Reims - Amnéville (Division 1, 11e journée)

Revenus de Montpellier avec une défaite frustrante (6-5 aux tirs aux buts), les Phénix allaient tenter ce week-end de poursuivre leur bonne série au niveau comptable avec la réception des Galaxians d’Amnéville. Les Mosellans n’avaient pas trouvé la clé du succès en déplacement jusque là, mais ne s’étaient inclinés que par de faibles écarts à chaque fois. Les deux formations savaient toutes deux l’enjeu et les matchs amicaux promettaient un duel âpre et serré.

Après le coup d’envoi fictif donné par la championne cycliste, Pauline Ferrand-Prévot, les hostilités pouvaient commencer. Et, face à une des meilleures défenses de D1, le départ était important pour s’éviter une éventuelle course-poursuite. Mais l’entame de match n’allait pas franchement sourire aux locaux, car après à peine 1’20 de jeu Reims se retrouvait en double infériorité (Jérémy Sabatier et Kubis pris par la patrouille). Certes peu en réussite dans cet exercice, Amnéville avait là une belle opportunité de prendre les devants. Après deux essais mosellans repoussés par Kubis, Chang repartait à l’assaut, plaçant une accélération sur l’aile avant de repiquer victorieusement vers le but rémois (0-1, 02’03).

Le décor était dès lors planté, Amnéville pouvait mettre en œuvre son plan de match, tentant d’aspirer les Phénix pour mieux les contrer. Pourtant après ce but concédé, c’est à nouveau Reims qui devait tuer une infériorité (03’58), sans conséquence cette fois-ci. De l’autre coté du glaçon, les premières minutes étaient d’un grand repos pour Macrez, qui n’avait pas vu l’ombre d’un puck dans les cinq premières minutes. Et la première banderille sur la cage des Galaxians allait être l’œuvre de l’intenable Cahill, obligeant Joly à se mettre à la faute pour éviter le pire à sa formation sur l’action (07’18). Et à l’instar de Chang, Cahill partait dans une chevauchée fantastique, mais son tir était repoussé par Macrez dans la palette…de Rehor, à l’affut pour égaliser (1-1, 08’51).
 
Cette éclaircie était toutefois de courte durée, Amnéville gardant par la suite le contrôle du match et Reims ne parvenant pas à mettre en place son jeu, comme sur une supériorité à la 13ème. Jouant sur un faux rythme, Amnéville continuait de se créer les meilleures occasions et Kubis devait s’employer pour garder le score en l’état. La pression des visiteurs allait porter ses fruits quand, suite à un palet rémois perdu en zone neutre, Fiser en profitait pour ajuster Kubis d’un tir dans la partie supérieure (1-2, 15’47). Les Galaxians avaient logiquement repris les commandes de la partie et sans un Kubis vigilant dans les derniers instants notamment face à Wiktorsson ou aux duettistes Fiser/Chang, la note aurait pu être plus lourde. Reims ne réagissait que par intermittence dans ce tiers, mais en apportant un certain danger. Pour preuve ce dernier slalom de Savoie à 7 secondes du klaxon qui échoua hélas sur Macrez.
 
La physionomie du match ne changeait pas à la reprise du deuxième acte. Amnéville continuait sur le même tempo et Reims de cafouiller quelque peu son jeu, se heurtant en plus à une défense adverse très appliquée. Et comme au premier acte, les Phénix devaient s’employer pour tuer une nouvelle pénalité dans les premières minutes (23’21), profitant aussi de la frilosité mosellane à un homme de plus. Sorti sans encombre de cette infériorité, Reims repartait de l’avant, néanmoins les occasions se faisaient rares. La défensive des Galaxians contrôlait bien jusque là les assauts rémois, mais se faisait surprendre par un débordement de Florian Sabatier à la 28ème, qui logeait le palet entre les bottes de Macrez (2-2, 27’17).
 
Cette égalisation tombait à pic pour la troupe à François Dusseau et pouvait permettre aux locaux de prendre enfin les commandes du match par la suite. Une pénalité de Reiss (31’36) en était l’occasion rêvée, mais les gros canons rémois ne trouvaient pas la faille dans la muraille Macrez. Pire, sur un contre, Loureiro se présentait en duel face à Kubis, mais ce dernier avait raison du tir à bout portant du Mosellan. Cet avertissement sans frais ne semblait pas être pris en compte par les Phénix. Sur une pénalité à trois minutes du repos, le duo Chang/Fiser rentrait en action et offrait à Thomas un but comme à la parade (2-3, 37’25). La sérénité était de nouveau au beau fixe chez les Galaxians et Reims devait digérer ce nouveau contrecoup. Rien ne changeait au score jusqu’à la sirène et les Phénix de rentrer aux vestiaires toujours en retard d’une unité.
 
Au retour sur le glaçon, la mission était des plus simple pour les Phénix, mettre le feu à Bocquaine pour tenter de renverser un match qui souriait aux visiteurs. Pourtant nantis de bonnes intentions et avec des lignes remaniées, les Phénix se faisaient cueillir à froid dès la 58ème seconde de jeu. Chang décochait un dur lancer, Kubis concédait un long rebond que personne semblait reprendre… sauf Fiser qui marquait facilement (2-4, 40’58).
 
Ce but qui aurait pu couper les jambes, semblait piquer au vif les locaux. Une minute plus tard, Florian Sabatier lançait dans l’axe Savoie qui laissait sur place ses gardes du corps et ajustait Macrez (3-4, 42’17). Mais le duo Chang/Fiser répondait du tac au tac et le sniper tchèque de redonner deux unités d’avance dans la minute suivante (3-5, 43’30). En trois minutes, le match s’était emballé et la cote rémoise restait toujours au plus bas. Mais celle-ci reprenait de la valeur à la 47ème, quand Jérémy Sabatier profitait d’une relance approximative de la défense des Galaxians pour fusiller Macrez d’un slap ravageur (4-5, 46’37). La pression s’intensifiait sur les cages mosellanes, mais le trio arbitral allait contrarier les plans rémois. Quelques pénalités généreuses tombaient et Reims de se retrouver en double infériorité. Heureusement pour les locaux, Thomas avait la bonne idée de repasser à son tour par la case prison. Et à 4 contre 4, le jeu offrait des espaces, ce dont profitait Chang pour un remake de son premier but (4-6, 51’15).
 
Dix minutes restaient à jouer et on se demandait comment les Rémois allaient se sortir de cette situation, tant les Galaxians semblaient en plus s’accrocher au résultat. Le temps s’égrenait et les Rémois poussaient de plus en plus, jetant leurs dernières forces dans la bataille. Entre-temps, Fiser avait le palet du match dans sa crosse, mais Kubis disait non. A cinq minutes du terme, Rehor se connectait avec Cahill, posté derrière les cages adverses, pour le but de l’espoir (5-6, 54’57). Ce but semblait fragiliser les visiteurs, mais surtout galvaniser des Phénix qui faisaient par la suite le siège des cages de Macrez, preuve cette action digne d’un maul de rugby à la 57ème, où les dix joueurs luttaient pour le contrôle d’un puck capricieux.
 
A deux minutes du terme, Reims obtenait une supériorité numérique et François Dusseau d’appeler un temps-mort. Le coach rémois jouait son va-tout et sortait son gardien. Sur l’engagement suivant, Kaisjoki adressait un puissant lancer que Cap’tain Martin-Whalen déviait astucieusement, faisant chavirer Bocquaine et ses partisans, témoins d’un incroyable come-back (6-6, 58’55) ! Assurément une fin de match à déconseiller aux cardiaques et cela n’allait pas s’arrêter là. Sur une nouvelle situation de 4-4, Prochazka partait dans un slalom olympique, fixait Macrez et marquait à 2 secondes du buzzer (7-6, 59'58) !
 
Bocquaine et le banc explosaient de joie à ce but du vengeur masqué tchèque, qui offrait un succès inespéré aux Phénix et laissant les Galaxians KO debout. Menés durant le match, les Rémois n'avaient toutefois rien lâché et, avec un incroyable finish, avaient reversé la situation dans les derniers instants pour glaner deux points importants. Amnéville repartait de son déplacement une nouvelle fois vaincu et encore par un seul but d’écart ! Prochain rendez-vous pour Reims avec un difficile déplacement à Courbevoie, l’occasion d’effacer la triste élimination en coupe de France, mais surtout de poursuivre la bonne série en cours.

Reims - Amnéville 7-6 (1-2, 1-1, 5-3).
Samedi 28 novembre 2009 à 20h00 à Bocquaine. 550 spectateurs.
Arbitrage de Philippe Forget assisté d'Aurélien Smeeckaert et Yann Vandaele.
Pénalités : Reims 16' (6', 4', 6'), Amnéville 12' (4', 4', 4').
Évolution du score :
0-1 à 02'03" : Chang (double sup. num.)
1-1 à 08’51" : Rehor assisté de Cahill et Vrielynck (sup. num.)
1-2 à 15‘47" : Fiser assisté de Thomas et Chang
2-2 à 27’17" : F. Sabatier assisté de Marchand
2-3 à 37‘25" : Thomas assisté de Fiser et Chang
2-4 à 40'58" : Fiser assisté de Chang
3-4 à 42’17" : Savoie assisté de F. Sabatier
3-5 à 43‘30" : Fiser assisté de Chang
4-5 à 46’37" : J. Sabatier assisté de Kaisjoki
4-6 à 51‘15" : Chang assisté de Macrez
5-6 à 54'57" : Rehor assisté de Cahill et Martin-Whalen
6-6 à 58’55" : Martin-Whalen assisté de Kaisjoki
7-6 à 59‘58" : Prochazka