Amiens - Rouen (Ligue Magnus, 10e journée)

La fin d'une longue attente

Deux semaines après s'être cassé les dents sur l'organisation angevine, les Gothiques retrouvent un rival plus historique, venu des bords de Seine. Le Coliseum se pare comme souvent en pareil cas d'une ambiance colorée et très chaude, lui qui attend une victoire à domicile face aux Dragons depuis plusieurs années.

Le dernier succès en Ligue Magnus face au voisin remonte en effet au 21 octobre 2006, rencontre au cours de laquelle Jean-Philippe Glaude et Anthony Mortas avaient trouvé le chemin des filets. L'ancien capitaine est d'ailleurs à l'origine de l'ouverture du compteur, par son habituel compère Pazak, lancé une nouvelle fois par Kowalczyk, dans le dos de Magnus Eriksson (1-0 à 04'10"). Puis il passe près du deuxième but, servi devant la cage de Koenig, qui sauve en deux temps.

koenig_trevor_091003_058Mallette et Desrosiers avaient auparavant réussi à percer la défense rose. Sans plus de succès qu'un premier jeu de puissance peu dangereux. La deuxième faute, de Cayer, perturbe plus les Picards, Koivula devant s'interposer face à Doucet et Thinel, bien servis dans la zone de vérité. L'orage passé, les hommes d'Antoine Richer retrouvent des couleurs. Loïc Sadoun cherche ainsi la lucarne, dont le chemin est bouché par la mitaine de Koenig.

Privés un long moment de Salmivirta, touché après un choc, les Dragons sont à leur tour à la faute. Koenig s'emploie sur le tir de volée de Miroslav Pazak et le lancer frappé de Riendeau. À la recherche de solutions sur le plan offensif, les visiteurs sont encore punis lorsque Petri Virolainen est coupable d'une obstruction sur Cayer à une minute du premier coup de sirène.

Anthony Mortas en profite pour doubler la mise, bien servi devant la cage grande ouverte par Pazak (2-0 à 20'35"). Rouen est encore secoué par un tir de Béron à la bleue, qui provoque de nouvelles sueurs froides chez Koenig, au passage puni pour méconduite. La tempête ne se calme pas car Sylvain Rodier, de retour après avoir regagné le vestiaire pour saignement plus tôt dans la partie, obtient un tir de pénalité, très contesté par Jonathan Zwikel mais manqué par Pazak (22'45"). Douze secondes plus tard, Virolainen est de nouveau envoyé en geôle.

Alors que les actions normandes ne sont pas au plus haut, Julien Desrosiers redonne espoir au duo Garnier-Pouget. Il écarte le danger, pénètre dans la zone et confie le palet à Carl Mallette, qui ajuste Koivula (2-1 à 24'09"). Alors que Doucet, d'un côté, Sadoun et Cayer sur un rebond, de l'autre, bénéficient de bonnes opportunités, le match s'affole à mesure que les hommes forts de chaque formation sont tour à tour pénalisés. Ainsi, Julien Desrosiers gagne par deux fois la prison après avoir participé à la remise à flot des siens, imité peu après par Anthony Mortas.

Et sitôt après avoir donné deux buts d'avance aux Gothiques, en ponctuant entre les bottes de Koenig un numéro de Mortas (3-1 à 35'04"), Pavel Kowalczyk est sanctionné, ouvrant involontairement la voie à un nouveau but de l'espoir, inscrit par Daniel Babka (3-2 à 37'59"), plus heureux devant la cage grande ouverte par la vista de Zwikel que son partenaire Öhberg, contrarié depuis la bleue par le montant.

Après avoir effacé un surnombre sans être pris de court, les Dragons ont à leur tour une double occasion de revenir dans le match, du fait de deux fautes commises par Rodier et Cayer. Incapables d'imposer leur supériorité à leur tour, ils tremblent un temps face à Mortas puis Riendeau, à l'affût d'une opportunité. Mais, au retour à cinq, Lionel Tarantino glace l'assistance dans une position idéale face à Koivula, non sans avoir au préalable fait sentir sa présence face à Vincent Bachet (3-3 à 50'12").

Mortas au cachot suite à un cinglage, les Gothiques s'exposent à leurs visiteurs, d'autant qu'ils n'ont pas eu l'occasion de flamber depuis plusieurs minutes. Marc-André Thinel s'ouvre un angle de tir appréciable pour défier Koivula, mais le Finlandais se couche bien et écarte les palets chauds devant Tardif ou Öhberg. De plus, David Holmqvist est coupable de la même faute sur une percée de Pazak et offre à Amiens une sorte de "balle de match" à moins de trois minutes de la fin de la rencontre.

Le Coliseum se lève comme un seul homme pour aider ses protégés à porter l'estocade. La troisième incursion en zone offensive, par Riendeau, est la bonne. Le palet arrive sur Kowalczyk, dont le lancer est dévié par David Cayer (4-3 à 58’05"), provoquant l'ire de Carl Mallette.

Ironie du sort, lors de sa victoire du 21 octobre 2006, Jonathan Gauthier avait mis Amiens sur les rails de la victoire à 58'01"...

La puissance de feu normande, très à l'aise face à Neuilly-sur-Marne et au Mont-Blanc, a trouvé du répondant ce soir. Amiens a tenu jusqu'au bout cet avantage, suffisant pour faire son bonheur après plusieurs années de disette.

Désignés meilleurs joueurs du match : Anthony Mortas pour Amiens et Jonathan Zwikel pour Rouen.

 

Amiens - Rouen 4-3 (1-0, 2-2, 1-1)
Samedi 28 novembre 2009 à 20h00 au Coliseum. 3426 spectateurs.
Arbitrage de Nicolas Barbez assisté de Jérémy Rauline et Yann Furet.
Pénalités : Amiens 18' (4', 8', 6'), Rouen 38' (4', 8'+10', 6'+10').
Évolution du score :
1-0 à 04'10" : Pazak assisté de Kowalczyk et Mortas
2-0 à 20'35" : Mortas assisté de Pazak et Henderson (sup. num.)
2-1 à 24'09" : Mallette assisté de Desrosiers (inf. num.)
3-1 à 35'04" : Kowalczyk assisté de Mortas et Pazak
3-2 à 37'59" : Babka assisté de Zwikel et Salmivirta (sup. num.)
3-3 à 50'12" : Tarantino assisté de Zwikel et Tardif
4-3 à 58'05" : Cayer assisté de Kowalczyk et Riendeau (sup. num.)

 

Amiens

Gardien : Ville Koivula.

Défenseurs : Teddy Trabichet - Jean Philippe Glaude (A) ; Vincent Bachet (C) - Pavel Kowalczyk ; Grégory Beron - Julian Marcos (A).

Attaquants : Yannick Riendeau - Sylvain Rodier - David Cayer ; Loïc Sadoun - Anthony Mortas - Miroslav Pazak ; Kevin Hamon - Brian Henderson - Simon Petit.

Remplaçants : Axel Becouze (G), Maxim Belov, Jonathan Boehrer, Valentin Claireaux. Absents : Yannick Offret (épaule), Sébastian Ylönen (cuisse).

Rouen

Gardien : Trevor Koenig [sorti à 58'58"].

Défenseurs : Magnus Eriksson – Daniel Carlsson ; Kai Öhberg – David Holmqvist ; Petri Virolainen – Daniel Babka.

Attaquants : Ilpo Salmivirta – Éric Doucet (A) – Marc-André Thinel ; Julien Desrosiers – Carl Mallette (C) – Loïc Lampérier ; Lionel Tarantino – Jonathan Zwikel (A) – Luc Tardif Jr.

Remplaçants : Adrien Fénart (G), Jérémie Romand.