Nice - Reims (Division 1, 2e journée)

Défait le week-end dernier, Reims se déplaçait chez le leader niçois, équipe largement remaniée à l’intersaison et auteur d’un bon départ à Courbevoie (victoire 8-3). Les Phénix partaient avec l’ambition de surfer sur la dynamique du match de Mulhouse, tout en gardant à l’esprit que cette rencontre serait difficile.

Et en début de match, les locaux, désireux bien débuter à domicile cette saison, mettaient la pression sur la défensive rémoise qui faisait front avec Kubis toujours aussi impérial. Toutefois, les Phénix concédaient rapidement une infériorité, mais Nice n’en profitait pas. Les locaux dominaient toujours les débats et se créaient les situations les plus dangereuses grâce à Novak et Persson notamment. Néanmoins, ils allaient apprendre que dominer n’est pas gagner. Sur leur première action dangereuse, les Rémois faisaient mouche. Florian Sabatier et Vrielynck opéraient une descente à deux en zone offensive à une touche de puck, qui se concluait par une reprise directe de Rehor, laissant Skoggard impuissant (0-1, 06’01). Les Niçois semblaient sonnés par ce but et concédaient quasi dans la foulée une pénalité. L’attaque massive rémoise se mettait en route et une nouvelle fois Rehor se trouvait à la conclusion, profitant là d’un rebond concédé par Skoggard sur un lancer de Vrielynck (0-2, 08’33).

En deux minutes, les Rémois avaient fait parler leur réalisme, faisant place à la stupeur dans les travées de Jean Bouin. Sauf que les Phénix, qui semblaient désormais contrôler les opérations, se mettaient en deux fois à la faute et offraient une belle opportunité à Nice de revenir. Et la sanction ne tardait pas à tomber avec un but de Macon, qui profitait d’un cafouillage devant les buts de Kubis (1-2, 11’43). Après cette réduction du score, les Niçois reprenaient du poil de la bête. Les actions s’enchaînaient sur les cages de Kubis, mais le portier tchèque restait serein à chaque fois. Les Rémois n’en restaient pas là et Jérémy Sabatier était tout près de redonner deux unités d’avance aux Phénix. Une dernière supériorité rémoise en fin de tiers ne donnait rien et les deux formations regagnaient les vestiaires sur cet avantage en faveur des hôtes, malgré la domination des locaux.
 
A peine le deuxième acte reprenait que l’indiscipline frappait à nouveau côté rémois et Nice avait une nouvelle fois un 5-3 à jouer. Les Phénix tuaient la première des deux pénalités, mais sur la deuxième Gillardin trouvait la faille au plus grand plaisir des partisans de Jean Bouin (2-2, 23’16). Cette fois-ci, c’étaient les Rémois qui semblaient groggys sur le glaçon. Nice continuait sur sa lancée et Reims, lui, concédait encore une pénalité. Les Aigles ne convertissaient pas la supériorité, mais au sortir de celle-ci, Novak réalisait un petit numéro sur le coté et trompait avec sang froid Kubis (3-2, 27’17).
 
Le buteur slovaque installait enfin son équipe aux commandes de la partie. On pouvait craindre le pire pour les Phénix, mais sur l’engagement Savoie interceptait une relance niçoise et s’en allait battre Skoggard (3-3, 27’40). Énième rebondissement dans ce match débridé où chaque équipe répondait à l’autre. Et les Rémois en profitaient pour mettre de la pression sur les cages adverses et Nice de se mettre à son tour en danger par des pénalités. Et là le réalisme rémois parlait une nouvelle fois. En supériorité dans la zone offensive, Vesely reprenait directement un engagement gagné de Martin-Whalen, Skoggard faisait l’arrêt, mais le nouveau capitaine rémois reprenait victorieusement le rebond du Suédois (3-4, 31’38). A peine 1’30 étaient passées et ce même Martin-Whalen se trouvait cette fois-ci, à la conclusion d’une passe de Savoie (3-5, 33’03).
 
Les Phénix avaient une nouvelle fois mis leur adversaire à deux longueurs, semblant avoir faire le break pour de bon. Nice en décidait autrement et essayait de réduire l’écart avant la sirène pour préserver ses chances. Reims y contribuait quelque peu et offrait aux Aigles plusieurs supériorités en fin de tiers. Hélas pour Reims, les locaux refaisaient surface à une minute de la sirène, Persson se trouvant à point nommé pour conclure une action confuse aux abords des buts de Kubis impuissant sur le coup (4-5, 38’48). Ainsi se terminait ce tiers un peu fou et prolifique en buts.
 
Un tiers restait à disputer et rien n’était joué pour les Phénix. Nice était bien décidé à ne rien lâcher et faisait le forcing près des buts de Kubis dans les premières minutes de ce troisième tiers. Les Phénix, bien organisés de leur côté, attendaient une occasion de faire un break définitif. Savoie avait une échappée pour y parvenir, mais un rebond capricieux ruinait tout. Nice intensifiait son pressing et, pour rajouter une dose d’intensité au match, le corps arbitral envoyait tour à tour des rémois se « reposer » en prison. Et la persévérance des Aigles était récompensée à 6 minutes du terme, quand Novak, en embuscade, trompait astucieusement Kubis, Nice évoluant alors en supériorité (5-5, 53’39). Tout était à refaire pour Reims et Nice, se sentant euphorique, tentait d’arracher la victoire dans les derniers instants. Malgré une pénalité de chaque côté, plus rien ne changeait jusqu’ à la sirène.
 
Pour la deuxième semaine de suite, les Phénix disputaient une prolongation. D’entrée, les Rémois mettaient une grosse pression sur Nice qui peinait à sortir de son camp. Et cela allait rapidement porter ses fruits, quand Morel, reprenant sans contrôle un palet qui traînait, offrait la victoire à ses couleurs et mettait fin au suspens (5-6, 61’17).
Une nouvelle fois, les Phénix n’avaient rien lâché dans ce match. Leur persévérance et leurs qualités de cœur avaient été cette fois-ci récompensées par ce précieux succès. Prochain match avec la réception à Bocquaine du leader surprise, l’entente Deuil-Garges, qui reste sur deux succès tout en blanchissant son adversaire à chaque fois.

Nice - Reims 5-6 (1-2, 3-3, 1-0, 0-1).
Samedi 19 septembre 2009 à 19h15 à Jean Bouin.
Pénalités : Nice 20' (8', 8', 4', 0'), Reims 32' (10', 14’, 8', 0').
Évolution du score :
0-1 à 06'01" : Rehor assisté de Vrielynck et F. Sabatier
0-2 à 08'36" : Rehor assisté de Vrielynck et Prochazka (sup. num.)
1-2 à 11’43" : Macon assisté de Banas et Hruby (double sup. num.)
2-2 à 23‘16" : Gillardin (sup. num.)
3-2 à 27'17" : Novak assisté de Macon et Hruby
3-3 à 27‘40" : Savoie
3-4 à 31'38" : Martin-Whalen assisté de Vesely (sup. num.)
3-5 à 33‘03" : Martin-Whalen assisté de Savoie et F. Sabatier (sup. num.)
4-5 à 38'48" : Persson assisté de Brejka et Peronnard (sup. num.)
5-5 à 33'39" : Novak assisté de Hruby (sup. num.)
5-6 à 61’17" : Morel