Neuilly - Villard (12e journée Magnus) : SOS Médecin

2009-12-12-Neuilly-VillardMatch important à la patinoire de Neuilly-sur-Marne entre deux équipes à égalité de points au classement. Les joueurs font leur entrée normalement, d'abord les Villardiens, puis les Bisons à travers la haie d'honneur des gamins du club, et on se prépare à jouer... ou pas.

Conciliabule entre les arbitres, les entraîneurs et le staff local. L'annonce au micro lève le lièvre : "Un médecin est demandé à la table de marque, s'il vous plaît !" Deuxième tentative un peu plus tard. Un membre du club passe ensuite dans les tribunes pour demander à toutes les personnes présentes s'il n'y a pas un médecin parmi elles. Puis, troisième annonce...

On l'aura compris, M. Bourreau refuse de laisser la partie commencer tant qu'il n'y a pas la signature d'un médecin sur la feuille de match. C'est la simple application du règlement et d'un impératif de santé élémentaire.

Lorsque le délai réglementaire de trente minutes est dépassé, l'arbitre met donc un terme au match, et la table de marque relaie l'information sous les huées du public. Joueurs des deux équipes sont ulcérés de ne pas pouvoir jouer le match pour un problème d'organisation.

Le médecin théorique n'ayant pas prévu de venir et ne pouvant être là à temps, un autre médecin appelé à la rescousse par téléphone par les dirigeants de Neuilly-sur-Marne arrivera bel et bien à la patinoire... mais trop tard. Les spectateurs quittent les lieux, certains sont énervés. "L'an prochain je prends un abonnement à Rouen", s'exclame un supporter en maillot des Bisons.

Le palet est maintenant dans le camp de la fédération. Réglementairement, il y a trois solutions. Un, on rejoue le match au même endroit et la facture du déplacement des Villardiens est payée par l'équipe locale (ce qui avait été le cas lors de la panne électrique ici même contre Angers, mais ce n'était alors pas une faute du club). Deux, on rejoue le match inversé, à Villard-de-Lans. Trois, Neuilly-sur-Marne perd 0-5 par forfait avec un point de pénalité.

Paradoxe : s'il n'y a pas eu de match, il y a eu par contre un contrôle anti-dopage ! Le délégué s'est annoncé au milieu du capharnaüm et a indiqué que, annulation ou pas, il avait une mission à effectuer. Il faut dire qu'il était encore tôt et que les joueurs avaient tout le temps de siroter de la bière jusqu'à être en mesure de remplir leur flacon... Sykkö, Masson et Sage-Vallier ont donc été contrôlés à Villard-de-Lans, de même que Dermigny, Svaty et Leonard (ce dernier déjà tiré au sort samedi dernier à Strasborg) pour Neuilly-sur-Marne.

Une chose est sûre : s'il y a un joueur positif, on n'accusera pas le médecin !

 

Commentaires d'après-non-match :

Jérôme Pourtanel (entraîneur de Neuilly-sur-Marne) : "On n'a pas notre médecin régulièrement à tous les matches car il n'a pas les disponibilités. On l'a appelé, il est sur les Champs-Élysées avec ses enfants... En région parisienne, ce n'est pas évident de trouver un médecin car cela engendre des frais. Du fait du décès de Monsieur Pointet, à un match où il n'y avait pas de médecin, les arbitres sont rigoureux pour faire respecter ce règlement, et ça me paraît normal. C'est une bonne chose pour la sécurité des joueurs."

Stéphane Barin (entraîneur de Villard-de-Lans) : "Ça fait plus chier qu'autre chose. On ne rentre pas à la maison chez papa-maman, là. On était parti hier et on doit refaire 7 à 8 heures de bus. En plus, on ne sait même pas ce qui va se passer. C'est à la fédération de décider."