Le Kazakhstan veut faire cavalier seul

Dans le tournoi olympique qui s'annonce après-demain, la Norvège fait figure de favorite à domicile sachant que le Danemark pâtira de l'absence de ses quatre joueurs de NHL. Les deux autres équipes arrivent sur la pointe des pieds. On sait combien la France est diminuée par l'absence de son meilleur défenseur défensif Vincent Bachet, mais le Kazakhstan ne s'estime guère mieux loti. Sur les neuf joueurs évoluant dans des clubs russes de KHL, seul Antipin a fait le voyage. Deux sont blessés et les autres déclinent, plus ou moins retenus par leurs clubs et la perspective de jouer en tant que Russes. Les blessures d'Argokov et Lakiza n'arrangent rien à l'affaire. Le Kazakhstan misera donc sur une carte sortie de sa manche : un jeune gardien nommé Ivan Poloshkov, bien connu des Grenoblois... Attention, cela ne signifie pas qu'il n'y aura pas de joueurs de KHL, bien sûr, puisque le représentant national dans cette ligue, le Barys Astana, fournit la moitié de l'effectif.

Cette situation de vassal vis-à-vis ne satisfait plus le Kazakhstan. Le président de la fédération Askar Mamin a déclaré cette semaine qu'il retirerait tous ses clubs des championnats russes (cela ne concerne pas le Barys de la KHL) pour les rapatrier dans un vrai championnat du Kazakhstan à temps complet, et non plus partiel. Il cite comme raison la volonté de faire des économies de transport en ces temps de crise. Ce pays d'Asie Centrale pourra-t-il se développer seul ? La qualité des équipes est là, mais leur nombre reste restreint. Notons que le mois dernier, le club ukrainien du Sokol Kiev avait annoncé qu'il retournerait dans le championnat biélorusse, lassé de devoir payer les frais de séjour des clubs russes qui lui rendent visite en Vysshaïa Liga. Cette contrainte financière imposée aux clubs étrangers "invités" était également mal vue au Kazakhstan.