Top/flop européen de décembre 2007 : Düsseldorf (flop)

Longtemps, le DEG a été le club-symbole du hockey sur glace allemand. Parce qu'il a mis fin à la domination des clubs bavarois, et surtout parce qu'il rassemblait régulièrement plus de huit mille spectateurs, dès les années 70, dans sa patinoire mythique de la Brehmstraße. Il a surmonté ce qu'on pensait être sa plus grande crise dans les années 90 après l'avènement de la DEL, avec scandale de double billetterie, problèmes financiers et rétrogradation.

Mais aujourd'hui, c'est une crise presque plus profonde qui submerge le DEG, une crise morale. Quinze mois après le déménagement dans le nouvel ISS-Dome, censé incarner l'entrée dans la modernité, la transition ne s'est toujours pas effectuée. L'ambiance s'est diluée dans cette grande enceinte, et avec guère plus de six mille spectateurs de moyenne, c'est moins un pas en avant qu'un retour en arrière. Cette affluence est la conséquence de résultats décevants : Düsseldorf occupe la dixième place au classement, la dernière qualificative en play-offs, mais c'est uniquement parce que le calendrier bancal de la DEL lui a fait jouer trois ou quatre matches de plus sur ses concurrents directs au classement. Il est en fait douzième "virtuel"...

En virant l'entraîneur tchèque Slavomir Lener dès octobre, et en prenant sa place, le manager Lance Nethery s'est mis en première ligne. Avec un contrat qui court jusqu'en 2012, le club n'est pas trop enclin à se séparer de lui. Même l'hypothèse à la mode d'engager un "coach mental" a été écartée notamment pour raisons financières, les recettes aux guichets étant évidemment inférieures au budget. Il faut dire qu'il y a une raison aux performances médiocres du mois de décembre : la blessure au genou du gardien Jamie Storr. L'habituel n°2 Jochen Reimer, habituellement prêté à Essen au niveau inférieur pour avoir du temps de jeu, avait réussi une belle entrée en matière avec un blanchissage contre Duisburg. Mais il avait été un peu vite porté aux nues... Depuis, ses performances très moyennes expliquent le mois difficile de Düsseldorf et la situation encore dégradée. Jusqu'à mettre en danger la qualification ?