Dunkerque - Clermont-Ferrand (Division 2, 2e journée)

Après la correction subie aux mains des Castors d’Asnières, les Sangliers Arvernes de Clermont rendent visite à une autre formation phare de la division. Les hommes de Tuomo Määttä s'attendaient à un accueil particulier dans une patinoire bien garnie et animée par la traditionnelle fanfare... mais pas forcément à être menés après onze secondes de jeu !

C'est en effet le temps qu'il faut à Clément Thomas pour rediriger le premier lancer hors cadre de Karl Dewolf (1-0 à 00'11"), préambule d'un tiers cauchemardesque pour les Auvergnats. Sur sa deuxième présence, le buteur se mue en passeur pour N'Guyen, dont la reprise est détournée de jolie manière par Benoît Sanchez. L'illustre troisième larron de la première ligne d'attaque nordiste ne tarde pas à se mettre en évidence à son tour, peu après un retour défensif inspiré pour couper court à une rare escarmouche adverse, en reprenant tranquillement le centre de Loïc Destoop (2-0 à 03'24"). L'archi-domination des bleus se poursuit, pêle-mêle, par un lancer frappé de Péan, dévié du bout du gant sur le poteau, et un break de Thomas en infériorité, qui échoue sur la barre. Clermont, pourtant en supériorité, ne parvient guère à s'approcher de la zone dunkerquoise, Karl Dewolf se faisant un plaisir de couper les passes au bon moment, et, lorsque ce rideau défensif est passé, Benjamin Valère ne parvient pas à contrôler le disque.

rozenthalfrancoisPlus ennuyeux pour les blancs, ils perdent un homme, Amaury Girardin, suite à une charge de Camille Argiolas. Et c'est au moment où les pompiers font leur apparition dans la patinoire que Sanchez, entre-temps auteur d'une double parade face à N'Guyen et Rozenthal puis une nouvelle fois sauvé par son montant face à Destoop, s'incline, non sans avoir au préalable écarté la feinte de François Rozenthal... vers Benjamin N'Guyen, impitoyable (3-0 à 14'52"). À la réception d'une longue passe, l'ancien Morzinois prend vite sa revanche sur son vis-à-vis, ajusté à ras glace (4-0 à 17'35").

Dunkerque se fait peur

Peu employé jusque là, hormis sur des lancers excentrés de Tuomo Määttä en toute fin de tiers, Bram De Backer vit une soirée plutôt tranquille. L'indiscipline des siens va vite le contrarier... Vexé d'avoir dangereusement manqué une relance, le Finlandais prend la rondelle derrière sa cage, accélère sur la droite et contraint le portier belge à s'employer de la jambière. Toutefois, le palet demeure dans les parages et Raphaël Rivon ne se pose pas de questions (4-1 à 20'36"). Nul doute que Karl Dewolf, courroucé par le nombre de fautes de ses hommes, digère difficilement la nouvelle pénalité infligée à Camille Argiolas, qui offre bien malgré lui une belle opportunité à Hugo Florentin. Le capitaine clermontois n'en profite pas, mais dès le retour à cinq, il convertit, d'un lancer précis sous la barre, la montée de Määttä (4-2 à 24'36").

Les Corsaires sont subitement à la portée d'adversaires à la dérive quelques minutes plus tôt. Difficilement en position de tir offensivement, les hommes de Karl Dewolf reculent et font preuve d'une fébrilité grandissante, bien éloignée du système défensif éprouvé sur les bords du Rhône. Dubois est ainsi surpris par Nans Souchon, parti feinter, en vain, le dernier rempart local, puis Destoop est pris de court devant Jordan Manzo, à son tour en un contre un avec le Belge. Ce dernier ne tombe toutefois pas dans la feinte et, aidé d'une jambière ferme, maintient les siens à flot... peu après avoir vu son poteau repousser une échappée de Rivon. Les Sangliers Arvernes manquent ainsi l'occasion de revenir sur les talons des Dunkerquois, d'autant que le cinglage de Thierry Grossetête permet à Karl Dewolf de creuser l'écart en supériorité (5-2 à 31'27").

Tuomo Määttä a certes axé la préparation auvergnate sur le physique, ce cinquième but corsaire coupe l'élan de sa formation. De retour de prison, Loïc Destoop permet à Arnaud Péan, au rebond, de corser l'addition (6-2 à 44'04"). Quant au trio Thomas-N'Guyen-Rozenthal, il retrouve des automatismes lui permettant de donner le tournis aux équipiers de Benoît Sanchez. Un temps surpris à la ligne bleue par un palet converti en but par Florentin en échappée (6-3 à 48'24"), François Rozenthal fait trembler la barre transversale d'un lancer ravageur puis nettoie la lucarne (7-3 à 50'24"). Servi par Dewolf, dont le visage est désormais orné d'un pansement, Benjamin Louf,  l'imitera peu avant la sirène finale (8-3 à 59'12").

Cette quatrième réussite en supériorité numérique vient ponctuer une rencontre assez heurtée, que les représentants de la cité portuaire auraient pu rendre plus facile à la vue d'un premier tiers abouti. Clermont, incisif après la première pause, à l'image du percutant Marc Dupuylolier, a su relever la tête et doit capitaliser sur la dynamique de la mi-match pour retrouver le goût de la victoire.

 

Commentaires d'après-matchflorentinhugo

Hugo Florentin (attaquant de Clermont-Ferrand) : "Nous connaissons toujours des difficultés pour entrer dans le match, presser suffisamment et répondre physiquement. Les changements opérés à la première pause ont remobilisé l'équipe. La tactique a changé, nous avons joué d'une manière plus agressive pour les asphyxier, à l'image de la rencontre face à Anglet. Notre difficulté est d'être happé par l'arbitrage et l'ambiance extérieure. Après la défaite face à Asnières, il convient de garder confiance : on connaît la valeur de Dunkerque et notre prestation est encourageante."

 

Dunkerque - Clermont-Ferrand 8-3 (4-0, 1-2, 3-1).
Samedi 10 octobre 2009 à 18h45 à la patinoire Michel Raffoux. 800 spectateurs.
Arbitrage de Thierry Fraysse et Nicolas Lobry.
Pénalités : Dunkerque 20' (10', 4', 6'), Clermont-Ferrand 32' (10', 4'+10', 8').
Évolution du score :
1-0 à 00'11" : Thomas assisté de Dewolf
2-0 à 03'24" : Rozenthal assisté de Destoop
3-0 à 14'52" : N'Guyen assisté de Rozenthal et Dewolf (sup. num.)
4-0 à 17'35" : Rozenthal assisté de Thomas
4-1 à 20'36" : Rivon assisté de Voyer (sup. num.)
4-2 à 24'36" : Florentin assisté de Määttä
5-2 à 31'27" : Dewolf assisté de N'Guyen (sup. num.)
6-2 à 44'04" : Péan assisté de Destoop et Folcke
6-3 à 48'24" : Florentin, inf. num.
7-3 à 50'24" : Rozenthal assisté de Thomas (sup. num.)
8-3 à 59'12" : Louf assisté de Dewolf et Péan (sup. num.)


Dunkerque
Gardien : Bram De Backer.
Défenseurs : Grégory Dubois (C) - Karl Dewolf ; Benjamin Louf - Clément Derepper ; Maël Gars.
Attaquants : Clément Thomas - Benjamin N’Guyen (A) - François Rozenthal (A) ; Ghislain Folcke - Loïc Destoop - Arnaud Péan ; Barthélémy Cousein - Camille Argiolas (puis Christophe Eichenholc à 40'00") - Aurélien Zajac.
Remplaçants : Arthur Legrand (G), Grégory Renaux, Alexandre Delmotte, Olivier Batardière, Sébastien Maison. Absent : Benjamin Denis (blessé à l'oeil).

Clermont-Ferrand
Gardien : Benoît Sanchez.
Défenseurs : Luc Magnin - Tuomo Määttä ; Florian Sanchez - Cément Brajon ; Julien Créno - Mickaël Varlacher.
Attaquants : Raphaël Rivon - Hugues Voyer (C) - Benjamin Valère [puis Florentin] ; Marc Dupuylolier - Amaury Girardin (sorti à 09'28") - Nans Souchon ;  Hugo Florentin (A) - Jordan Manzo - Thierry Grossetête (A).
Remplaçant : Maël Puech (G). Absents : François Besseyre (reprise), Julien Bernard, Mehdi Merouani.