Reims - Bordeaux (Division 1, 9e journée)

Après leur revers mercredi chez les Scorpions de Mulhouse (6-3), les Phénix terminaient leur triptyque avec la réception des Boxers de Bordeaux, cinquièmes avant la rencontre. Le match promettait d’être serré, tant Bordeaux à l’extérieur que Reims à domicile éprouvant des difficultés à s’imposer.

On savait l’entame de match importante pour la troupe à François Dusseau, pour s’éviter notamment une vaine course-poursuite comme face à Cergy ou Caen. Prudents dans les premiers instants, les Rémois laissaient l’initiative du jeu aux visiteurs, qui ne se priaient pas pour aller porter le danger en zone offensive. Kubis était rapidement mis à l’épreuve et le portier tchèque de repousser avec autorité les premières alertes de Savage puis Grenier. Bordeaux continuait de bourdonner autour des cages rémoises et il fallait même un petit miracle kubisien face à Larrieu à la 5ème pour éviter l’ouverture du score.

Rassurés par leur cerbère, les Phénix commençaient à pointer le bout du nez dans le camp bordelais. Martin-Whalen et Rehor se chargeaient les premiers de tester Burnet, mais le portier des Boxers montrait que lui aussi avait du répondant. Bien servi par Cahill, Vrielynck avait une grosse opportunité à son tour, mais la réussite fuyait l’attaquant rémois. Les débats s’équilibraient par la suite et ce n’était pas les pénalités infligées à Horrut et Vesely qui venaient changer la marque au tableau d’affichage. Les deux formations se rendaient coup pour coup et c’était logiquement que tout ce petit monde regagnait les vestiaires sur un score nul et vierge (0-0).
 
La reprise du deuxième tiers offrait une sorte de remake du premier. Dès la 11ème seconde, Lafrancesca s’offrait un duel avec Kubis, mais ce dernier le gagnait. Le show Kubis continuait deux minutes plus tard, Larrieu venant butter à son tour sur le portier rémois. Les avants bordelais continuaient d’harceler la défense rémoise, et un ultime duel Larieu/Kubis (22’28) voyait la tentative du premier s’écraser sur le montant. Bordeaux venait de laisser en route des grosses occasions et allait payer comptant derrière. Cahill partait dans un slalom olympique au sein de la défense bordelaise et parvenait à lancer sur Burnet, qui concédait un rebond sur lequel sautait Savoie pour l’ouverture du score (1-0, 23’19). Le réalisme rémois avait parlé sur le coup, néanmoins Bordeaux ne paraissait pas abattu et il fallait un Kubis royal pour préserver l’avance des locaux, notamment sur les deux infériorités concédées (23’37 et 27’40).
 
L’orage passé, les Rémois se remettaient dans la position du contreur et venaient à leur tour faire passer quelques sueurs froides chez les visiteurs. Et, sur une action rondement menée à la 34ème, Martin-Whalen s’échappait sur l’aile et voulait se connecter avec Jérémy Sabatier à l’opposé, mais le centre du Québécois était contré dans ses propres filets par un patin bordelais (2-0, 33’23). Les Rémois étaient vernis pour le coup, contrairement aux Boxers, qui ne savaient plus comment s’y prendre pour résoudre l’énigme Kubis. Une pénalité de Majercak traduisait un début de frustration chez les hôtes du soir. Heureusement pour eux, l’attaque massive rémoise ne transformait pas l’occasion. Toutefois Martin-Whalen et ses équipiers rentraient aux vestiaires nantis d’un avantage à la marque au prix d’un réalisme retrouvé.
 
Les Phénix se retrouvaient à vingt minutes d’un premier succès à domicile. Bordeaux était bien décidé à jouer son va-tout dans ce dernier tiers. Les Boxers se portaient à l’attaque et Reims faisait le dos rond, s’appuyant sur un Kubis de gala. Cahill, Rehor et Marchand avaient tour à tour des palets de contre, mais à chaque fois la réussite n’était pas au rendez-vous. Et comme pour Bordeaux au deuxième tiers, Reims allait connaître le revers de la médaille. A la 49ème, sur un jeu de puissance bordelais, Grenier servait dans l’enclave pour Carignan, dont la reprise ne laissait aucune chance à Kubis (2-1, 48’23).
 
L’espoir revenait dans le camp des Boxers, mais ceux-ci concédaient une pénalité (49’14) dans la foulée, qui venait couper leur élan. Reims ne profitait pas de cette supériorité pour reprendre de l’air. Au sortir de celle-ci, une action collective, ponctuée par un tir de Jérémy Sabatier, profitait à Martin-Whalen qui s’arrachait pour sauter sur le rebond, le palet finissant tout doucement sa course dans le but (3-1, 52’10). Ce but faisait un grand bien aux Rémois. Quelque peu euphoriques, les Phénix poussaient d’avantage pour faire le break définitif. Celui-ci intervenait à la 55ème, quand Savoie déviait astucieusement un tir de Lohou, pour donner un avantage plus conséquent à ses couleurs (4-1, 54’32).
 
Dès lors, le match en main, les Rémois pouvaient se contenter de gérer les dernières minutes. Toutefois, Mariage se chargeait d’adoucir la note sur une supériorité dans les dernières minutes (4-2, 56’15). A deux minutes du terme, le coach bordelais abattait sa dernière carte en sortant Burnet. Cet ultime coup de poker ne donnait rien et les Phénix pouvaient savourer leur premier succès de la saison à Bocquaine, devant leurs partisans ravis des événements. Avec ce précieux succès, Reims quittait la zone rouge et avait démontré au passage des qualités de solidarité et d’envie qui lui avaient sans doute fait défaut précédemment dans la saison. Prochaine étape le week-end prochain pour les Phénix, avec un difficile déplacement dans l’antre des Vipers de Montpellier, particulièrement redoutables à domicile cette saison.
 
Homme du match à Reims : Filip Kubis.
Homme du match à Bordeaux : Christophe Burnet.

Reims - Bordeaux 4-2 (0-0, 2-0, 2-2).
Samedi 14 novembre 2009 à 20h00 à Bocquaine. 489 spectateurs.
Arbitrage de Gilles Durand assisté de Nicolas Cregut et Frédéric Le Berre.
Pénalités : Reims 12' (2', 6', 4'), Bordeaux 10' (2', 2', 6').
Évolution du score :
1-0 à 23'19" : Savoie assisté de Cahill
2-0 à 33’23" : Martin-Whalen assisté de Rehor
2-1 à 48‘25" : Carignan assisté de Grenier et Lassalle (sup. num.)
3-1 à 52’10" : Martin-Whalen assisté de Rehor et J. Sabatier
4-1 à 54‘32" : Savoie assisté de Lohou et Prochazka
4-2 à 56‘15" : Mariage assisté de Boubé et Wiart (sup. num.)