Les juniors français se sortent du piège

Les Bleuets ont failli tomber dans un piège pour leur entrée dans le championnat du monde de division I sur la glace de Saint-Gervais. Avec Clément Fouquerel choisi en gardien titulaire, et face à une coriace équipe ukrainienne, ils ont été au score rapidement contre le cours du jeu et ont à chaque fois couru après le score, malgré les égalisations de Raphaël Papa en supériorité numérique et de Timotey Perez, le fils de Denis.

Mais à dix minutes de la fin, la ligne Bertrand-Pivron-Gaborit, sur la glace lors des deux précédents buts ukrainiens (dont un en infériorité), a pris ses responsabilités et a totalement retourné le match. En onze secondes, deux buts de Robin Gaborit et Charles Bertrand ont fait passer le score de 3-2 pour l'Ukraine à 3-4 pour la France.

Le capitaine Jason Crossman a ensuite ajouté le cinquième but. Les Ukrainiens ont commencé à s'énerver, ajoutant une pénalité de banc mineur à une faute déjà sifflée. Le Saint-Pierrais Nicolas Arrossamena a ainsi marqué le dernier but à cinq contre trois (3-6).

Après cette victoire initiale, la France peut faire le premier pas dans ce Mondial en assurant son maintien demain face au Japon. Mais attention, toutes les équipes sont dangereuses, l'obstacle ukrainien l'a prouvé. Certes, les Asiatiques ont été écrasés 9-0 par l'Allemagne, mais celle-ci est la super-favorite, même si Tom Kühnhackl, le fils du joueur allemand du siècle, est le grand absent pour cause de blessure.

Ces Japonais se sont inclinés de peu (deux fois 2-1) en préparation face à l'Italie... qui a réussi la très grosse surprise de la journée en battant le Bélarus aux tirs au but dans l'autre poule ! L'excès de confiance à la mode biélorusse, c'est ce que devront éviter les joueurs de Philippe Bozon. Ensuite (jeudi soir à Megève), il sera temps d'affronter le principal outsider, le Danemark, dont la faiblesse de la génération 1990 est compensée par le temps de jeu important accordé à tous ces juniors dans l'élite danoise. Un effet de la crise financière, encore plus marquée qu'en France.

Les championnats du monde juniors, toutes divisions.