Grenoble gagne l'épreuve nerveuse

Même pas de round d'observation pour le match 3 de la finale, puisque Briançon se retrouve à 5 contre 3 dès le début de match. Une situation qui arrive si tôt qu'elle est jouée de manière précipitée. Mais le ton est donné :les pénalités seront nombreuses, beaucoup plus qu'au match précédent. C'est en supériorité numérique que Calle Bergström ouvre le score en début de deuxième période, et c'est en supériorité que Balazs Ladanyi, qui porte un brassard noir comme ses compatriotes hongrois, égalise à la mi-match.

La pénalité la plus discutée est celle de Satosaari, accusé d'avoir gardé le palet derrière son but sur une pression iséroise. L'engagement se fait derrière la ligne bleue, et pourtant Broz dirige le palet dans la zone offensive vers Krayzel qui oblige le gardien briançonnais à un arrêt de la jambière. Puis, sur un tir en angle de Sivic, le palet est repoussé par Satosaari sur le casque du Masa et ricoche derrière le gardien qui doit se retourner en catastrophe. Après avoir laissé passer ces deux grosses occasions, Grenoble est réduit à trois à la pause, par deux pénalités de Masa et de Rouleau, ce dernier pour une charge genou contre genou sur son ex-coéquipier Edo Terglav. Le capitaine briançonnais reviendra sur la glace au troisième tiers, mais il serrait déjà les dents avant ce choc et semble souffrir.

Briançon profite de ce double avantage num&ecaute;rique en début de tiers pour abreuver Eddy Ferhi de lancers, Balazs Ladanyi trouvant même la barre... à l'intérieur des buts, comme le montrent les images vidéo, même si le buteur hongrois lui-même n'avait pas semblé le voir. Cinq minutes plus tard, ce sont les Diables rouges qui perdent deux joueurs, après une obstruction de Roussin et une caresse de Lee sur Krayzel derrière la cage. Si le défenseur briançonnais Lee se montre parfois primaire, les attaquants tchèques de Grenoble tombent dans l'excès inverse sur cette situation de 5 contre 3 en cherchant des passes compliquées. Une reprise dans le slot de Masa contraint quand même Satosaari à un sauvetage du bout de la jambière. Mais ce n'est pas fini. Briançon enchaîne les prisons, et se sort à peine d'une nouvelle minute à trois que le si peu discret Brian Lee se fait à nouveau sanctionner en levant la crosse dans une charge à retardement sans influence sur le jeu. Les conséquences sont cette fois énormes : le slap puissant à mi-hauteur de Calle Bergström décide du match (2-1).

Grenoble a pris l'avantage psychologique et Briançon ne le récupèrera pas. Deux supériorités accordées dans les dernières minutes n'y changeront rien, pas plus que la sortie du gardien. Que ce soit à 5 contre 4 ou à 6 contre 5, les Diables rouges seront incapables d'installer leur jeu de puissance. Dans les derniers instants, une ultime relance interceptée en zone neutre permet à Jan Hammar de conclure en cage vide (3-1). Tommi Satosaari va dire son fait à la sirène à l'arbitre et prendra une méconduite. M. Barbez arbitrera aussi demain alors que chaque décision prend de plus en plus de poids entre deux équipes séparées d'un fil.

Briançon un peu plus nerveux, Grenoble un peu plus confiant et patient... C'est la clé pour l'instant.