Val Vanoise - Champigny (Division 2, 4e journée)

On sait depuis le début de cette saison que ces deux équipes se retrouveraient en concurrence directe pour le maintien. Au bout de trois journées, elles sont déjà condamnées à vaincre pour ne pas sombrer. Les Savoyards, actuellement huitièmes avec 1 pt, à égalité avec le septième Clermont (grâce à un nul arraché la semaine dernière dans la région des Volcans), savent que leur avenir passe par une victoire contre l’un des derniers du classement (3 défaites).

Il faut garder à l’esprit que l’année dernière, les dernières places pour les play off se sont monnayées autour de 15/16 pts pour la poule nord et 13/14 pts pour la poule sud ; bien sûr on peut arguer du fait qu’il ne s’agit que de chiffres mais cela a le mérite de poser le problème.

Les Savoyards vont recevoir leurs visiteurs à la patinoire du Forum à Courchevel (la patinoire olympique de Méribel étant réquisitionnée pour une détection U15). Une petite affluence (120) pour ce match, mais il faut dire que la période hors saison n’est pas idéale (et qu’une communication plus étoffée au niveau du bas de vallée pourrait devenir souhaitable…).

1er tiers : l'affront parisien

Dès le début de ce match, les Franciliens prennent  les Savoyards à la gorge et opèrent un pressing de tous les instants sur la zone de défense alpine, aidés en cela par l’équipe adverse qui montre des faiblesses extrêmes dans le domaine des sorties de zone, offrant régulièrement des opportunités de marquer que les Elans acceptent fort volontiers.

C’est d’ailleurs lors d’une sortie mal négociée que Champigny marque son premier but à 3'53" par l’intermédiaire de Julien Libat, le palet ayant été intercepté en zone de défense (0-1). Champigny maintientla pression et à nouveau dans les même conditions, Vanoise cède et Olivier Boulet vient doubler la mise (0-2). À ce moment du match, la mainmise sur la rencontre est tellement parisienne que l’on s’attend au pire pour Vanoise, incapable de mettre ses attaquants sur orbite à défaut de sorties de zone correctes...

Une petite éclaircie, tout de même, à l’occasion de la première faute du match sifflée contre Champigny à destination de Stéphane Berthaud pour obstruction à 15'54" : profitant de son jeu de puissance, Vanoise réduit le score grâce à Tomas Emil Björnberg (1-2, 16'09"). L’embellie sera de courte durée, car la pression campinoise se fait de plus en plus forte. La défense de Vanoise craque à nouveau grâce à un but donné à Laurent Labat (mais qui semblait plutôt avoir été marqué par un défenseur de l’équipe adverse). Le premier tiers se terminera sur ce score de 1-3 et juste deux minutes de pénalité pour les Franciliens, signe d’un engagement plutôt « light » de la part des deux équipes.

2e tiers : une séance de magie dans les vestiaires de Vanoise ?

On peut imaginer un discours plutôt « efficace » de la part de Pierre Rosssat-Mignot dans le vestiaire montagnard pendant le premier repos (la présence de Mathieu Cyr aux côtés de ses coéquipiers a peut-être aidé également...), car dès le début du tiers ce n’est pas la même équipe de Vanoise que l’on voit sur la glace. Dès la première attaque les Bouquetins montent d’un cran et marquent leur deuxième but par Tanguy Chardon idéalement servi par Jonathan Pastore (2-3, 20'22").

Les Savoyards s’engagent réellement beaucoup plus, pour preuve les deux premières pénalités de Vanoise, à 20'51" pour charge incorrecte et à 25'42" pour charge avec la crosse, toutes deux à mettre au crédit de Damien Magand ; une autre preuve de l’engagement des Alpins : ils ont su garder leur cage inviolée même pendant les périodes en infériorité numérique, le gardien Olsson faisant également le « métier ».

Las, à 28'48" un tir de pénalité est sifflé à l’encontre de Niclas Lundberg, pour faute en tant que dernier défenseur ; mais comme la semaine dernière à Clermont, Rickard Olsson montre toute sa classe et son assurance sur sa ligne en arrêtant relativement facilement le tir de Rémi Landau.

Le jeu s’équilibre alors jusqu’à 38'33" et une faute sifflée à ce même Landau (crosse haute). Sept secondes plus tard, Svante Brostrom ouvre son score personnel pour signer l’égalisation de Vanoise. Plus rien ne se passera dans ce tiers... enfin presque rien, puisque sur le coup de sirène à 40'00", alors que le gardien de Vanoise va récupérer un palet dangereux près de sa zone de but, un attaquant campinois fait mine de le charger, Olsson devançant la charge (même simulée) se débarrasse de façon spectaculaire de son adversaire... Il s’ensuit un tas de discussions, le gardien écopant d’une méconduite (l’attaquant adverse ne recevant bizarrement aucune pénalité...).

3e tiers : une confirmation, la discipline paie ou "comment hypothéquer ses chances par son indiscipline"

Le troisième tiers commence de la meilleure façon pour les Elans qui marque à 42'35" par Benjamin Mouquet. Mais une succession de pénalités (de l’engagement je vous dis...) va changer quelque peu le cours du match : à 52'52" contre Alexandre Barbier (accrocher) et à 53'05" à Gautier Rauline pour charge contre la bande ; cette dernière sera fatale aux Campinois puisque c’est au cours de cette double infériorité que Svante Brostrom égalise. Le coach de Vanoise prend son temps mort pour demander une bonne gestion de la situation à ses joueurs ; rappelons-le, même après l’égalisation, Champigny est toujours en infériorité, et l’occasion serait belle de distancer rapidement son adversaire...

Et ce qui devait arriver arriva... À 54'59", Jonathan Pastore vient crucifier Landry Labat et permettre à l’équipe alpine de prendre la direction du match pour la première fois. On sent les Campinois mal accepter cet état de fait et une nouvelle indiscipline vient les mettre en danger (Fabien Marcon pour faire trébucher). Jean-Pierre Benon, le coach parisien, appelle ses joueurs à la barrière en prenant son temps mort ; à 57'14" une nouvelle pénalité à Landry Labat, le gardien, pour un faire trébucher sur Jonathan Pastore, les esprit s’échauffent un peu, mais les joueurs de Vanoise restent concentrés.

Boris Gellé vient se réchauffer au banc d’infamie pour retenir (58'09") et immédiatement le coach de Champigny décide de retirer son gardien, pour opposer aux quatre joueurs de champ alpins six fougueux guerriers désireux d’arracher le point du match nul... mais je vous disais que les montagnards étaient concentrés... et patients. Lors d’une phase de jeu dans la zone de défense de Vanoise, Svante Brostrom intercepte une passe adverse, et de sa zone d’un revers fort précis il vient marquer en cage vide son troisième but (6-4, 58'34"). Les montagnards sauront garder le score jusqu’au coup de sifflet final. Mais... que cela aura été dur.

Au final, Champigny restera en fin de classement sans ouvrir son compteur, avec pour suivre le 7 novembre un déplacement à Clermont qui pourrait déjà sembler décisif pour le club du Val de Marne.

Pour Vanoise, l’horizon s’éclaircit un peu avec trois points dans la musette, une place de septième (à égalité de points avec le 6e Clermont) et un déplacement en vue à Nantes où l’objectif impératif sera d’aller faire le plein de points (les chiffres sont là : 3 points sur 8 possibles donne entre 13 et 14 points sur 36 possibles en fin de première partie de championnat et donc à priori un rendement insuffisant pour faire les play off... à méditer

Article : Bruno Viennet / La vidéo sur le site du HC Val Vanoise sur ce lien.

 

Val Vanoise - Champigny-sur-Marne 6-4 (1-3, 2-0, 3-1)

Samedi 24 octobre 2009 à 18h30 à Courchevel. 120 spectateurs.

Arbitrage de Patrick Peythieu et Didier Drif.

Pénalités : Vanoise 20' (0', 4'+10', 6'), Champigny 18' (2', 4', 12').

Évolution du score :
0-1 à 03'53" : Libat assisté d'Athuil et Lefèvre
0-2 à 15'07" : Boulet assisté de Veglia et Mouquet
1-2 à 16'09" : Bjornberg assisté de Chardon et Pastore (sup. num.)
1-3 à 17'08" : Lau. Labat
2-3 à 20'22" : Chardon assisté de Pastore
3-3 à 38'40" : Broström assisté de Björnberg et Lundberg (sup. num.)
3-4 à 42'35" : Mouquet assisté de Veglia et Boulet
4-4 à 53'58" : Broström assisté de Björnberg (sup. num.)
5-4 à 54'59" : Pastore assisté de Lundberg (sup. num.)
6-4 à 58'34" : Broström