Les juniors français à quitte ou double

Les résultats de l'Ukraine ce week-end (point pris contre la Slovénie puis victoire sur le Japon) ont placé l'équipe de France des moins de 20 ans dans une situation très délicate avant son dernier match contre la Slovénie : en cas de victoire, elle monte sur le podium et remplit son contrat, mais en cas de défaite... c'est une catastrophique relégation en division II qui l'attend ! Un comble pour la seule équipe à avoir résisté à l'Allemagne, menée tout le match vendredi avant de s'en sortir dans les dix dernières minutes (1-2). Oui, mais voilà, ce quitte ou double terrible est la conséquence de l'échec français face au Japon.

Les jeunes Bleus ont été soulagés en début de match par l'ouverture du score de Maxime Brachet, le Dunkerquois d'origine, à la neuvième minute. En fin de premier tiers, le gardien grenoblois Sébastien Raibon a repoussé le tir de pénalité de Miha Verlic, et le score de 1-0 était rassurant en rentrant aux vestiaires.

Mais ce même Verlic n'en avait fini : un but égalisateur au deuxième tiers, une passe décisive pour Luka Scap au début de la troisième période, et la Slovénie est passée devant (1-2). Jusqu'au bout, les hommes de Philippe Bozon ont tenté, tirant 46 fois sur la cage adverse, mais il n'y a rien eu à faire. L'an prochain, ils joueront donc dans les limbes de la division II, un niveau dont la Grande-Bretagne et la Lituanie viennent de s'extirper.

Cela ne consolera pas les Français, mais ils ne sont pas les seuls à pleurer ce soir : dans l'autre groupe, le pays organisateur - la Pologne - a aussi été relégué pour avoir été battu par la Croatie qui ne se reposait pourtant que sur une ligne de bon niveau. Ce n'est pas le cas des Français, qui ont prouvé pouvoir tenir tête à une équope de niveau d'élite (l'Allemagne avant-hier) mais qui affronteront Chinois ou Belges l'an prochain dans ce qui sera une "année perdue" pour la génération 1991.

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