Mondial juniors : les Bleuets sauvés

Ce Mondial des moins de 20 ans à Riga ne restera pas comme un bon souvenir pour l'équipe de France. Les défaites face à la Hongrie (4-7) et à la Slovénie (0-5), des équipes présumées prenables, n'ont souffert aucune contestation. Les Bleuets ne dépendaient que d'une seule ligne offensivement, et leurs gardiens Buysse et Farruggia ont évolué en dessous du niveau attendu. Le bilan reste négatif, soit. L'important est quand même que le maintien soit sauvé afin qu'il ne devienne pas catastrophique. Cela a été fait en battant la Grande-Bretagne 6-2.

Stéphane Da Costa - meilleur marqueur du tournoi - a de nouveau été le principal contributeur. Il a transformé un tir de pénalité peu après la mi-match, au moment où les Britanniques menaçaient de revenir au score. En première période, il avait réussi deux passes décisives pour Rémy Rimann, auteur d'un bon tournoi du haut de son petit gabarit (1m63). La première ligne qu'ils forment avec Anthony Guttig et avec les défenseurs amiénois Grégory Beron et Alexis Birolini aura donc assumé son statut. Elle aura malheureusement eu peu de soutien. Cédric Custosse a fait un bonne semaine en défense. Romain Orset, auteur d'un Mondial difficile (fiche de -7, la plus mauvaise de la compétition), a terminé par une note positive avec un but important, celui de 2-1. Le troisième tiers-temps a ensuite permis d'améliorer le bilan de la ligne normande, avec deux buts de Jérémie Romand et Loïc Lampérier. Les deux Rouennais côtoyaient Graham Avenel, replacé à son poste habituel d'attaquant pour le tournoi après avoir évolué en défense depuis deux ans en sélection.

Le match pour la promotion Lettonie-Bélarus a tenu toutes ses promesses devant 9400 spectateurs. Alors que les Baltes devaient absolument gagner dans le temps réglementaire pour passer devant, le score était de 1-1 à six minutes de la fin quand la jeune star lettonne Kaspar Daugavins, bon passeur dans ce tournoi mais pas aussi rapide et direct vers le but que d'habitude, a manqué un tir de pénalité. Le tournant ? Non, car Janis Straupe l'a remplacé dans le rôle du héros en marquant le but décisif moins de deux minutes plus tard. À dix secondes de la fin, Daugavins a définitivement envoyé ses coéquipiers à Ottawa l'an prochain avec un but en cage vide.

Phénomène intéressant dans ces divisions I et II : les quatre groupes ont été remportés par le pays organisateur. Souhaitons que le théorème soit aussi valable pour les moins de 18 ans...