Évry - Viry-Châtillon (Division 2, 4e journée)

MistrikStanislavCe match est donc le premier derby officiel de l’Essonne toutes époques confondues, à niveau équivalent. Comme l’annonçait le webmaster des Peaux-Rouges, ce sont bien les Jets qui sont les outsiders de ce match. Évry favori donc.

Un programme sympathique est disponible à l’entrée de la patinoire. Si l’entraîneur fait dans la prudente déclaration et l’appel au fair-play, ce qui est tout à son honneur, l’édito du président vise la, voire les, polémique(s). Passons.

Arrivé en retard, je constate d’emblée que la patinoire est pleine. Et mon petit doigt me dit que ce n’est pas dû uniquement au fait que l’entrée est gratuite. Il y a déjà 5 minutes au tableau et 1 but partout. Les 15 minutes suivantes seront plutôt à l’avantage des Jets dont le jeu est plutôt fluide et bien en place. Les passes arrivent à destination et les tirs souvent cadrés, mais le gardien Vincent Vancayseele veille, et bien.

Les Jets tuent un 3 contre 5 à mi-tiers puis bénéficient de deux supériorités consécutives. Pourtant, lors de la seconde, Kévin Ledoux récupère le palet à la bleue et part en contre accompagné de Pépin Beaudet. Un seul défenseur de Viry reste. Le une/deux est tenté, Marcon fait presque l’arrêt mais le palet repart doucement en sens inverse et Ledoux n’a plus qu’à le pousser au fond des filets. 2-1 pour Évry. Dommage pour les Jets, ils ont eu de nombreuses occasions à chaque supériorité mais n’ont pas concrétisé.

Au retour des vestiaires, on prend les mêmes et on recommence. Viry joue bien. Évry aussi mais semble avoir du mal à supporter la contestation et préfère le contre. Un exercice où ils vont se montrer redoutables. En attendant, il y a des occasions de chaque côté. Les gardiens veillent et maintiennent les équipes dans le match. À mi-match, ou presque, et lors d’une supériorité, Stanislav Mistrik, d’un fort beau slap dans le haut du filet, remet les équipes à égalité (2-2). Les dernières minutes du T2 seront plutôt favorables à Évry mais Marcon est vigilant, tout comme sa défense. On en reste là mais Viry recommencera en infériorité suite à une pénalité bête concédée par Vinatier (il est jeune et il faut bien apprendre ; je suis sûr que son coach lui en aura touché deux mots).

J’assiste au début du T3 au bar où le service paraît un peu confus. Pas grave. J’ai à peine le temps de me réinstaller dans les gradins que les Peaux-Rouges marquent le 3-2. Je n’ai donc pas vu le but (puisque dans les escaliers) et les annonces sont pour ainsi dire inaudibles du haut des gradins. Le match reprend et dans la minute qui suit, le coup de massue. Une action un peu confuse dans la zone de Viry, un tir qui est presque arrêté par Marcon mais le palet est rentré. Yvan Kerneis, voyant le palet sur la ligne, se jette pour le bloquer, mais trop tard. L’arbitre a validé le but. 4-2 pour Évry. Dur, très dur. D’autant que si les Jets se procurent encore des occasions notamment deux contres qui n’aboutissent pas – Sarnovsky pousse trop loin son palet et Kernéis n’arrive pas à prendre le tir alors que dans les deux cas les Jets étaient 3 puis 2 contre 1 – mais rien y fait. Et puis les Peaux-Rouges se sentent mieux et se font plus dangereux. De plus, les Jets n’arriveront pas à profiter d’une double supériorité numérique. Ce qui devait arriver... Viry se fait à nouveau contrer à 5 contre 4. C’est 5-2 pour Évry. Puis bientôt 6-2 à la suite d’un contre en solitaire de Bernier d’Aoust qui glisse le palet sous les jambières de Marcon.

Au final, j’ai assisté, comme tout le monde, à un derby fort sympathique qui s’est déroulé dans un bon esprit. Il n’y a pas eu de vilains gestes et c’est déjà une très bonne chose. Ce qui n’a pas empêché les joueurs de se donner à fond. Les supporters des Peaux-Rouges ont commencé à respirer à 5-2 et se sont totalement libérés à 6-2.

Rien à dire donc, Évry mérite sa victoire. Le réalisme a payé. Pour les Jets, il ne faut surtout pas désespérer. Le potentiel est là. Certes ils ne seront pas champions mais il y a toujours la possibilité de se maintenir sans trop d’angoisses inutiles. Marcon a livré là son meilleur match. Viry tire beaucoup et cadre souvent. Cela dénote déjà un sacré changement par rapport aux années précédentes. À noter la blessure (poignet ?) d’Alexis Gautron au troisième tiers.

 

 Évry - Viry-Châtillon 6-2 (1-1, 1-1, 4-0)
Samedi 24 octobre 2009 à 18h30 à la patinoire François-Lecomte. 300 spectateurs.
Arbitrage de MM. Berre et Picard.
Pénalités : Évry 18' (8', 4', 6'), Viry-Châtillon 26' (4', 8'+10', 4').
Évolution du score :
1-0 à 00'56" : Ledoux
1-1 à 02'17" : Sarnovsky assisté de Kerneis et Mistrik (sup. num.)
2-1 à 15'41" : Ledoux assisté de Pépin Beaudet (inf. num.)
2-2 à 29'32" : Mistrik assisté de Sarnovsky (sup. num.)
3-2 à 45'48" : Juan assisté de Bernier d'Aoust et Morillon
4-2 à 47'07" : Gumucio assisté de Goujot et R. Danton
5-2 à 55'16" : Bernier d'Aoust assisté de Pépin Beaudet (inf. num.)
6-2 à 56'51" : Bernier d'Aoust assisté de Niverd et Pépin Beaudet