Reims - Nice (Division 1, 15e journée)

Après une mini-trêve hivernale, les Phénix retrouvaient les joutes du championnat avec l’ambition de bien négocier un mois de janvier plus que décisif, avec cinq rencontres importantes dans l’optique des play-offs. Et le premier obstacle à négocier se trouvait être les Aigles de Nice, formation que les Phénix avaient battu 6-5 à l’aller. Face à une formation qui ne lâchait rien, concentration et rigueur étaient de mise chez les Rémois pour repartir avec la victoire.

Sans doute mis en garde sur l’importance du début de match, les Phénix attaquaient avec prudence la rencontre. Un peu trop sûrement, puisque c’était Nice qui parvenait à se créer les premières occasions dans ce match, sans grand danger toutefois pour Kubis et ses partenaires. La révolte des locaux intervenait assez rapidement et Savoie (02’45) se chargeait de tester une première fois Skoggard, qui répondait présent sur le coup. Petit à petit, les Phénix prenaient la mesure de leur adversaire et créaient à leur tour des occasions franches à l’image de Jérémy Sabatier ou Rehor notamment. Les Rémois se montraient plus percutants que leurs hôtes, à l’instar de ce slap de Savoie sur lequel Skoggard devait prendre un instant pour se remettre, après l’avoir stoppé avec le masque. En parallèle, les contacts se faisaient rugueux, Zeleny et Rehor en faisaient l’expérience, ce qui offrait un peu de répit aux deux équipes.

Ces interruptions passées, Reims reprenait sa domination et celle-ci allait payer à la 8ème. Prochazka décalait parfaitement sur l’aile gauche Jérémy Sabatier, qui fixait le portier et servait sur un plateau Martin-Whalen pour l’ouverture du score (1-0, 07’45). Les Phénix s’installaient aux commandes du match et semblaient décidés à creuser l’écart. Hélas une pénalité à la 12ème venait contrarier leur élan. Nice avait une belle occasion de revenir, mais se faisait surprendre sur un contre amorcé par Lohou, qui lançait Vrielynck, ce dernier se servant parfaitement de son défenseur pour doubler la mise, devant un Skoggard impuissant (2-0, 11’56). Cependant Nice ne baissait pas les bras et continuait à solliciter Kubis, mais le portier tchèque se montrait solide et assurait le spectacle face aux assauts des Aigles. Reims tentait de gérer son avantage jusqu’à la pause, mais se mettait en difficulté en fin de tiers avec une double infériorité. Heureusement pour la formation de François Dusseau, les Niçois se heurtaient au mur défensif des Phénix et Reims regagnait la pause avec un avantage conséquent.

A la reprise du second acte, il restait aux Phénix à tuer le restant de la double supériorité, avant de repartir à l’assaut des cages niçoises. Nice ne parvenait toujours pas à percer la muraille Kubis et s’exposait aux contres des Rémois, qui manquaient hélas de réalisme face aux cages de Skoggard, à l’instar de Jéréy Sabatier, qui se montrait un peu trop collectif au moment de conclure son raid. Les Aigles poussaient de plus belle, mais un nouveau contre des locaux voyait Rehor servir Kévin Dusseau, qui éliminait un défenseur et nettoyait la lucarne gauche de Skoggard (3-0, 28’42). Reims plaçait une nouvelle accélération par Cahill, qui servait à l’opposé Marchand, mais la reprise du rémois était stoppée par la bote de Skoggard. Avec cet avantage de trois unités à la marque, les Phénix se contentaient d’attendre leurs adversaires et de leur laisser l’initiative du jeu.

Mais à ce jeu là, Reims se mettait inutilement à la faute en fin de tiers, offrant une fenêtre aux Aigles pour réduire la marque (36’22). Et Nice ne mettait qu’une minute pour trouver la faille, Mahaut inscrivant son but après deux arrêts réflexes de Kubis (3-1, 38’05). Décomplexés par ce but, les hommes de Stan Sutor jouaient les coups à fond. Persson, idéalement servi par Zeleny, le « chouchou de Bocquaine », inscrivait le second but niçois dans la foulée (3-2, 39’08). Ce but relançait à coup sûr les Aigles dans ce match et tout redevenait possible. Malgré une dernière frayeur, les Phénix regagnaient les vestiaires, conservant un mince avantage à la marque, la faute à ne pas avoir converti leurs occasions franches à 3-0.

Au retour sur le glaçon, le scénario était simple pour Rémois et Niçois, la victoire semblant désormais possible pour chacun. Les Niçois se ruaient à l’attaque et Reims se contentait de repousser les offensives des hôtes du soir. L’élan était du côté des Aigles et la réussite aussi. A la 50ème, une relance rémoise était contrée derrière les cages de Kubis et revenait par bonheur dans la crosse de Grendel, qui ne se faisait pas prier pour égaliser à la grande stupeur des partisans de Bocquaine (3-3, 49’02).

Désormais tout redevenait à faire pour les Phénix, mais ces derniers semblaient piqués au vif par ce but. Les hommes de François Dusseau repartaient à l’abordage des cages niçoises. Les débats devenaient tendus, pour preuve cette mini altercation entre Vrielynck et Bottone à 49’02. A quatre contre quatre, les espaces s’ouvraient de chaque coté et, suite à un débordement sur la droite de Prochazka, Rehor servait à merveille Martin-Whalen qui replaçait ses couleurs en tête (4-3, 51’15). Mais la joie était de courte durée, puisque, à peine une minute plus tard, Gillardin profitait d’un cafouillage devant les cages rémoises pour remettre tout le monde à égalité (4-4, 51‘15).

La folie s’emparait de ce match. A 6 minutes du terme, Florian Sabatier offrait un palet de but à Kaisjoki, posté à l’embouchure des buts niçois, et la reprise du Finlandais faisait mouche (5-4, 53’59). Nice ne semblait pas affecté par ce but et répliquait quasi instantanément. Zeleny profitait d’une parte de palet rémoise à la neutre pour défier et ajuster Kubis d’un maître tir en lucarne (5-5, 55’57). Tout restait à faire et l’ambiance devenait irrespirable dans Bocquaine. Dans les derniers instants du tiers, Florian Sabatier croyait forcer la décision en faveur des Phénix, après un raid victorieux en duo avec Vrielynck (6-5, 56’54).

Les Rémois se repliaient autour de Kubis et tentaient de repousser les derniers assauts des Aigles. Un dernier dégagement de Vesely était jugé illicite par le corps arbitral et Nice se voyait offrir une toute dernière occasion de créer l’égalité (58’43). A un homme en plus, Sutor en profitait pour sortir Skoggard. La tension était à son maximum et tout Bocquaine encourageait ses joueurs à tenir, mais Nordqvist jetait un froid à quinze secondes du terme en logeant le palet d’un trou de souris (6-6, 59’45) ! Avec ce but, les Niçois forçaient une prolongation, comme au match aller.

Après une pause, les hostilités reprenaient à quatre contre quatre pour 5 minutes et Reims semblait décidé à mettre fin à la partie le plus rapidement possible. Kévin Dusseau puis Savoie avaient l’occasion de trancher les débats, mais Skoggard s’interposait à chaque fois. Nice avait lui aussi une occasion en or sur un break de Gillardin, mais Kubis sauvait les siens. La tension était toujours palpable, Kaisjoki et Zeleny en apportant une preuve supplémentaire. A deux minutes du terme de la prolongation, le tandem Florian Sabatier/Vrielynck semait la panique devant les cages niçoises, les défenseurs des Aigles peinaient à se dégager et Vesely sautait sur l’occasion pour scorer, délivrant ainsi son équipe et tout Bocquaine (7-6, 63’22).
Après avoir mené 3-0, les Rémois ont du batailler sévère pour se défaire d’une accrocheuse équipe niçoise. Avec cette nouvelle victoire, ils empochaient deux points précieux dans la course aux play-offs. Reste à poursuivre cette série le week-end prochain, avec un déplacement périlleux face à la rugueuse équipe de l’Entente Deuil/Garges.

Homme du match à Reims : Florian Sabatier.
Homme du match à Nice : Mattias Nordqvist


Reims - Nice 7-6 (2-0, 1-2, 3-4, 1-0).
Samedi 2 janvier 2010 à 20h00 à Bocquaine. 569 spectateurs.
Arbitrage de Gilles Durand assisté de Frédéric Le Berre et Sueva Torribio.
Pénalités : Reims 18' (6', 2', 6', 4'), Nice 12' (2', 2', 4', 4').
Évolution du score :
1-0 à 07'45" : Martin-Whalen assisté de J. Sabatier et Prochazka
2-0 à 11’56" : Vrielynck assisté de Lohou et Savoie (inf. num.)
3-0 à 28‘42" : Dusseau assisté de Rehor
3-1 à 38’05" : Mahaut assisté de Gillardin et Banas (sup. num.)
3-2 à 39‘08" : Persson assisté de Zeleny et Brejka
3-3 à 49'02" : Grendel assisté de Zeleny et Gillardin
4-3 à 50’34" : Martin-Whalen assisté de Rehor et Prochazka
4-4 à 51‘15" : Gillardin assisté de Mahaut
5-4 à 53’59" : Kaisjoki assisté de F. Sabatier et Savoie
5-5 à 55‘57" : Zeleny
6-5 à 56‘54" : F. Sabatier assisté de Vrielynck
6-6 à 59'45" : Nordqvist assisté de Gillardin et Brejka (sup. num.)
7-6 à 63’22" : Vesely assisté de Vrielynck F. Sabatier