Reims - Cergy (Division 1, 7e journée)

Après s’être fait sortir de la coupe de France par Courbevoie (4-6), Reims retrouvait ce week-end les joutes du championnat avec la réception à Bocquaine des Jokers de Cergy, révélations du dernier exercice. Comme mardi, la défensive rémoise devait déplorer le forfait de Kévin Dusseau (touché en Junior contre Rouen), mais pouvait compter tout de même, sur la participation de son Finlandais Juhani Kaisjoki, fraîchement qualifié.

Face à une redoutable équipe de Cergy, emmenée par son buteur québécois Gauthier, l’entame était d’importance. Dès l’entame de match, les Jokers s’installaient dans la zone rémoise. Et sur le premier engagement, Vargas Dias tentait sa chance, le palet, contré dans l’enclave par une forêt de patins profitait au rusé Gauthier, qui ne laissait aucune chance à Kubis (0-1, 0’31). Le match ne pouvait pas plus mal débuter pour les locaux et Cergy d’insister un peu plus encore pour créer un break. Mais la première réaction rémoise allait être la bonne, Jérémy Sabatier opérait une descente sur l’aile et voyait son palet contré, puis terminer au fond des cages de Michaud (1-1, 02’50).

Dans la foulée, Reims poursuivait son effort et Cahill passait en revue la défense des Jokers pour inscrire du revers le deuxième but (2-1, 03’09). Vingt secondes avaient permis aux Phénix pour prendre le contrôle du match et les évènements favorables s’enchaînaient, Ouellette concédant une pénalité. Avec une supériorité à venir, Reims avait là une grosse opportunité de creuser l’écart. Hélas, à peine installé, une erreur à la bleue envoyait Gauthier en break. Ce dernier tirait au dessus, Vargas Dias reprenait le rebond du plexi en se retournant, mais son tir manqué se transformait en passe décisive pour Gauthier, seul au deuxième poteau (2-2, 04’07). Cergy avait fait preuve d’un maximum de réussite sur le coup et semblait du coup reprendre le momentum. Les hôtes continuaient à faire passer des sueurs froides au sein de l’arrière-garde rémoise et ce diable de Gauthier allait en deux occasions et deux minutes faire parler son talent, donnant une avance logique aux Jokers (2-3, 09’08 et 2-4 11’08).
 
Le temps de reprendre ses esprits, Reims repartait à l’assaut des buts de Michaud dans l’espoir de réduire le score. A la 15ème, Delage donnait une occasion à l’attaque massive rémoise de faire le travail. Prochazka s’infiltrait sur l’aile et adressait un centre précis pour Cahill, dont la reprise faisait mouche (3-4, 14’32). Cergy restait néanmoins dangereux dans ses actions et il fallait un Kubis solide pour tenir les siens en vie. Et c'est avec ce léger retard que Reims regagnait les vestiaires, conscient aussi que l’addition aurait pu être plus lourde.
 
Tout restait donc possible à l’entame du deuxième acte, Reims ayant encore le temps pour refaire son retard. Les deux formations se rendaient coup pour coup dans les premières minutes et seules les pénalités permettaient de créer du danger. Michaud puis Kubis faisaient tour à tour la loi dans leur but. Les Phénix mettaient un peu plus d’intensité dans leur jeu et faisaient le forcing pour niveler la marque. Sur une action à la 32ème, Jérémy Sabatier plaçait une accélération qui lui permettait de défier Michaud, ce dernier concédait un rebond plein axe qui profitait à Martin-Whalen pour l’égalisation (4-4, 31’16). Reims croyait avait fait le plus dur, mais Cergy, comme lors du premier tiers, allait connaître un moment de folie. Tout d’abord à la 35ème, suite à une supériorité, Gauthier inscrivait son cinquième but personnel (4-5, 34’50), puis à peine une minute s’écoulait, que Fontaine bonifiait un travail d’Hostein pour redonner deux unités d’avance aux verts (4-6, 35’26).
 
Bis répétita pour les Phénix, qui tentaient désormais de réduire la marque avant le repos. Et ce fut chose faite à la 38ème, encore une fois sur une supériorité, car les gros canons rémois faisaient parler d’eux quand Vrielynck glissait un rebond de Michaud dans un trou de souris (5-6, 37’44). L’espoir restait donc intact pour la troupe à Martin-Whalen, qui achevait le tiers avec toujours une unité de retard au tableau d’affichage.
 
A l’entame de la troisième période, la mission était claire pour les locaux. Revenir au plus vite, tout en ne se jetant pas trop à l’abordage, sous peine de subir la sanction d’un Gauthier ou encore Vargas Dias. La défensive rémoise manquait d’un peu de sérénité et concédait assez vite une pénalité. Cergy ne laissait pas une pareille occasion passer et, sur une action rondement menée, Vargas Dias se présentait seul face à Kubis et marquait avec sang froid (5-7, 46’03).
 
Le temps commençait à se faire pressant pour les Rémois dans l’optique d’un retour. Mais, quatre minutes plus tard, Kaisjoki délivrait un caviar à Jérémy Sabatier, qui ne se faisait pas prier pour relancer ses couleurs (6-7, 50’40). Les dix dernières minutes allaient être stressantes pour les deux équipes et le coach des Jokers d’être le premier à demander un temps-mort pour mobiliser ses troupes. Cergy se repliant, les espaces se faisaient donc plus rares et les occasions aussi pour les Rémois. Pourtant une pénalité de Delage offrait une ultime occasion aux Phénix de revenir à égalité, mais ceux-ci se voyaient pénalisés à leur tour quelques secondes après. Dès lors, et malgré la sortie de Kubis, Reims échouait dans sa tentative de retour. Les Jokers pouvaient célébrer à la sirène leur victoire sur les Phénix.
 
Comme devant Courbevoie, Reims avait traîné son retard du premier acte tout au long de la rencontre, un retard lui coûtant beaucoup d’énergie dans un match à sa porté et se soldant par une courte défaite au final. Le week-end prochain, les Phénix s’attaqueront à la montagne brestoise, où la troupe à François Dusseau n’aura rien à perdre.

Reims - Cergy 6-7 (3-4, 2-2, 1-1).
Samedi 31 octobre 2009 à 20h00 à Bocquaine. 582 spectateurs.
Arbitrage de Stéphane Peronnin assisté de Julia Cruchandeau et Adrien Ernecq.
Pénalités : Reims 16' (6', 6', 4'), Cergy 12' (4', 6', 2').
Évolution du score :
0-1 à 00'31" : Gauthier assisté de Vargas Dias
1-1 à 02’50" : J. Sabatier
2-1 à 03‘09" : Cahill assisté de Prochazka
2-2 à 04’07" : Gauthier assisté de Vargas Dias (inf. num.)
2-3 à 09‘08" : Gauthier assisté de Niec
2-4 à 11‘08" : Gauthier
3-4 à 14'32" : Cahill assisté de Prochazka et Vrielynck (sup. num.)
4-4 à 31’16" : Martin-Whalen assisté de J. Sabatier
4-5 à 34‘50" : Gauthier assisté de Vargas Dias (sup. num.)
4-6 à 35’26" : Fontaine assisté de Hostein
5-6 à 37‘44" : Vrielynck (sup. num.)
5-7 à 46‘03" : Vargas Dias assisté de Gauthier et Michaud (sup. num.)
6-7 à 50'40" : J. Sabatier assisté de Kaisjoki et Savoie