Viry-Châtillon - La Roche-sur-Yon (Division 2, 5e journée)

Souffrant toujours de nombreux absences en attaque, dont Hugo Vinatier convoqué ce week-end au regroupement de l'équipe de France U18, Viry-Châtillon se retrouve face à une équipe de La Roche-sur-Yon invaincue mais venue elle aussi en petit comité. Un banc court habituel chez les Vendéens puisque Lionel Orsolini, par contrat, ne fait pas tous les déplacements. Il n'y a pas que les bancs qui sont dépeuplés : la patinoire affiche aussi un record négatif d'affluence.

Le match part poussivement, mais on s'attend à ce qu'il s'anime quand Kerneis et Lemoine se succèdent en prison. Le Hogly va donc jouer trente secondes à 4 contre 3, trente secondes à 5 contre 3 et une minute à 5 contre 3. Un dégagement de Sarnovsky et un mauvais contrôle de Marinov rendent vaines ces situations de jeu qui n'aboutissent pas au moindre tir vendéen.

Le score reste donc vierge à la fin du premier tiers-temps, pour deux raisons. D'une part, les rebonds des lancers de La Roche-sur-Yon sont tous pris par les défenseurs de Viry. D'autre part, les tirs des Jets ne sont pas assez puissants pour provoquer le moindre rebond.

La Roche se retrouve aussi à 3 contre 5, une double infériorité coupée par la pause qui restera sans danger. C'est au retour au complet qu'Antoine Cohen se présente en face-à-face avec le gardien, sans réussite. Le Hogly réplique avec une déviation de Himler dans le petit filet puis une longue installation en supériorité qui se termine... par un cinglage de Himler. L'avantage numérique se renverse donc, et Mistrik tire sur le poteau.

Killian DufautOn arrive à 32 minutes de jeu pour voir le premier but : pour une fois, les blancs prennent des rebonds, et même deux de suite, face à des défenseurs couchés qui ne peuvent bloquer le palet. C'est Olivier Richard qui finit le travail (0-1, 32'03"). La Roche se retrouve tout de suite après en infériorité après une charge incorrecte de Beuchey, mais Budos lance une contre-attaque. Viry retourne en zone offensive et provoque un cinglage de Marinov. À 3 contre 5, Peter Stanga se détend pour deux arrêts spectaculaires, mais à la troisième mise au jeu, le défenseur yonnais Boimare rate totalement son dégagement. Le palet, au lieu de partir au loin, arrive dans la crosse de Mistrik. Celui-ci n'a plus qu'à offrir l'égalisation à Felix Chougui (1-1, 34'35").

La partie s'anime sérieusement. Benoît Barreteau se prend pour un gardien et capte le palet du gant alors qu'il est couché dans son slot : tir de pénalité. Peter Stanga jette sa crosse pour contrer la feinte de Zdenko Sarnovsky, un geste qu'on qualifiera d'efficace puisqu'il vaut une sanction de pure forme : la méconduite sans substitut pour la purger... Bien sûr, le tir de pénalité est à refaire, mais Sarnovsky opte pour le tir et rate le cadre.

Viry s'en mordra d'autant plus les doigts que Cyril Selin s'échappe seul, place le palet entre les jambières de Marcon et redonne l'avantage à La Roche (1-2, 36'21"). Yvan Kerneis en balance la cage pour exprimer sa frustration. Cette méconduite-là est loin d'être symbolique puisqu'elle prive les Jets de son capitaine pour dix minutes.

Les Jets subissent donc le jeu pendant la première moitié de la troisième période. Ils ne réussissent guère à entrer en zone et doivent se sortir de deux minutes à 3 contre 4. Il ne reste alors plus que neuf minutes et Viry met de la pression. Une interception de la bande, et Chougui décale Geoffrey Berardet qui marque d'un tir rasant (2-2, 51'19"). Les jaunes cherchent la victoire sur leur élan, mais à trois minutes de la fin, Killian Dufaut se fait sanctionner pour une charge incorrecte. C'est encore Cyril Selin qui s'affirme comme le bourreau de Viry avec un tir dans le slot (2-3, 59'17").

Cette défaite sur le fil est frustante pour Viry qui aurait mérité le match nul en s'étant affiché en progrès face à une équipe de La Roche en fin de compte prenable. Les Jets sont à un tournant : la récolte de points ayant été inexistante face aux formations du haut de tableau, ils abordent maintenant un calendrier avec obligation de victoire lors du déplacement à Cherbourg et des réceptions de Wasquehal et de Chambéry.

 

Commentaires d'après-match

David Ribanelli (entraîneur de La Roche-sur-Yon) : "J'avais prévenu les joueurs toute la semaine que Viry est une équipe compliquée à jouer chez elle. On n'a pas su mettre beaucoup de rythme. On a pris les deux points, c'est important. L'objectif est d'aller à Cholet dans deux semaines en tant que deuxièmes pour en faire un match pour la première place."

 

Viry-Châtillon - La Roche-sur-Yon 2-3 (0-0, 1-2, 1-1)
Samedi 7 novembre 2009 à 20h30 à la patinoire des Lacs. 130 spectateurs.
Arbitrage de Teddy Madrias et Christophe Gautier.
Pénalités : Viry-Châtillon 24' (6', 2'+10', 6'), La Roche-sur-Yon 26' (6', 8'+10', 2').
Tirs : Viry-Châtillon 31 (10, 13, 8), La Roche-sur-Yon 32 (10, 13, 9).

Évolution du score :
0-1 à 32'03" : O. Richard assisté de Pacull et Payen
1-1 à 34'35" : Chougui assisté de Mistrik (double sup. num.)
1-2 à 36'21" : Selin assisté de Marinov
2-2 à 51'19" : Berardet assisté de Chougui
2-3 à 59'17" : Selin assisté de Himler (sup. num.)

 

Viry-Châtillon

Gardien : Geoffroy Marcon.

Défenseurs : Yvan Kerneis (C) - Guillaume Jeannette (A) ; Virgile Ponticelli - Stanislas Mistrik ; Sébastien Moraitis.

Attaquants : Felix Chougui - Zdenko Sarnovsky - Mickaël Denis ; Killian Dufaut - Julien Blaugy - Antoine Cohen ; Robin Chrétien - Loïc Lemoine - Éric Blossier ou Geoffrey Berardet.

Remplaçants : Nicolas Cargou (G), Pierre-Jean Karimbocus, Anthony Denis. Absents : Hugo Vinatier (équipe de France U18), Alexis Gautron (études), Benjamin Aubry (épaule), Giovanni Lelièvre (adducteurs), Romain Costes (poignet, accident de moto).

La Roche-sur-Yon

Gardien : Peter Stanga.

Défenseurs : Olivier Richard - Erik Marinov ; Yanis Boimare - Benoît Barreteau (A).

Attaquants : Maxime Richard - Peter Himler (C) - Marcel Budos ; Cyril Selin - Sébastien Nimer - Hugo Beuchey ; Jordan Retailleau - Jean-Philippe Pacull - Nicolas Payen (A).

Remplaçant : Tommy Fiévet. Absents : Frédéric Grimaud (raisons professionnelles), Lionel Orsolini, Pierre Fargeot.