Polémique au Mont-Blanc

Parmi les clubs non encore validés pour la prochaine saison de Ligue Magnus, il y a l'Entente Saint-Gervais/Megève, car celle-ci a enregistré un petit déficit de 20 000 €. Expliquant la situation financière du club aux journalistes du Dauphiné Libéré, le président de la CNACG Bernard Bourandy a fait remarquer que son handicap est qu'il dispose de la plus faible subvention municipale de la ligue, ajoutant : "Le club n'a pas les moyens de ses ambitions. Il ne lui manque pas grand-chose. Avec un apport situé dans la moyenne du championnat soit 50 ou 60000 € il s'en sortirait sans mal."

Des propos qui ont fait réagir Jean-Marc Peillex, le maire de Saint-Gervais : "Nous n'avons aucune leçon à recevoir d'une fédération qui a déjà montrer son incapacité à gérer le hockey en France. Il est d'ailleurs surprenant qu'elle se permette ce jugement sans nous consulter avant. Je trouve le procédé plus que cavalier. Il n'y aura pas de rallonge. Le président canadien de la FFHG n'a pas une vision du hockey à dimension française. Nous ne serons jamais Rouen. On fait ce que l'on peut. Il ferait mieux de rabattre le budget des grosses écuries."

N'est-ce pas justement ce que la fédération a mis en place avec la masse salariale, au grand dam desdites écuries ? Pas sûr que le petit coup de pouce tenté par Bernard Bourandy vis-à-vis de l'Entente, en mettant en relief la comparaison des subventions, ait réussi son coup. Pas sûr non plus que Jean-Marc Peillex (ancien trésorier de la FFSG puis opposant à Bernard Goy) ait une vision très à jour du "hockey à dimension française". L'attaque sur la nationalité de Luc Tardif n'est pas non plus du meilleur goût...