Viry-Châtillon - Français Volants (Division 2, 10e journée)

Et voilà, début des matches retour et c'est déjà la quatrième confrontation entre ces deux équipes depuis leur retour en D2. En amical, comme en officiel, Viry n'a jusqu'à présent pas soutenu la comparaison sur la durée d'un match face à l'éternel rival. Les Jets reviennent d'un déplacement difficile chez le leader Cholet où ils ont obtenu un méritoire match nul (2-2). Quant aux Volants, ils ont subi une lourde défaite à domicile contre La Roche-sur-Yon.

L'espoir est donc permis des deux côtés. C'est bientôt Noël et les U9 et U11 de Viry ont l'honneur de monter sur la glace avec les deux équipes pendant la présentation des joueurs. Tous les petits seront présentés. L'avenir leur appartient. Et pour rester dans l'esprit de Noël, l'entrée est gratuite pour ce dernier match de l'année à domicile. Cela se constate dès l'arrivée sur le parking puisqu'il devient difficile de trouver une place et à l'intérieur les gradins et le bar sont bien remplis.

Johan Bäckö fait déjà constater que son but est mal fixé et un technicien est réclamé mais le match débute sans que personne n'intervienne. Le rythme n'est pas trépidant. Cela laisse le temps de constater que Giovanni Lelièvre est de retour dans l'effectif des Jets. Ça joue correctement, les mises en échec sont appuyées mais correctes, mais peu ou pas d'occasions franches des deux côtés. Il faut attendre la sixième minute pour voir Marcon s'interposer d'un grand écart de circonstance. Ce n'est qu'à 10'44, à la suite d'un tour de cage de Vinatier, que les Jets ouvrent la marque. Hugo Vinatier a tenté de mettre le palet au fond des filets mais la rondelle prend le chemin inverse alors que Bäckö est battu. Heureusement pour les jaunes, Quentin Lamey, qui revenait défendre, pousse involontairement le disque au fond des filets (1-0). Par la suite, les Jets se créeront encore deux ou trois occasions mais le score ne bougera pas. Trois pénalités seront sifflées contre les locaux mais la domination des Volants sera stérile.

Killian DufautDès la reprise, les Volants apparaissent beaucoup plus déterminés et les Jets légèrement perturbés/endormis (au choix). Arnaud Mazzone centre pour Florian Ségura qui marque d'un tir flottant en haut à droite de Marcon (1-1, 22'40"). Malgré un contre d'Aubry qui finit dans le filet sans parvenir à y emmener le palet, les Parisiens continuent à dominer. Ils tirent beaucoup, pendant que les Jets se font des passes.

À la mi-match, très belle action d'Yvan Kernéis qui remonte toute la patinoire, dribble trois Volants mais échoue devant Bäckö (qui réussit à ne pas faire voler sa cage sur cette action...). Gautron ne pourra pas reprendre le palet relâché par le gardien. Lors d'une action devant la cage viroise, Michaël Denis (c'est bien lui le n°11 ? Sur la FDM de la fédé, on lui attribue le n°10... et le 11 sur la version papier ?) met involontairement sa crosse dans la figure de Yann Morette. Le haut de la lèvre légèrement ouvert saigne et Denis prend 2'+2'. Brodin clôt un beau jeu en triangle d'un tir à ras de glace pour le premier but en supériorité numérique de la soirée (1-2, 34'01"). Le doute s'installe chez les Jets mais Vinatier part en contre et centre pour Killian Dufaut qui, d'une belle feinte, trompe Bäckö entre les jambières (2-2, 35'17"). Pendant ce temps-là, Olivier Monneau a réorganisé ces lignes et on verra nettement moins Lemoine notamment (pourquoi ?). L'espoir revient chez les jaunes.

C'est à 37'47 que le vent tourne. Un arbitre donne 2' à Guillaume Jeannette pour retenir. Julien Boulet, qui lui est tombé dessus, aurait mérité la même pour simulation. Et là, c'est l'enchaînement, celui que les supporters n'apprécient pas (les joueurs non plus d'ailleurs, mais ça arrive). le gardien Geoffroy Marcon se fait faucher par un Parisien, discrètement, si bien que l'arbitre semble croire qu'il a glissé (quoi de plus normal, la glace... désolé). Marcon se relève, mais pas assez vite. Engström centre et Brodin, encore lui, pousse le palet dans le but grand ouvert (2-3, 39'26"). De dépit, Yvan Kernéis remarquablement calme jusque là, s'emporte (Marcon aussi et il n'est vraiment pas coutumier du fait) et reçoit 10' de méconduite. Inutile de dire que c'est la bronca dans la patoche. À 39'53, Antoine Cohen, plein d'envie, part en contre mais se fait faucher par le dernier défenseur. Pénalty ? Non. Re bronca, sirène et fin du tiers.

Les Volants montrent qu'ils maîtrisent parfaitement le dégagement interdit au début du troisième tiers. C'est pratique, ça fatigue peu et ça casse le rythme. Une stratégie comme une autre. Bäckö, de son côté, continue à jouer à "cage volante" (c'est la faute au but Monsieur l'arbitre, voyez comme il est mal fixé, blablabla – Marcon n'a pas rencontré les mêmes problèmes au T2, mais Larivée, tout le temps qu'il a été virois, oui, alors accordons à Bäckö le bénéfice du doute, mais je m'égare...). Revenons à nos moutons. Belle attaque parisienne, tir de la droite de Boulet, arrêt de la jambière gauche de Marcon, et palet libre propulsé par Kyle Roulston au fond des filets (2-4, 46'28"). Le trou est fait. Le jeu reprend, les Jets tentent et, à la force de sa seule volonté, Pierre-Jean Karimbocus s'extirpe, envoie à Alexis Gautron qui adresse une belle passe à Felix Chougui, bien installé devant le slot, qui lève le palet en haut du filet (3-4, 51'38"). C'est serré, finalement ce match.

Qui craquera le premier ? Pas le duo arbitral en tout cas. À 56'38, contre des Volants plein axe, mauvaise défense viroise, tir et... but ? Non, dit l'arbitre qui signifie un hors-jeu (après que le palet a touché le fond des filets). Ouf pour les Jets. Mais il reste toujours un but à remonter. À 58'51, les Volants, qui n'avaient écopé que de quatre minutes de pénalité depuis le début du match (comme quoi leur réputation est usurpée... oui, je sais, c'est légèrement mesquin mais je tiens à préciser que le match a été globalement très correct), reçoivent 2' pour retard de jeu (j'étais persuadé que Bäckö écoperait à force de faire bouger sa cage... mais non).

À treize secondes de la fin, Roulston est sanctionné pour obstruction, et Engström pour charge avec la crosse. Les Volants craqueraient-ils en fin de match ? En attendant, vu le peu de temps qu'il reste à jouer, Marcon quitte de nouveau son but. Viry à 6 contre 3. Engagement, le palet flotte, atterrit sur Sarnovsky, dont le bras se bloque bien contre le torse. Le palet descend alors le long de l'attaquant virois... et finit dans le but de Bäckö. Joie chez les Jets, surprise chez les Volants et... but refusé. Les Jets ont beau protester qu'il s'agit d'un geste involontaire (à titre personnel, et vu que j'étais derrière le plexi, donc face à Sarnovsky, j'ai le sentiment que ce dernier a quand même un peu "aidé" le palet à trouver son chemin...), l'arbitre ne modifie pas sa décision. Mistrik, dépité, écope dans la foulée d'une méconduite et le match se termine par un dernier tir des Volants qui ne trouvera pas la cage vide.

Au final, les Jets ont laissé échappé un point qui leur tendait les bras. Il va vraiment falloir que leur attaque devienne un peu plus performante (dernière attaque des deux poules). C'est d'autant plus dommage que leur défense, malgré ses erreurs (qui n'en fait pas ?), est la deuxième de la poule B, à égalité avec La Roche. Pour les Volants, leur réalisme et leur roublardise (leur métier ?) ont payé. Bravo à eux. Leur joie de fin de match était par contre légèrement exagérée et inappropriée, à l'image de celle de Thierry Henry il y a peu.

 

Viry-Châtillon - Français Volants de Paris 3-4 (1-0, 1-3, 1-1)
Samedi 12 décembre 2009 à 20h30 à la patinoire des Lacs. 300 spectateurs.
Arbitrage de Teddy Madrias et Hervé Roulet.
Évolution du score :
1-0 à 10'44" : Vinatier
1-1 à 22'40" : Segura assisté de Mazzone et Brodin
1-2 à 34'01" : Brodin assisté de Roulston (sup. num.)
2-2 à 35'17" : Dufaut assisté de Vinatier
2-3 à 39'26" : Brodin assisté d'Engström et Roulston (sup. num.)
2-4 à 46'28" : Roulston assisté de Boulet
3-4 à 51'38" : Chougui assisté de Gautron et Karimbocus

 

Viry-Châtillon

Gardien : Geoffroy Marcon.

Défenseurs : Stanislav Mistrik - Virgil Ponticelli ; Yvan Kerneis - Guillaume Jeanette ; Bertrand Danton - Pierre-Jean Karimbocus.

Attaquants : Zdenko Sarnovsky - Loïc Lemoine - Robin Chrétien ; Hugo Vinatier - Michaël Denis - Éric Blossier ; Antoine Cohen - Alexis Gautron - Felix Chougui ; Killian Dufaut - Benjamin Aubry - Giovanni Lelièvre.

Remplaçants : Nicolas Cargou (G). Absents : Julien Blaugy (envoyé par Air France en Guadeloupe pour 3 semaines), Anthony Denis.

Français Volants de Paris

Gardien : Johan Bäckö.

Défenseurs : Quentin Lamey - Alexis Lamey ; Yann Morette - Arnaud Mazzone (C) ; Frédérick Brodin (A) - Einar Engström.

Attaquants : Loïc Morette - Tim MacLean (A) - Brendan Martial ; Julien Boulet - Kyle Roulston - Charles-André Outin ; Harond Litim - Antoine Blanchard - Florian Segura ; Nicolas Gosset, Nicolas Szewczyk.

Remplaçant : Antoine Intsaby (G).