Présentation de la KHL 2009/10 (I) : division Bobrov

Dans sa nouvelle répartition géographique, la KHL a regroupé dans la division Bobrov six des clubs les plus prestigieux et les plus titrés. Dans cette "division des capitales", on retrouve les trois équipes moscovites, le SKA de l'ancienne capitale des tsars et les deux représentants des pays voisins : le Dynamo Riga en Lettonie et le Dynamo Minsk au Bélarus. Ce choix de mettre tous ses oeufs dans le même panier assure de multiplier les derbys médiatiques.

On ne pouvait évidemment rêver un premier volet plus pertinent de la présentation de la KHL que ces six clubs-là : comment le Dynamo Moscou a-t-il chipé Linus Omark et Jiri Hudler à la NHL ? Comment le SKA recrute-t-il de nouvelles stars comme Yashin aux dépens des joueurs en place ? Comment un Américain en vient-il à porter le maillot de l'armée rouge ?

Pourquoi les médecins du Spartak agacent-ils la KHL au moment où celle-ci veut faire la nique à la NHL sur le thème de l'antidopage ? Et comment Biélorusses et Lettons préparent-ils très différemment la gestion parallèle des prochains Jeux Olympiques et du championnat avec leur équipe de club ?

Toutes les réponses dans cette analyse complète de la division "stars à paillettes et hommes de pouvoir" de la KHL.

 

Dynamo MoscouLe Dynamo Moscou a encore une équipe impressionnante sur le papier et a réalisé les deux transferts les plus marquants de l'été, car concernant des joueurs encore jeunes pour lesquels il était en concurrence directe avec des équipes de NHL.

La première recrue de choix, c'est Linus Omark, l'éblouissant talent suédois que Sven Tumba lui-même n'a pas hésité à comparer à la légende russe des années cinquante Vsevolod Bobrov. Edmonton le voulait, mais le contrat d'entrée d'une recrue n'est guère avantageux, et il y avait une chose que la NHL ne pouvait pas offrir à Omark : jouer avec son ami de toujours Johan Harju, né dans le même village. Les deux inséparables avaient été draftés dans deux clubs différents, ô gachis ! Le Dynamo, lui, les a évidemment engagés par paire.

L'autre recrue qui a animé l'intersaison, c'est Jiri Hudler. Le centre tchèque n'a pas caché son goût des équipes dynastiques, et après deux finales de Coupe Stanley avec les Detroit Red Wings (une gagnée, une perdue), il aimerait décrocher un nouveau trophée de prestige. Frustré dans un rôle d'attaquant défensif, même si son ancien coach Mike Babcock l'a appelé pour le convaincre de rester, Hudler se réjouit d'une place en première ligne plus conforme à son style créatif.

Néanmoins, depuis le cas Radulov l'an dernier, le règlement IIHF a été modifié : si les transferts depuis la NHL étaient hors de toute juridiction en l'absence d'accord international, ils requièrent aujourd'hui une autorisation de la fédération canadienne ou américaine. USA Hockey a donc bloqué la carte de transfert de Hudler, à la demande de la NHL, au motif qu'il avait manifesté son intention de rester en ouvrant une procédure d'arbitrage salarial avec Detroit. Vu que ce n'est pas le joueur mais son agent qui avait signé cette demande, les Américains ont logiquement été déboutés, et Hudler libéré.

Si le Dynamo a engagé de beaux techniciens, il s'est aussi musclé avec le bulldozer des champions du monde Oleg Saprykin et l'agitateur finlandais à passeport russe Leo Komarov. Le credo du nouveau capitaine élu par ses pairs Aleksei Zhitnik et du nouvel entraîneur en chef Sergei Kotov est le même : le Dynamo a échoué l'an passé parce qu'il a manqué d'agressivité et s'est fait marcher sur les patins.

L'objectif annoncé est donc d'avoir un joueur physiquement intimidant sur chaque trio offensif : Saprykin sur le premier bloc avec Epanchintsev et Hudler, Weinhandl auprès de ses compatriotes suédois, Komarov en troisième ligne et le duo Afanasenkov-Nepryaev qui n'a besoin de personne d'autre. Cette logique a été rattrapée par la réalité dès les premières rencontres : Epanchintsev a d'autres préoccupations car sa mère est gravement malade et le travailleur Komarov, qui apparaît finalement comme le meilleur complément aux "faux jumeaux" suédois, a été commotionné par un coup de coude de Grigorenko au deuxième match de championnat. Le Dynamo, qui avait jonglé avec les blessures toute la saison passée, tâtonne déjà.

 

SKA Saint-PétersbourgEn tant que club du président de la KHL Aleksandr Medvedev, le SKA Saint-Pétersbourg se doit d'être exemplaire et a donc docilement appliqué les mesures anti-crise adoptées par la ligue. Tout le monde a vu son salaire taillé dans le gras, y compris l'entraîneur Barry Smith. Seul le gardien américain Robert Esche, contacté par quelques clubs de NHL, aurait été exempté de cette réduction.

Bien évidemment, avec Gazprom pour le financer, le SKA n'est pas réellement concerné par la crise. Les économies ont simplement été menées pour pouvoir embaucher à tour de bras : le problème affiché de manque de créativité de l'attaque a été plus que corrigé avec le leader naturel Aleksei Yashin (qui connaît déjà 80% de l'équipe et s'entraîne l'été avec le défenseur canadien Raymond Giroux), les passeurs Petr Cajanek et Albert Leshchev, et le technicien Aleksandr Korolyuk. Si les deux premiers de cette liste vont jouer en première ligne avec Sushinsky, les deux derniers cités atterrissent respectivement en quatrième et en troisième ligne, alors qu'ils avaient un rôle majeur à l'Atlant. C'est la difficulté quand on recrute autant : il faut gérer les égos.

Premier point essentiel pour l'amour-propre : qui aura le "C" ? Au lieu de désigner le capitaine comme il l'avait fait jusqu'ici, Barry Smith a laissé cette fois les joueurs choisir. Et logiquement, l'icône pétersbourgeoise Maksim Sushinsky a été élue, une douce revanche pour celui qui n'avait pas apprécié de voir un Sergei Brylin fraîchement débarqué lui chiper ce rôle l'an dernier. Mais aujourd'hui, c'est le triple champion NHL Brylin qui est vexé... Les adeptes des titres d'apparat ne devraient pourtant pas prendre ombrage : certains n'auront pas des rôles mineurs juste à cause d'une hiérarchie théorique dans la présentation des blocs. Barry Smith a promis qu'il accorderait un temps de jeu similaire à chacune de ses lignes et semble tenir parole.

Il faut dire qu'il vaut mieux ménager les "vieux". Le SKA a parfois une allure de maison de retraite, aux pensionnaires certes prestigieux. Sergei Zubov, le précieux défenseur offensif des Dallas Stars qui avait quitté la Russie en 1992 quelques mois après les JO d'Albertville, revient avec 1068 matches de NHL au compteur... mais seulement 10 l'an dernier pour cause de blessure. Ses 39 ans ne vont pas rajeunir l'effectif, pas plus que le retour-surprise de Maksim Sokolov, pris à l'essai puis engagé quatre jours plus tard après un blanchissage à son premier match amical. Il a 37 ans, autant que Yachanov avec lequel il fait doublon comme second gardien. Le SKA a une moyenne d'âge supérieure à trente ans, fait rare dans le hockey professionnel... même si l'exemple de Detroit, souvent dans ce cas ces dernières années, prouve que ce n'est pas incompatible avec le succès.

Le "bon élève" du président Medvedev a cependant affolé sa masse salariale à force de recruter. La KHL a annoncé début septembre que le plafond ne serait plus calculé en fin de saison mais au jour le jour. Le club en dépassement s'est trouvé être le SKA, qui est vite repassé sous la barre en plaçant le toujours convalescent Darius Kasparaitis sur la liste des blessés.

 

CSKA MoscouVyacheslav Fetisov, ancien équivalent du ministre des sports et toujours influent conseiller pour la fédération, a été le principal inspirateur du projet de KHL, de l'expansion de la ligue et des révolutions structurelles à l'américaine. Aujourd'hui, il a pris la présidence du CSKA Moscou et doit mettre les mains dans le cambouis pour poursuivre l'opération de redressement du club le plus titré du pays. En particulier, Fetisov doit apprendre à composer : le groupe Norilsk Nickel, propriétaire majoritaire du CSKA, a ainsi demandé que l'ancien "tyran" Viktor Tikhonov reste président d'honneur, et il est donc amusant d'entendre Fetisov chanter aujourd'hui les louanges de son ancien coach qu'il haïsssait jadis.

Sur le plan sportif, le nouveau président a tout de même eu les coudées franches pour trouver un successeur à l'entraîneur national Vyacheslav Bykov, qu'il a accusé d'avoir trahi le club pour mieux se vendre à Ufa. C'est un autre ex-coéquipier, Sergei Nemchinov, que Fetisov a choisi, et l'ancien sélectionneur des juniors devra justement gérer un certain rajeunissement.

Oleg Saprykin - qui était très lié à Bykov - et le capitaine Vadim Epanchintsev sont en effet partis au Dynamo, quittant une équipe qu'ils sentaient en fin de cycle et qui aura du mal à rester au même niveau. Le CSKA comptait sur le retour d'Aleksandr Nikulin, qui a perdu deux ans en AHL, pour reconstituer la ligne Parshin - Nikulin - Shirokov qui faisait merveille quand ces trois-là étaient juniors. Mais les deux autres ont engagé un bras de fer tout l'été en refusant de signer de nouveaux contrats revalorisés. La KHL a tranché : en vertu des conventions collectives, le CSKA détient leurs droits jusqu'à 28 ans et ils doivent donc accepter le contrat sous peine d'un an de suspension.

Denis Parshin a cédé à l'ultimatum, mais pas Sergei Shirokov. On lui proposait de doubler son salaire, ce qui en aurait fait le joueur le mieux payé de l'équipe, mais il ne voulait pas rester. Il a signé un contrat avec les Canucks de Vancouver et jouera probablement en AHL. Un joueur en moins pour le CSKA, qui s'est rabattu sur des Nord-Américains pour compléter l'effectif. Parshin a d'abord été placé sur une ligne avec Mark Hartigan (ex-Riga) et Nikos Dimitrakos, le premier Américain à porter le maillot de l'ancien club de l'Armée rouge ! Il a été remplacé un moment en première ligne par Aleksandr Suglobov, qui sert de traducteur entre Parshin (qui ne parle que russe) et Hartigan (qui ne parle qu'anglais).

En attendant d'autres négociations en cours (Rob Niedermayer), il est clair que le CSKA a peiné à reconstituer ses lignes offensives. Cela s'est vu en particulier dans la mise à l'essai pour le moins étonnante de Vadim Sharifiyanov, l'ancien attaquant de Gap. Cet ex-espoir, qui avait expliqué avoir utilisé des stéroïdes en Russie puis en NHL avant de fondre physiquement en arrêtant d'en prendre au moment où il avait quitté l'Amérique du nord, n'a toutefois pas été conservé très longtemps au camp d'entraînement.

En défense, les "militaires" semblent mieux lotis, autour de leur nouveau capitaine, le double champion du monde Konstantin Korneev. Dans les cages, après le désistement de Norrena, c'est le gardien canadien Nolan Schaefer qui fera la paire avec Konstantin Barulin. Ce dernier a - encore - fait un caprice en refusant de se rendre à un tournoi de pré-saison en Autriche parce qu'il n'acceptait pas la baisse de salaire centralisée de 20%. Barulin est finalement resté dans un club qui utilisera l'expérience de... sa femme Natalya ! Elle dirigera les pom-pom-girls du CSKA, comme elle l'avait fait en son temps à Mytishchi.

 

Dynamo MinskGlen Hanlon est désormais à la fois le sélectionneur national du Bélarus et l'entraîneur du Dynamo Minsk. Sa mission est donc de préparer le maximum de joueurs pour les JO et les Mondiaux, mais pas au détriment du niveau de l'équipe. L'objectif officiel est le top 10 de la saison régulière et un quart de finale, et le Dynamo doit être une vitrine du hockey biélorusse en cette année d'inauguration de la nouvelle patinoire de 14000 places à Minsk, candidate à accueillir le match des étoiles de la KHL.

Comme les clubs non russes ont droit à autant d'étrangers qu'ils le souhaitent, le Dynamo a recruté de façon spectaculaire : cinq Finlandais, trois Canadiens, deux Suédois, un Tchèque et un Letton. Glen Hanlon a choisi des joueurs qu'il a vu évoluer l'an dernier en SM-liiga ou/et qu'il connaît depuis longtemps comme le défenseur suédo-algéro-finlandais Josef Boumedienne qu'il avait entraîné chez les Washington Capitals. Lorsqu'il était à la tête du Jokerit Helsinki, Hanlon avait fait un sondage pour savoir qui ses joueurs considéraient comme le capitaine idéal. La majorité a répondu Ville Peltonen, qui a tenu ce rôle en équipe de Finlande. Aujourd'hui, Peltonen revient donc de NHL pour signer à Minsk. Il succède à Andrei Mikhalev, qui est relégué comme assistant-capitaine.

Une décision symptomatique, car les joueurs biélorusses semblent passer au second plan. Il y a un poste où ce n'est pas le cas : celui de gardien. En recrutant Andrei Mezin et Vitali Koval, les dirigeants se sont assurés d'avoir les deux portiers de l'équipe nationale à plein temps, confiés à Michael Lehner, l'ex-karatéka et entraîneur de gardiens autodidacte qui a formé Henrik Lundqvist.

Pour le reste, les "locaux" se font rares. Aleksandr Ryadinsky est le seul titulaire en défense, entouré de 5 étrangers. Sergei Demagin est le seul Biélorusse à se faire une place sur une des deux premières lignes d'attaque. Aleksandr Kulakov a lui aussi un peu de temps de jeu en supériorité numérique, en plus d'être sur le troisième ligne avec Mikhalev. Pour les autres, c'est la quatrième ligne, le banc ou l'équipe-ferme qui évolue dans le championnat du Bélarus.

Cependant, il ne saurait y avoir de polémique. C'est en effet le même homme - Hanlon - qui est responsable du club et de la sélection. Forcément, il assume ses choix. Et il sera jugé sur ses résultats... dans les deux tableaux.

 

Spartak MoscouVu la qualité de leurs adversaires dans cette division Bobrov, les - nombreux - fans attachés au Spartak Moscou ont eu de quoi s'inquiéter cet été. Ils savent que l'argent fait défaut dans un club principalement sponsorisé par des banques, dont deux sont parties. Ils ont surtout été désolés d'apprendre que leur capitaine Maksim Rybin, qui a débuté en équipe nationale la saison passée, ne s'est pas présenté au premier entraînement et a fait l'objet d'un transfert-éclair vers Saint-Pétersbourg. Un coup dur supplémentaire qui a fait suite au départ du très prometteur Kirill Kabanov.

Ce grand talent de 17 ans devait d'abord rester au Spartak, mais a ensuite été vendu au Salavat Yulaev Ufa à bon prix (on parle de 200 000 à 700 000 euros, en tout cas beaucoup plus que son précédent transfert du CSKA au Spartak) pour renflouer les caisses. Le problème, c'est que le père de Kabanov n'a pas voulu que disparaisse une clause autorisant le départ outre-Atlantique sans compensation. Une clause qui existait dans le contrat d'origine avec le Spartak, mais qui est devenue illégale en KHL, parce que la ligue veut éviter de perdre le moindre joueur gratuitement. C'est pourtant ce qui risque de se passer quand même : Kabanov est maintenant à Moncton, attendant que l'IIHF libère son transfert pour qu'il puisse jouer en Ligue Junior Majeur du Québec.

Tout cela ne concerne plus le Spartak. Plus que jamais, son équipe est construite autour des Slovaques. Ils seront cinq, puisque Jaroslav Obsut et Martin Cibak, qui arrivent de l'Elitserien suédoise, rejoignent leurs collègues Radivojevic, Ruzicka et Baranka. Ils pourront tous être alignés puisque le gardien allemand Dimitrij Kotschnew a enfin un passeport russe.

Parmi les hockeyeurs russes, il n'y a par contre aucun nom fameux, mais ça n'a pas empêché le Spartak de prendre la tête de la KHL après trois victoires initiales, sous l'impulsion de l'étonnante ligne Lyuduchin-Rybakov-Knyazev.

Mais pendant que les Spartakistes créent la surprise sportivement, leur staff médical se fait remonter les bretelles. Le docteur de l'équipe s'est d'abord subi une "sévère réprimande" de la KHL au sujet du cas de Dmitri Vishnevsky. Ce joueur avait été interdit de jouer l'an passé pour problèmes cardiovasculaires, après les examens pratiqués dans toute la ligue à la suite du décès de Cherepanov. Il a subi un traitement et a été autorisé à rejouer, mais a été testé positif à l'hydrochlorothiazide, un diurétique qui lui avait été prescrit tout à fait officiellement mais qui n'avait pas été signalé dans le formulaire du contrôle. Une "erreur de procédure" qui a agacé la KHL au moment où elle lançait son programme "glace pure" avec le soutien de l'Agence Mondiale Anti-dopage, ce dont elle fait grand cas. Fetisov a en effet claironné : "je pense que dans un proche futur la KHL va signer un contrat direct avec cette organisation. La NHL n'a pas trouvé de contact avec l'AMA pour la troisième année de suite. Donc, elle doit cacher quelque chose. Nous établissons un exemple pour toutes les autres ligues professionnelles."

Puis, lors d'un match du Spartak contre Riga, les observateurs ont été choqués de voir comment l'attaquant canadien Martin Kariya a été évacué sans civière digne de ce nom, en défiant tout bon sens médical s'agissant d'un joueur potentiellement touché à la tête. Depuis l'affaire Cherepanov, la KHL déteste ce genre de mauvaise publicité et a mené une enquête sur les procédures médicales... même s'il apparaît que dans le cas présent, le médecin des visiteurs avait autorisé cette évacuation après s'être assuré de la santé du joueur.

 

Dinamo RigaLe Dinamo Riga est dans la même situation que ses collègues de Minsk : il a le droit d'engager autant d'étrangers qu'il veut, mais souhaite surtout, plus que jamais, servir de base à l'équipe nationale. Et c'est clairement cette seconde option qui a été choisie.

Tout l'investissement consenti a consisté à faire revenir au pays les internationaux lettons : le gardien Edgars Masalskis, le retraité Sandis Ozolins, qui a repris du service pour une rémunération qui n'a rien de symbolique, et le centre Janis Sprukts, rentré d'AHL. Mais les concurrents ne laissent pas toujours faire ce projet de "rassemblement grenat" : le Sibir Novosibirsk a ainsi surenchéri sur le défenseur Georgijs Pujacs, qui a quitté la Baltique pour la Sibérie.

La pré-saison a été fantastique pour Riga, qui a gagné 10 matches sur 11, avec dix buts d'un Aleksandrs Nizivijs déjà en grande forme. Mais ces performances trompeuses masquaient déjà un constat assez net : le buteur slovaque Marcel Hossa est moins bien entouré que l'an passé. L'entraîneur slovaque Julius Supler aurait voulu garder Hartigan et Ellison, mais il n'a pas été exaucé. Et il a vite compris que les nouvelles recrues offensives Martin Kariya (Langnau, Suisse) et Mike Iggulden (all-star AHL qui a joué 11 matches de NHL avec les New York Islanders) n'étaient pas encore au niveau de leurs prédécesseurs et avaient besoin d'un temps d'adaptation à la KHL. En plus, le jour même où le Dynamo obtenait enfin sa première victoire sur la glace du Spartak, Kariya a été victime d'une commotion cérébrale dans un choc avec Obsut et sera absent un mois.