Reims - Valence (Division 1, 13e journée)

Avant de goûter à un peu de repos, Reims se devait de continuer sa bonne série avec la réception à Bocquaine des Lynx de Valence. Et pour ce troisième match face à un adversaire direct, la méfiance était de mise avec une formation drômoise ayant réussi quelques beaux coups à l’extérieur (victoires en Avignon et à Mulhouse notamment), afin de partir en vacances l’esprit tranquille et de se repositionner dans le Top 8. Et pour ce match important, la troupe à François Dusseau se présentait quasi au complet, seul Kévin Dusseau faisait défaut en raison de sa sélection pour les Championnats du Monde U20.

En début de match les Rémois se montraient quelque peu timorés Il n’était pas surprenant de voir Valence se projeter très vite vers les cages rémoises. Le portier tchèque des Phénix se retrouvait très vite à l’ouvrage. Medeiros, Antoine Pelisse et Filip s’essayaient tour à tour, mais leurs tentatives échouaient sur un Kubis solide. A la 3ème minute, ce même Kubis réalisait même un exploit devant Manon, d’un arrêt « made in NHL » de la mitaine alors que l’avant des Lynx croyait au but. Puis ce fut au tour de Savajol de partir en débordement pour défier le cerbère tchèque, sa tentative restant toutefois infructueuse une nouvelle fois. Les Phénix n’avaient que très peu d’occasions de sortir de leur camp et Valentin n’avait rien à se mettre sous la dent durant les cinq premières minutes du tiers.

La réaction rémoise allait intervenir à la 7ème, par l’intermédiaire de son sniper québécois, Savoie, qui produisait une accélération dont il a le secret…hélas pour lui, son tir était bien maîtrisé par le portier des Lynx. Dans la foulée, Jérémy Sabatier profitait d’un cafouillage à la ligne bleue pour se présenter seul face à Valentin, qui remportait à nouveau le duel. Valence restait toutefois plus dominateur dans la partie, obligeant l’arrière-garde rémoise à se mettre à la faute (08’55). Sur la supériorité qui suivait, Savajol transmettait la rondelle à Filip, dont le slap de la bleue ne laissait aucune chance à un Kubis masqué sur le coup (0-1, 09’11). Les hôtes s’installaient aux commandes de la partie, imposant dès lors un certain faux rythme aux débats. Peu après, Olivier avait le palet du 2-0 en break, mais Kubis se montrait impérial sur le coup et les Rémois pouvaient remercier leur gardien de les avoir maintenus en vie jusque là.

Ainsi pour éviter de voir son adversaire prendre davantage le large, Reims se devait de réagir au plus vite. Ça allait se voir par la suite, les Phénix mettaient plus d’intensité dans leur jeu et se montraient du coup plus menaçants pour la brigade défensive des Lynx. Valence avait toutefois une nouvelle opportunité en supériorité à la 13ème, mais le jeu à quatre des rémois avait raison des gros canons drômois. Revenu à égalité d’hommes, Reims repartait à l’assaut des cages de Valentin. Cahill se lançait dans une chevauchée sur l’aile, contournait la cage et, après une feinte, nettoyait la lucarne de Valentin…du grand art en somme (1-1, 15’58) ! Un peu contre le cours du jeu, les Phénix avaient recollé au score, faisant payer au passage le manque de réalisme de leur adversaire. Les dernières minutes ne donnaient rien à signaler, en dépit d’une nouvelle pénalité rémoise et d’un début d’échauffourée entre Prochazka et Alexis Pelisse au buzzer. Les Rémois regagnaient les vestiaires, conscients de s’en être bien sorti durant ce tiers.

Au retour sur le glaçon, les Rémois bénéficiaient d’une supériorité suite au meeting «amical» de fin de 1er tiers. Et les gros rémois se mettaient rapidement en action. Savoie partait en slalom dans la défense drômoise, mais son tir, repoussé par le casque de Valentin, profitait à Vrielynck qui sautait sur le rebond pour faire passer les Rémois devant (2-1, 20’18).

Avec un certain réalisme, les Phénix avaient repris la marque à leur avantage et se sentaient du coup quelque peu grisés. Restait que les Lynx étaient toujours à portée et ces derniers allaient vite tirer profit de l’euphorie locale. A la 26ème, Savajol profitait d’une relance hésitante de la défense rémoise pour défier Kubis, ce dernier stoppait le tir…mais le palet repartait sur le côté dans la crosse de Sangiorgio, tout heureux de pousser le puck au fond (2-2, 25’46). Valence revenait aux affaires et se sentait pousser des ailes. Reims, sonné par l’égalisation, subissait et, deux minutes plus tard, Medeiros, posté derrière les cages, transmettait à Sangiorgio, qui nettoyait la lucarne gauche de Kubis (2-3, 27’59). Stupeur dans les travées de Bocquaine, Valence venait de repasser devant, se montrant pour le coup très réaliste.

Piqués au vif et touchés dans leur orgueil par ces deux buts, les Rémois se décidaient à passer la vitesse supérieure. A la 34ème, alors en avantage numérique, les hommes de François Dusseau réalisaient une action d’école. Kaisjoki transmettait en zone neutre à Savoie, qui s’infiltrait en zone offensive sur l’aile et transmettait le puck dans l’axe pour Florian Sabatier à la conclusion (3-3, 33’56). La nervosité s’emparait des têtes drômoises et les Lynx de passer plus souvent par la case prison. Sur une pénalité à la 36ème, les partisans de Bocquaine croyaient au but après un tir de Savoie frappant l’intérieur du poteau, mais le corps arbitral ne validait pas l’action. Ce n’était que partie remise, puisque, à la 38ème, l’attaque massive rémoise faisait parler la poudre en double supériorité, Prochazka transperçant la muraille Valentin d’un tir puissant (4-3, 37’45).

Tout Bocquaine s’embrasait sur le coup et l’embellie ne s’arrêtait pas là. Dans la foulée, après un premier tir de Lohou stoppé par Valentin, Martin-Whalen trouvait la transversale sur sa route…mais Lohou se montrait le plus prompt à sauter sur le rebond pour marquer, donnant deux unités d’avance aux Phénix (5-3, 38’25). Reims gérait sans soucis les derniers instants et atteignait la pause avec un avantage substantiel, le plaçant en ballottage favorable pour le dernier tiers.

Avec vingt minutes à jouer et deux unités d’avance au tableau d’affichage, les affaires rémoises semblaient bien parties. Mais, comme au premier acte, les Lynx prenaient l’initiative du jeu et on pouvait craindre un rapproché de ces derniers. Et la sanction intervenait rapidement, ce diable de Sangiorgio profitant d’un cafouillage devant les cages de Kubis pour réduire le score (5-4, 45’46). Sentant le danger venir, les Phénix serraient le jeu. Toutefois, Valence héritait d’une occasion en or à la 52ème, avec une double supériorité. Ce dont les Rémois avaient tiré profit plutôt dans le match, Valence n’en tirait aucun bénéfice, la faute notamment à Martin-Whalen, formidable d’abnégation et harcelant Samson à la bleue, poussant ce dernier à la faute.

La frustration gagnait à nouveau les Lynx et ceux-ci concédaient une nouvelle pénalité (52’20), qui n’allait pas leur porter préjudice ce coup-ci. Tout restait possible dans les dernières minutes, mais le collectif rémois se montrait solide, empêchant tout danger de s’approcher de Kubis. Valence jouait son va-tout dans les dernières secondes en sortant Valentin (59’25), sans réussite toutefois. A la sirène, les Phénix pouvaient savourer une difficile mais au combien précieuse victoire, à contrario des Lynx qui repartaient frustrés, à l’image d’une dernière échauffourée entre Samson et Martin-Whalen.
Avec ce troisième succès d’affilée, les Phénix écartaient un autre adversaire direct, se repositionnant du même coup au sein du Top 8. Les Rémois pourront regarder avec sérénité la prochaine journée, ayant déjà joué leur match à Mulhouse le 11 novembre dernier (ndlr : défaite 6-3). Prochain match pour la troupe à François Dusseau avec la réception, le 2 janvier 2010, des Aigles de Nice à Bocquaine avec objectif de consolider leur place dans le wagon des play-offs.

Homme du match à Valence : Benjamin Olivier.
Homme du match à Reims : Tristant Lohou.


Reims - Valence 5-4 (1-1, 4-2, 0-1).
Samedi 12 décembre 2009 à 20h00 à Bocquaine. 767 spectateurs.
Arbitrage de Marc Mendlowictz assisté de Frédéric Le Berre et Sébastien Geoffroy.
Pénalités : Reims 42' (10', 2', 10'+2x10'), Valence 61' (4', 14', 8'+5'+10'+20').
Évolution du score :
0-1 à 09'11" : Filip assisté de Savajol (sup. num.)
1-1 à 15’58" : Cahill assisté de Rehor
2-1 à 20‘18" : F. Sabatier assisté de Vesely (sup. num.)
2-2 à 25’46" : Sangiorgio assisté de Savajol
2-3 à 27‘59" : Sangiorgio assisté de Medeiros
3-3 à 33'56" : F. Sabatier assisté de Savoie et Kaisjoki (sup. num.)
4-3 à 37’45" : Prochazka assisté de Martin-Whalen et Rehor (double sup. num.)
5-3 à 38‘25" : Lohou (sup. num.)
5-4 à 45’46" : Sangiorgio assisté de Bidoli et Samson