les modifications des principaux règlements, introduites après le retour d'une année d'expérience, ont toutes été adoptées à l'unanimité, y compris les nouveaux statuts, votés lors d'une AG extraordinaire préalable.

Modifications des classes d'âge. Le principal point chaud, déjà débattu depuis plusieurs semaines sur le forum, était la modification des catégories d'âge. Jusqu'ici, la catégorie minime était coupée entre collège et lycée. Pour aider les structures qui facilitent la scolarité des sportifs, la FFHG a décidé de faire correspondre la catégorie cadet aux années de lycée (moins de 18 ans), et les catégories minimes (moins de 15 ans) et benjamins (moins de 13 ans). aux années de collège. Ainsi, les benjamins de la saison écoulée seront tous minimes l'an prochain.

Même si la mesure était fort discutée en coulisses en amont, elle n'a pas donné lieu à une controverse. Le seul représentant à intervenir a été celui de Cherbourg, pour regretter que l'information n'ait pas été diffusée plus clairement, ce que les dirigeants fédéraux ont convenu. Il a ainsi expliqué qu'il avait eu vent de la mesure par des rumeurs via les parents, qu'il avait compris qu'il s'agissait d'un gel des catégories, et que, réalisant que c'était le contraire, il y était en fin de compte favorable. Rares ont été les voix à s'opposer publiquement. Cependant, sachant que le sujet faisait débat, la FFHG avait décidé de soumettre au vote ce point spécifique, bien que les statuts ne prévoient pas que les modifications de cette partie-ci du règlement soient soumises à l'assemblée.

Rouen, Angers, Mont-Blanc, Reims, Gap et L'Alpe d'Huez ont voté contre. Villard-de-Lans et Mantes-la-Jolie se sont abstenus. La mesure a donc été adoptée. Elle entrera en vigueur dès la saison 2007/08, son application immédiate ayant été décidée dans les mêmes proportions. L'entraîneur rémois Pascal Ryser nous a expliqué la raison du vote de son club : "Ce sont surtout les centres de formation comme nous qui ont voté contre. Dans notre cas, on va se retrouver avec 50 cadets l'an prochain, et 24 espoirs sans compter les sur-classements. On ne peut pas dire aux joueurs du centre de formation de jouer en cadets excellence, car ils sont venus pour les cadets élite. Du coup, on va se retrouver à aligner les Rémois en excellence, et ils vont légitimement gueuler." Pour les partisans de la mesure, cela pourrait conduire les centres de formation à être plus sélectifs dans leur recrutement, et donc les autres clubs à être moins pillés. Mais la transition s'annonce délicate l'an prochain pour les gros clubs soudain en abondance de cadets, ainsi que pour la génération 92 qui n'aura connu que la première année minime et devra gérer une autre transition difficile.

Notion de saison sportive. La convention collective nationale a été mise en place pour les sportifs professionnels. Elle précise que leurs contrats doivent se terminer la veille de la fin de la saison sportive. Cela permet une dérogation appliquée au sport par rapport au droit usuel des CDD, en permettant de renouveler les contrats d'un athlète d'une saison à l'autre. Or, jusqu'ici, la date de fin de saison était fixée au 30 juin. La FFHG a donc décidé d'introduire dans ces règlements une notion de saison sportive, différente de la date de validité des licences, et qui s'achève le 30 avril. Ceci signifie que les contrats des joueurs pros devront obligatoirement se terminer le 30 avril. Un contrat qui prendrait fin avant cette date serait considéré comme un CDD classique et non renouvelable à l'infini.

Tarifs et loisirs. Le transfert international passera de 1500€ à 1800€ en 2008/09. Les tarifs sont inchangés pour la prochaine saison, sinon que l'engagement sera payant pour les équipes loisirs engagés dans le trophée national (320€). La fédération a en effet remarqué que cela engendrait des frais de réunion, notamment de commission de discipline. Elle veut en outre élargir le tournoi final et souhaite préserver le caractère loisir de ce challenge, ce qui nécessitera un contrôle plus appuyé. En effet, durant toute la saison, Le Havre a aligné des joueurs avec une licence compétition en loisir, ce qui n'a été remarqué qu'avant le tournoi final pour lequel le club normand n'a pas eu le droit d'envoyer les hockeyeurs concernés.

Médical. Le président de la commission médicale Jean Leblond note que la FFHG a reçu les félicitations du ministère pour l'assiduité de ses hockeyeurs au suivi longitudinal. Pour maintenir cette excellence dans le domaine, de nouvelles mesures seront mises en place. Pour les catégories Magnus, D1, Espoirs élite et Féminines, un "rapport de blessure" (selon modèle transmis aux clubs) devra être rempli et transmis à la commission médicale lors de toute blessure ayant pour conséquence un entraînement ou match manqué, de tout problème dentaire, de tout traumatisme crânien ou de toute plaie nécessitant une intervention. Cela permettra un meilleur suivi scientifique, y compris vis-à-vis des assurances, le hockey ayant un taux d'accidents plus faible que d'autres sports. En outre, pour les contrôles anti-dopage, les clubs devront prévoir six escortes (des hommes lors des compétitions masculines et des femmes lors des compétitions féminines).

Patinoires. 2007 a été marqué par deux reconstructions : la patinoire de Niort (où la piste est passée de 45x20 aux normes olympiques de 60x30) et celle de Viry-Châtillon, qui devrait être inaugurée le 3 septembre. D'autres projets sont en cours : Marseille, Le Vésinet, Valenciennes, Béthune, Troyes et Melun (Dammarie-lès-Lys en fait). Notons qu'il s'agit dans tous ces cas de reconstructions sur des implantations existantes dans le passé, hormis à la rigueur pour Marseille qui n'a eu que brièvement une glace dans les années 70. D'où l'importance du Plan Patinoire qui vise à faire de la FFHG un interlocuteur pour les élus, sans pratiquer le terrorisme sportif mais en se présentant comme un partenaire utile et crédible.

Luc Tardif a rappelé la situation particulièrement préoccupante de l'Île-de-France, où tous les équipements atteignent la limite d'âge, aucune patinoire n'ayant été construite depuis... Bercy. Il a toutefois noté deux projets de patinoire actuellement à l'étude, à Meaux et à Limours. Notons que cela établirait le hockey dans des zones jusqu'ici désertiques dans ce domaine, le nord de la Seine-et-Marne et l'ouest de l'Essonne en bordure des Yvelines. Enfin, il a listé sept emplacements étudiés pour le projet de Centre Fédéral (équivalent de Clairefontaine au football ou de Marcoussis au rugby) : il s'agit de Drancy, Deuil-la-Barre, Torcy, Meudon, Saint-Quentin-en-Yvelines, Stade de Marville et Cergy-Pontoise.