Montpellier - Mulhouse (Division 1, 15e journée)

Entre le 4ème et le 3ème, le mot duel n'a pas été usurpé lorsqu'il se doublait d'une autre confrontation, celle de l'élève Bilbao et du maître Eriksson.

Les Vipers attaquaient fort dès les premières secondes et Jens Eriksson (00'21") se retrouvait débordé et pénalisé. Ils installaient leur jeu de puissance et Michaël Gasnier sortait coup sur coup deux énormes arrêts. Le cerbère alsacien montrait par là qu'il était dans les mêmes dispositions qu'au match aller. Un mur...

De l'autre côté de la patinoire, les choses se compliquaient diablement lorsqu'au premier tir (2'54"), pourtant anodin, le palet se retrouvait au fond des filets sans qu'aucun geste ne soit esquissé. Jure Stopar était crédité du lancer avec comme complice un autre Slovène, Domen Vedlin. Un duo qui devait faire sourire Dany Gelinas, entraîneur des Slovènes U20 et U18, venu en voisin de Narbonne.

Si la pénalité à Eriksson était restée stérile, celle à Quentin Garcia (4'55") se révélait coûteuse quand, 13 secondes après la mise au jeu, le palet se retrouvait à nouveau au fond des filets. Anthony Pernot avait complété le jeu en triangle de Vincent Bringuet et François Delisle.

Pas assommés par ces deux buts pourtant assassins, les Montpelliérains repartaient à l'assaut de la forteresse Gasnier & co, les co étant des défenseurs appliqués et disciplinés à cantonner les nombreux tirs à des angles éloignés. Malgré tout, les avants alsaciens partaient en prison et, à la 3ème tentative en supériorité numérique, Joshua Boileau allait faire plier le portier mulhousien par un plomb directement envoyé dans le haut du filet.

Décidés à revenir au score, les Vipers profitaient d'une autre pénalité (20'37") aux Scorpions qui, ajoutée à celle obtenue en fin de tiers-temps, permettaient à Jérôme Catil d'égaliser sur des passes de Joshua Boileau et Ville Åman. Revenus à parité, les Vipers s'enflammaient, héritant même d'une supériorité, mais qu'ils ne parvenaient pas à concrétiser. Par contre, lorsqu'ils donnaient une occasion de supériorité à Mulhouse (28'19"), il ne fallait pas plus de cinq secondes à Yann Marez (28'24") et Adrien Dufournet pour tromper Fabrice Agnel.

Les Héraultais se secouaient et repartaient de plus belle, mais pour se heurter au dispositif d'Eriksson. Le technicien alsacien avait repositionné ses troupes pour laisser passer l'orage. Le renard de la glace était bien aidé en cela par une certaine désorganisation des troupes de Lionel Bilbao, contraint de se passer de Sébastien Aris et Alexis Billard, sortis tous deux tôt dans le match, l'un pour une douleur à la cuisse, l'autre sur une percussion ayant généré une énorme bosse juste au-dessus de l'oeil.

Bien pris par un pressing haut suivi d'un dispositif sévère en zone neutre, les Vipers peinaient à entrer correctement en zone d'attaque. Il ne restait à Mulhouse qu'à défendre avec un sens aigu du sacrifice et l'on obtenait le but recherché : l'étouffement des ardeurs montpelliéraines et un lent gonflement du capital confiance des visiteurs d'un soir.


Même éprouvés par la fatigue de deux gros tiers et du voyage, les hommes d'Eriksson continuaient à produire leur effort, un gardien en état de grâce les aidant considérablement.

Mais Agnel s'était aussi ressaisi et empêchait que le match ne bascule tout à fait au seul profit des Scorpions. La bonne agressivité de ces derniers usait des Montpelliérains qui avaient de plus en plus de mal à rendre les coups portés, se contentant de jolis gestes techniques pour revenir encore une fois à parité. Mais le mois de novembre est loin et ce sont plutôt les Alsaciens qui mettaient un point final à la rencontre.

En bon capitaine, Julien Aubry (54'17") profitait de la passe de Kevin Gadoury pour partir en break et mettre en bémol les tentatives de revenez y.

C'est Erik Piatak, rentré après sept semaines d'absence, qui allait les enterrer lorsqu'il pénétrait sur la glace en 6ème homme à deux minutes de la fin.

Il éteignait les espoirs d'une sortie de gardien et que la pression d'un homme supplémentaire fasse craquer le dispositif mulhousien. Plus rien ne pouvait être tenté et le chrono égrenait lentement les dernières secondes d'un match qui consacrait la fin des victoires à Végapolis.


Montpellier - Mulhouse 2-4 (1-2, 1-1, 0-1).
Samedi 2 janvier 2010  à 19h30 à Végapolis. 871 spectateurs.
Arbitrage de Marc Mendlowictz assisté de Nicolas Barbez et Frédéric Peurière.
Pénalités : Montpellier 10' (4', 4’, 2'), Mulhouse 18' (8', 10‘, 0').
Tirs : Montpellier 39 (17, 13, 9), Mulhouse 27 (10, 7, 10).
Évolution du score :
0-1 à 02'54" : Stopar assisté de Vedlin
0-2 à 05'08" : Pernot assisté de Bringuet et Delisle (sup. num.)
1-2 à 17’07" : Boileau assisté de Garcia et Catil (sup. num.)
2-2 à 20‘49" : Catil assisté de Boileau et Åman (double sup. num.)
2-3 à 28'24" : Marez assisté de Dufournet (sup. num.)
2-4 à 54'17" : Aubry assisté de Gadoury