Vers la réforme des Mondiaux

L'an passé, la réduction du championnat du monde à 14 équipes semblait en très bonne voie. Cette mesure avait été portée par les grands pays européens, et en particulier par le président de la fédération finlandaise Kalervo Kummola, afin de réduire le nombre de rencontres jugées peu intéressantes. Mais finalement, le président de l'IIHF René Fasel a réussi à contrer ce projet face à la pression des grandes fédérations. Il a commandé une étude, qui a démontré qu'une telle mesure aurait des répercussions économiques en cas de descente de grands pays comme l'Allemagne, et a mis en place une commission des compétitions chargée de plancher sur le sujet, et dans lesquels les "pays moyens" étaient suffisamment représentés pour faire entendre leur voix.

Cette commission a rendu son verdict ce week-end, et elle prévoit de conserver un Mondial à 16. C'est en dessous qu'elle propose des changements : les division I et division II ne seront plus découpées horizontalement mais verticalement, avec jusqu'à cinq niveaux tous à 6 équipes. Chaque nation affrontera ainsi celles qui lui sont proches dans la hiérarchie, une réforme appelé de leurs voeux par la plupart des connaisseurs du hockey international : cela évitera les équipes qui font le yo-yo en écrasant la division II puis en se faisant écraser en division I. Il n'y aura que des matchs serrés. Ce sera aussi mieux pour les relégués de l'élite : ils auront des matchs disputés et pas des Chine-France... Autre conséquence : il n'y aura plus qu'une seule descente dans le Mondial à 16 !

Dans la même réforme, l'IIHF pourrait décider que les divisions les plus basses ne se joueraient que tous les deux ans. On sentait que la fédération internationale se désengageait peu à peu de ces poules pour "petits pays" qui lui coûtent pas mal l'argent.

La décision finale quant à ces propositions reviendra au congrès IIHF qui se tiendra en mai pendant le championnat du monde en Allemagne.