Compiègne - Dunkerque II (division 3, groupe C)

Un score qui ressemble à une correction mais aussi une leçon de ténacité des Corsaires

Difficile pour les Corsaires d’arriver à contenir la fougue des Lions tant ils ont dominé la partie mais il faut saluer le courage, la hargne et le gros cœur des enfants de Jean Bart qui, jusqu'à la dernière minute, ont mouillé le maillot comme si la victoire était encore possible.

1er tiers : les jeux sont faits

Compiègne face à son public se devait de briller et a donc immédiatement mis la pression sur les Dunkerquois en monopolisant le palet, et en venant « titiller » la défense des maritimes. Durant les cinq premières minutes de jeu, le HGD a fait avorter toutes les tentatives d’incursion, laissant la conclusion à leur portier. Cinq minutes c’est ce qu'il a tenu, ensuite le physique à commencé à vaciller et les erreurs à se payer comptant. C’est d’abord le duo Mayrand-Boucher qui donna le ton, suivi une minute plus tard par une action isolée de la part de Boucher. Bousculé, le HGD n’a pas su se ressaisir ni retrouver ses marques, ce qui a permis au duo Lefranc-Brohard de porter le score à 3-0 en à peine 6’30 de jeu.

Il s’ensuit une période où les Dunkerquois reprennent le jeu en main, et à défaut d’arriver à porter des attaques puissantes sur la défense compiégnoise, musèlent les velléités locales. Mais les Lions étaient bien décidés à offrir une victoire écrasante à leur public, et c’est Mayrand qui s’est chargé de relancer la machine à buts ; action suivie d’une belle action en solo de Lefranc. La hargne des Corsaires finit par payer et juste avant le coup de sifflet marquant la fin du tiers, c’est Cyril Gars qui permet aux Maritimes de sauver l’honneur (5-1).

2e tiers : Sursaut dunkerquois

Le deuxième tiers fut long, très long, avec beaucoup de fautes, et c’est donc une partie saccadée à laquelle les supporters ont assisté. Les nombreux arrêts de jeu ont permis aux Corsaires de garder leurs forces et ainsi de tenir physiquement pour faire jeu égal avec leurs adversaires.

Dès l’entame du tiers c’est une fois de plus le duo Mayrand Delplanque qui vient provoquer nos Corsaires, suivi par une action isolée de Marie-Anne. Bien décidés à montrer qu'ils ne sont pas venus pour jouer les « sparring partners », les Maritimes, par Alexandre Delmotte, viennent surprendre des Lions un peu trop confiants.

Le sursaut d’orgueil des Compiégnois ne se fait pas attendre et durant presque dix minutes, ils font la loi sur leur glace mettant à mal les joueurs dunkerquois et le nouveau portier François Karpinski (entré en jeu à la place de Stéphane Pasko à 30’, en même temps que Beauvillain remplace Varin dans les cages locales). C’est tout d’abord le duo Bourges-Roussie qui ouvre le bal, suivi de Rambelo-Mayrand, puis Neyens-Delplanque qui à tour de rôle sont venus donner le tournis à la défense et gagner leurs duels avec le portier.

Le gros cœur des Corsaires et la rage de vaincre a permis à Turpin de venir montrer ce qu’est capable de faire un Corsaire piqué au vif, et histoire d’en « remettre une couche » c’est Pletre qui, en solo, vient conclure le tiers en allant battre le portier des Lions (10-4).

3e tiers : la débâcle

 

Avec deux joueurs à l’infirmerie durant le deuxième tiers (Cyril Lefevre assommé sur une charge contre la balustrade et Romain Verckoucke victime d'une entorse à cause de l'état de la glace ), la défense des Corsaires présente bien des trous et les deux premiers tiers ont bien entamé la réserve de physique. Dans ces conditions les Dunkerquois ne peuvent espérer que limiter les dégâts. C'est dur, éprouvant aussi bien physiquement que moralement, mais tout le monde a fait son travail et aucun n’a baissé les bras.

Malgré une domination outrancière des Lions, Dunkerque est venu titiller l’enclave des Compiégnois, et s’est même permis de terminer la partie par un but de Turpin à 28 secondes de la fin de la rencontre. Le reste du tiers fut celui d'Alexandre Delplanque, auteur de 4 buts et 2 assists sur les 9 buts marqués par les Compiégnois.

Beau match joué avec leurs tripes par les Corsaires, mais une domination de tous les instants des Lions. À regretter : l’état de la glace sur le pourtour des balustrades (à l’origine d’une belle entorse).

Le défenseur Cyril Lefebvre est sorti des urgences avec une belle bosse et des étoiles plein la tête, un grand merci au personnel de la patinoire pour les soins prodigués à nos deux blessés.

 

Compiègne - Dunkerque II 19-5 (5-1, 5-3, 9-1)

Samedi 28 novembre 2009 à la patinoire des Mercières.

Pénalités : Compiègne 67', Dunkerque 62'.

1-0 à 04'36" : Mayrand assisté de Neyens

2-0 à 05'56" : Boucher

3-0 à 06'28" : Lefranc assisté de Brohard

4-0 à 15'29" : Mayrand assisté de Brohard

5-0 à 16'34" : Lefranc assisté de Delplanque

5-1 à 19'51" : C. Gars assisté de Turpin

6-1 à 20'39" : Mayrand assisté de Delplanque

7-1 à 25'56" : Marie-Anne

7-2 à 29'08" : Delmotte assisté de B. Gars

8-2 à 31'56" : Bourges assisté de Roussie

9-2 à 32'19" : Rambelo assisté de Mayrand

10-2 à 38'22" : Neyens assisté de Delplanque

10-3 à 38'56" : Turpin assisté de Fornet

10-4 à 39'30" : Petre

11-4 à 40'29" : Delplanque assisté de Mayrand

12-4 à 40'44" : Delplanque assisté de Brohard

13-4 à 41'21" : Rambelo assisté de Boucher

14-4 à 43'58" : Delplanque assisté de Mayrand

15-4 à 48'32" : Mayrand

16-4 à 50'21" : Delplanque assisté de Neyens

17-4 à 52'39" : Bourges

18-4 à 56'31" : Brohard assisté de Delplanque

19-4 à 57'41" : Brohard assisté de Boucher

19-5 à 59'32" : Turpin assisté de Fornet