Pologne - France (second match)

Cette revanche entre Polonais et Français, toujours dans la patinoire de Torun où l'on fête le 85e anniversaire du hockey local, est le premier match en équipe de France du gardien Florian Hardy. Cela faisait deux ans - avec Landry Macrez qui n'évolue plus en Ligue Magnus depuis - qu'aucun autre gardien que le trio Huet/Ferhi/Lhenry n'avait défendu les cages tricolores. La blessure de Fabrice Lhenry au début de la préparation avec Rouen donne sa chance à Hardy, déjà testé avec les A' le mois dernier.

photo de Lukasz Lenski

Teddy Da Costa, auteur du tir au but vainqueur hier, se crée la première occasion du match à la sixième minute avec un tir en angle fermé. Dabkowski est envoyé en prison sur l'action, et Piekarski lui succèdera. La France a ainsi la maîtrise du jeu mais n'arrive pas à concrétiser cet avantage numérique malgré un lancer de Manavian. Un slap puissant de Piotr Sarnik à la onzième minute, sans difficulté pour Hardy, marque une rupture dans le jeu. La suite de la période sera en effet polonaise, avec l'aide de l'exclusion de Brian Henderson : la charge contre la bande du Français sur Banaszczak n'a pas paru excessivement dure, mais comme le Polonais a saigné, les arbitres n'ont eu d'autre choix que de le renvoyer aux vestiaires. Les Bleus défendent très bien pendant ces cinq minutes à quatre contre cinq.

La Pologne change de gardien comme prévu à la pause, et Rafal Radziszewski fait son entrée dans les cages. Il réussit un magnifique arrêt face à Loïc Lampérier, qui s'est retrouvé seul devant lui. Il multiplie ensuite les parades face à Da Costa ou à Papa, mais finit par lâcher un rebond devant Julien Desrosiers qui ne se fait évidemment prier pour en profiter. La France est en avantage à la marque, mais bientôt en désavantage d'un homme. La pénalité de Quessandier n'est pas exploitée, mais pendant celle de Da Costa, une combinaison initiée par Csorich et Laszkiewicz transmet le palet à Sarnik dans le slot qui conclut d'un tir précis. La prison tricolore ne désemplit pas, et la Pologne joue même une minute et demie à 5 contre 3, sans réussite malgré un tir dans le petit filet de Laszkiewicz.

La troisième période commence par une action individuelle de Kowalówka, qui oublie son collègue Bomastka de l'autre côté du but. C'est ensuite Filip Drzewiecki qui arrive à percer la défense en zone neutre, il se présente seul face à Florian Hardy mais se retrouve si près du gardien que celui-ci bouche l'angle et le fait tirer au-dessus de la barre. La France n'est pas plus en réussite pendant une supériorité numérique bien installée.

On entre dans les dix dernières minutes. Maciej Urbanowicz et Sebastian Kowalówka parviennent à monopoliser l'attention de la défense bleue et à démarquer ainsi leur coéquipier Bomastka. Florian Hardy fait l'arrêt, mais ne peut rien faire sur le rebond de Kowalówka. Menée au score, la France se lance à l'attaque pour égaliser. Rompkowski est contraint à la faute sur une offensive de Da Costa, mais l'avantage numérique n'est pas concrétisé malgré un bon lancer de Thomas Roussel. Un peu plus tard, le lancer puissant d'Igier ne trouve pas le cadre. Malgré quatorze dernières secondes jouées à 6 contre 4 après une pénalité de Sarnik, les Bleus doivent s'incliner.

Les Français sont encore en phase d'apprentissage avant de savoir jouer avec autant de débutants et sans les expatriés, comme le font souvent les équipes situées vers la douzième place de la hiérarchie mondiale. Avec seulement les joueurs de Ligue Magnus, ils ont livré deux confrontations équilibrées avec la Pologne, en ayant toutefois passé bien plus de temps en infériorité numérique.

Les Polonais, eux, se satisfont de ce succès mais attendent un autre défi : jeudi prochain, ils doivent jouer à Krynica un match commémoratif de leur victoire historique sur l'Union Soviétique en 1976. Le président de la fédération russe Vladislav Tretiak a promis d'envoyer "l'équipe nationale russe", mais on ne sait pas ce qu'elle sera vraiment puisque ses cadres et ses entraîneurs seront pris par le match d'ouverture de la KHL ce jour-là.

(photo de Lukasz Lenski)

 

Commentaires d'après-match (sur hokej.net)

Wiktor Pysz (entraîneur de la Pologne) : "Nous avons encore beaucoup de travail. Les joueurs doivent gagner de la masse musculaire pour avoir plus de chances dans les duels individuels. Je vais laisser à chacun un programme individuel, et aux championnats du monde, ce sont ceux qui l'auront appliqué le mieux qui joueront. Merci à l'équipe de France pour ces rencontres précieuses, je suis content que, malgré plusieurs blessés, notre équipe se soit montrée capable de battre une équipe d'élite."

Dave Henderson (entraîneur de la France) : "Nous avons mal joué, de plus nous avons reçu trop de pénalités. J'insiste : nous en avons reçu trop, mais nous n'en avons pas pris trop. Les Polonais ont joué avec ambition et courage, et mes joueurs n'avaient pas ce fighting spirit aujourd'hui."

 

Pologne - France 2-1 (0-0, 1-1, 1-0)

Jeudi 3 septembre 2009 à 19h15 à Torun. 600 spectateurs.

Arbitrage de MM. Marczuk et Meszynski assistés de MM. Smur et Hylinski.

Pénalités : Pologne 20' (4', 6', 10') ; France 43' (2'+5'+20', 10', 6').

Évolution du score :
0-1 à 26'37" : Desrosiers
1-1 à 33'08" : Sarnik assisté de Laszkiewicz et Csorich
2-1 à 50'44" : Kowalówka assisté de Bomastek

 

Pologne

Gardien : Krzysztof Zborowski puis Rafal Radziszewski à 20'00".

Défenseurs : Marian Csorich (4') - Jaroslaw Klys ; Andrzej Banaszczak - Kamil Duszak ; Grzegorz Piekarski (2') - Bartosz Dabkowski (2') ; Mateusz Rompkowski (4') - Lukasz Mejka.

Attaquants : Leszek Laszkiewicz - Piotr Sarnik (4') - Przemyslaw Bomastek ; Dariusz Gruszka - Krzysztof Zapala - Tomasz Malasinski ; Maciej Urbanowicz (2') - Sebastian Kowalówka - Blazej Salamon ; Tomasz Kozlowski - Jaroslaw Rzeszutko - Filip Drzewiecki ; Arkadiusz Marmurowicz.

France

Gardien : Florian Hardy [sorti à 59'46"].

Défenseurs : Benoît Quessandier (2') - Thomas Roussel ; Mathieu Mille (2') - Gary Leveque ; Kévin Igier - Antonin Manavian (2') ; Teddy Trabichet.

Attaquants : Luc Tardif - Damien Raux - Julien Desrosiers (2') ; Loïc Lampérier (4') - Laurent Gras (4') - Jérémie Romand ; Erwan Pain - Brian Henderson (5'+20') - Teddy Da Costa (2') ; Lionel Tarantino (2') - Anthony Guttig (4') - Cyril Papa ; Vincent Kara (2').

Remplaçant : Eddy Ferhi.