Reims - Deuil-Garges (Division 1, 3e journée)

Revenus de Nice avec les deux points de la victoire après un match intense, les Phénix avaient l’occasion de bonifier leur série avec la réception de l’Entente Deuil/Garges, surprenant leader de D1. Une des clés du match, qui inquiétait les partisans, était de savoir si les snipers locaux allaient enfin percer la muraille Luker, la même qui avait tenu en échec ceux de Valence et Bordeaux.

Et pour y parvenir, les Phénix démarraient la partie plein gaz à l’image de son premier trio et un tir de Savoie mettait rapidement Luker à contribution. Le pressing des locaux ne s’arrêtait pas là et sur l’engagement suivant, Rehor décalait Prochazka qui nettoyait la lunette de Luker (1-0, 01’39). On pensait la machine rémoise lancée et prête à enfoncer son adversaire, mais c’était l’inverse qui se produisit. Garges réagissait immédiatement et, sur sa première offensive, profitait d’une approximation de la défensive des Phénix par Aurouze, qui servait sur un plateau Jaros qui ajustait tranquillement Kubis (1-1, 03’19).

Ce but semblait encore plus refroidir les ardeurs des locaux, qui subissaient les attaques tranchantes des hôtes. Et sans un Kubis vigilant face aux tentatives de Baslyk ou encore Aurouze, les Franciliens auraient pu se retrouver avec un break conséquent à la marque. Cependant après ces quelques sueurs froides, les Rémois parvenaient à redresser la barre et à faire jeu égal avec leurs adversaires. L’attaque massive des Phénix avait deux opportunités de faire mouche (11’19 et 15’33), mais Luker répondait présent sur chacune d’elles. Garges restait dangereux et, sur une nouvelle combinaison du duo Balsyk/Aurouze, ce dernier battait de près Kubis alors qu’il ne restait que 23 secondes au chrono (1-2, 19’37). But cruel pour Reims, qui se retrouvait désormais mené face à un adversaire solide et opportuniste.

Sans doute sermonnés durant la pause, les Phénix revenaient sur le glaçon avec un tout autre visage. Ajoutant plus d’intensité et de justesse à leur jeu, Reims dominait la partie, mais restait sous la menace d’un contre à l’image de celui de Roche à la 25ème. La pression s’intensifiait sur les buts de Luker, mais le rempart canadien faisait front face aux essais de Jérémy Sabatier, puis remportait son duel face à Rehor, parti en break (28e).

La réussite fuyait toujours autant les Rémois et, parallèlement à cela, les débats devenaient de plus en plus tendus. Le point d’orgue de cette tension était cette mini-explication de la 31e, conséquence d’un accrochage un peu rugueux sur Kubis. Le corps arbitral sanctionnait chaque équipe et Reims bénéficiait en prime d’une supériorité, qui ne donnait rien, la faute encore à ce diable de Luker décisif face à Rehor et Savoie notamment. Les visiteurs pliaient mais ne rompaient pas face aux assauts rémois. Une pénalité rémoise à 37’27 offrait au leader de D1 une belle occasion de faire le break. Mais c’était encore les locaux, qui se créaient les meilleurs occasions. Le duo québécois Savoie/Martin-Whalen se procurait deux grosses occasions, mais Luker et ses montants en décidaient autrement (38ème). Malgré une nette domination durant la période, Reims n’avait pas réussi à inscrire ce petit but qui aurait changé la donne.

Au retour des vestiaires, Reims semblait vouloir repartir sur les mêmes bases et parvenir à enfin percer à nouveau le mur Luker. Hélas pour les Phénix, le défenseur tchèque Jaros glaçait d’entrée l’ambiance dans Bocquaine, d’un tir aussi soudain que surprenant pour Kubis et ses partenaires (1-3, 40’19). Les Rémois avaient désormais un double handicap à remonter et face à un Luker en réussite, la tâche pouvait paraître difficile. Mais nullement abattus par ce but, les Phénix remettaient un coup de collier et revenaient vite aux affaires. Suite à un nouveau contre, Savoie se présentait face à Luker et ajustait ce dernier d’un maître tir (2-3, 44’37).

La pression locale se faisait à nouveau sentir et le KO était proche de part et d’autre. Pourtant, un surnombre venait freiner l’élan des locaux à mi-tiers. Petite cause, grand effet puisque, sur la supériorité qui en découlait, Sallander se retrouvait décalé dans l’axe et exécutait Kubis d’un tir sous la barre (2-4, 50’08). A nouveau, tout était à refaire pour Martin-Whalen et ses équipiers. Le trio du capitaine québécois repartait au charbon et permettait aux Phénix de se rapprocher des Franciliens quatre minutes après. Valier opérait une descente sur l’aile, servait Savoie dans l’enclave pour la réduction du score (3-4, 54’12).

Il restait peu de temps au chrono et les Rémois jetaient leurs dernières forces dans la bataille pour forcer la prolongation. Mais le réalisme faisait défaut aux Phénix dans ces derniers instants et Garges conservait son précieux avantage à la sirène. Au vu du déroulement du match, Reims méritait sans doute mieux, mais pouvait regretter ses petites erreurs payées cash face à une formation de Deuil/Garges, opportuniste à chaque fois qu’elle en a eu l’occasion. Pas de championnat le week-end prochain pour les Phénix, qui se rendront toutefois à Compiègne à l’occasion du 1er tour de la Coupe de France avec l’optique d’une qualification et de préparer au mieux le déplacement à Annecy.


Reims - Deuil-Garges 3-4 (1-2, 0-0, 2-2).
Samedi 26 septembre 2009 à 20h00 à Bocquaine. 464 spectateurs.
Arbitrage de Philippe Forget assisté de Julia Cruchandeau et Nicolas Cregut.
Pénalités : Reims 61' (2', 10'+2x10', 4'+5'+20''), Deuil-Garges 24' (4', 8'+10', 2').
Évolution du score :
1-0 à 01'39" : Prochazka assisté de Rehor
1-1 à 03’14" : Jaros assisté de Aurouze
1-2 à 19‘37" : Aurouze assisté de Baslyk
1-3 à 40’19" : Jaros assisté de Langlois
2-3 à 44‘37" : Savoie
2-4 à 50‘08" : Sallander assisté de Aurouze et Roche (sup. num.)
3-4 à 54'12" : Martin-Whalen assisté de Savoie et Valier