Rouen - Angers (Coupe de France, demi-finale)

illus_100105_036Rouen, roi de la plaine, en attendant Bercy !

Angers, leader sans partage de la Ligue Magnus, s’est fait exploser sur l’île Lacroix en plus d’être contraint de laisser choir ses rêves de notoriété à Bercy.

Perdre sur un coup de dés dans un match au couteau face à une équipe rouennaise remise sur des bons patins, cela peut arriver.

Se faire laminer de 7 buts en ne voyant pas souvent le jour de toute la partie, ce sera plus complexe à gérer dans les samedis à venir du championnat.

Réponse, sauf nouvel accident contre les Ours au Haras, dans dix jours avec un voyage à Briançon qui pourrait commencer à sentir le sapin en cas de nouvelle défaite flagrante des Ducs en déplacement.

Pour Rouen, le coup est plus que superbe, non seulement le RHE76 aura l’occasion de lustrer son aura en disputant la finale de la coupe bling bling, plus honorifique que glorieuse, mais en plus il a trouvé l’équilibre offensif-défensif qui lui manquait encore cette saison. Même plus besoin de marquer énormément, Trevor Koenig et son arrière-garde ne prennent plus de but !

illus_100105_120Tout a commencé très vite. Jérémie Romand a été oublié devant le but angevin. Lorsqu’il se saisit en mouvement de la rondelle, après une passe remarquable adressée en aveugle pendant un tour sur lui-même de Lionel Tarantino, le jeune international français à ras la glace ne laisse aucune chance à Peter Aubry. Notez que cette ouverture du score est partie d’une relance de Trevor Koenig de derrière son but, relayée ensuite par Cédric Custosse puis Loïc Lampérier (1-0 à 01’51).

Cela chauffe encore sur le but des visiteurs (Mallette à 4’19 & Doucet à 4’29) mais c’est après deux timides réactions angevines (Igier à 7’05 & Vidman à 8’00) qu’Éric Doucet prendra tout son temps pour enfiler dans une cage grande ouverte le rebond d’une tentative de déviation de Carl Mallette sur un lancer de Petri Virolainen (2-0 à 09’19).

Les joueurs de Heikki Leime auront ensuite plusieurs opportunités de réduire la marque, mais la mitaine de Trevor Koenig est monstrueusement solide face à Pierre-Luc Laprise (11’24). Les Ducs auront même une minute et vingt-trois secondes à jouer en double supériorité. Daniel Carlsson, Kai Öhberg, Marc-André Thinel et Jonathan Zwikel ont fait partie des trios défensifs ayant contrecarré les unités spéciales adverses (14’53). Angers a laissé échapper une belle chance et ne s’en remettra pas. On se demande encore comment Éric Doucet a pu manquer l’occasion suivante. Le vétéran joueur de centre n’a pas dû en manquer beaucoup de ce type (15’43). 

ilus_100105_118Les coéquipiers de Jonathan Bellemare laisse filer un nouveau jeu de puissance dès leur retour sur la glace(23’01). Par contre, les Dragons connaissent la réussite sur cet exercice, d’une déviation de Luc Tardif sur un tir des poignets de Kai Öhberg (3-0 à 27’30).

Loïc Lampérier manque le cadre (28’12) mais pas son capitaine. Bien trouvé par Marc-André Thinel, Carl Mallette, aux mains aussi solides qu’invisibles, de près envoie le palet au-dessus de l’épaule gauche de Peter Auby. Superbe (4-0 à 28’40) ! Heikki Leime demande un temps mort.

Nous sommes à la mi-match, et si Rouen a marqué quatre buts, Angers a bien le temps d’en faire autant dans la seconde moitié de la partie. On se dit que l’ASGA va réagir surtout, si elle peut compter sur Peter Aubry sortant un arrêt incroyable de la mitaine devant Magnus Eriksson (33’57).

Mais la défensive des joueurs du Maine-et-Loire abandonne une seconde fois son gardien lorsqu’il accorde un mauvais rebond. En contre, Éric Doucet frappe instantanément du revers le long retour du tir désaxé de Carl Mallette (5-0 à 34’55).

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Bercy s’éloigne de l’Anjou. Pourtant, les Ducs se font violence mais ils se heurtent à un Trevor Koenig royal qui se bat pour blanchir la fameuse attaque du leader du championnat même lors de deux nouveaux jeux de puissance angevins. Pierre-Luc Laprise par deux fois (35’07 & 37’57) et Jonathan Bellemare (35’26) seront frustrés en cette fin de deuxième tiers.

Le dernier vingt reprend de plus belle. Si Marc-André Thinel manque son face-à-face avec Peter Aubry (42’43), Daniel Carlsson participe au feu d’artifice et envoie une énorme mine de la ligne bleue (6-0 à 43’44).

Quelques minutes plus tard, après une échauffourée mettant en cause Jérémie Romand et "abandonnée" par Poudrier, Daniel Babka enfonce le clou d’un tir frappé de loin (7-0 à 46’27).

Les espoirs de chaque équipe peuvent faire leur entrée sur la glace. Cerise sur le gâteau, les Rouennais se battent bec et ongles pour obtenir un blanchissage. Vaillament, ils l’obtiennent.

Rendez-vous maintenant pour les Dragons au POPB pour la fête du hockey sur glace, pour désormais une chose sérieuse, la finale de la coupe de France. Et comme pour un Dragon, une finale, cela ne se joue pas, cela se gagne, cela promet de l’émotion contre Briançon.

 

Rouen - Angers 7-0 (2-0, 3-0, 2-0)
Mardi 5 janvier 2010 à 20h00 au centre sportif Guy Boissière. 2747 spectateurs.
Arbitrage d'Alexandre Hauchart assisté de Pierre Dehaen et Jérémy Rauline.
Pénalités : Rouen 16’ (4’, 8’, 4’) ; Angers 10’ (2’, 2’, 6’).
Évolution du score :
1-0 à 01'51" : Romand assisté de Tarantino et Lampérier
2-0 à 09'19" : Doucet assisté de Mallette et Virolainen
3-0 à 27'30" : Tardif assisté de Öhberg et Salmivirta (sup. num.)
4-0 à 28'40" : Mallette assisté de Thinel et Doucet
5-0 à 34'55" : Doucet assisté de Mallette et Eriksson
6-0 à 43'44" : Carlsson assisté de Zwikel et Tardif
7-0 à 46'27" : Babka assisté de Salmivirta (sup. num.)

 

Rouen

Gardien : Trevor Koenig.

Défenseurs : Petri Virolainen – Magnus Eriksson ; Daniel Carlsson – Daniel Babka ; Kai Öhberg – Cédric Custosse.

Attaquants : Carl Mallette (C) – Éric Doucet (A) – Marc-André Thinel ; Ilpo Salmivirta – Jonathan Zwikel (A) – Luc Tardif Jr : Lionel Tarantino – Loïc Lampérier – Jérémie Romand ; Julien Desrosiers (avec parcimonie) ; puis Anthony Rech et Alexandre Mulle à 51'53".

Remplaçant : Mickael Muller (G). Absents : Adrien Fénart (genou), David Holmqvist.

Angers

Gardien : Peter Aubry.

Défenseurs : Marko Kiprusoff – Kévin Igier ; Pavol Mihalik – Lauri Lahesalu ; Per Braxenholm ; puis Charlie Doyle à 49’05".

Attaquants : Pierre-Luc Laprise [puis Baluch à 40'00"] – Jonathan Bellemare (C) – Éric Fortier ; Tomas Baluch (A) [puis Laprise à 40'00"] – Thiery Poudrier – Hermanni Vidman ; Mathieu Frecon – Juho Jokinen (A) – Julien Albert.

Remplaçant : Lucas Normandon (G), Nicolas Hebert et Nicolas Primout. Absents : Simon Lacroix (genou), Matias Metsäranta (fracture de la mâchoire).