Rouen II - Dunkerque (Division 2, 12e journée)

Avant de retrouver Clermont le 16 janvier en Auvergne pour un match couperet, la Division 2 de Rouen se voyait proposer pour sa première sortie à domicile de 2010 un morceau de choix avec la visite des Corsaires de Dunkerque. Vaincus dans le Nord au match aller 4 buts à 2, les Dragons pouvaient nourrir quelques espoirs avant la rencontre face aux Corsaires, d'autant plus que le gardien international Fabrice Lhenry, remis de sa longue blessure contractée au mois d'août 2009, effectuait sa reprise avec la jeunesse rouennaise.

Passés tout proche du « joli coup » les Hauts Normands finiront néanmoins par s'incliner 2 buts à 1 en fin de partie au terme d'une rencontre âpre qui aurait pu tourner à la faveur des Dragons. En effet, à l'image de plusieurs matchs cette saison, les joueurs de Julien Guimard devront composer avec des regrets tant le corsaire semblait à portée de fusil. Pourtant le début de la rencontre semblait sourire aux visiteurs. Plus rapidement dans la rencontre, les Dunkerquois sollicitaient le portier des Dragons à plusieurs reprises. Dans son filet, Monsieur Lhenry répondait présent et donnait le change avec habilité. Toujours propre, décisif comme sur cette opportunité de Karl Dewolf seul face à lui (07'06"), le gardien jaune et noir apportait toute son expérience et ne pouvait que rassurer ses jeunes coéquipiers. Ainsi, même si Clément Thomas profitait d'un lancer malencontreusement dévié par un Dragon pour tromper en avantage numérique Fabrice Lhenry (0-1 à 08'49"), les Dragons restaient solidaires et ne paniquaient pas.

C'est ainsi qu'une minute seulement était nécessaire aux Rouennais pour trouver l'égalisation. Une série de lancers devant la cage du jeune Arthur Legrand donnait des sueurs froides au banc dunkerquois jusqu'à l'intervention du défenseur jaune et noir Nicolas Lehericey, qui mettait un terme à la panique en imposant son lancer égalisateur (1-1 à 09'48). Revenus à parité, les compteurs remis à zéro, les Rouennais profitaient de l'indiscipline désormais légendaire des Dunkerquois pour se mettre en avant. A 5 contre 3 (16'42"), à 5 contre 4 (13'14", 15'11", 19'26"), pendant de longues, très longues minutes, les Rouennais évolueront en surnombre. Peine perdue, tantôt maladroits, tantôt naïfs, tantôt trébuchant sur un Arthur Legrand pour le moins enthousiaste, les Dragons ne parvenaient pas à trouver la faille et s'exposaient même à des contres meurtriers à l'image de cette violente contre-attaque orchestrée par Karl Dewolf qui servait un Loïc Destoop seul au monde face à Fabrice Lhenry. Fort heureusement pour les Dragons, l'international flirtait avec l'excellence pour déjouer l'opportunité maintenant le score à 1-1 à la fin de la première période (19'38").

Pour les Dragons, le pire était encore à venir. Ultra-dominateurs dans la deuxième période, les Rouennais livreront une période parfaite ou presque. Étouffant totalement un adversaire aux abois, les joueurs de Julien Guimard mettront tout en oeuvre pour prendre la main dans cette rencontre. Multipliant les occasions, les lancers, les tentatives, jamais les Rouennais n'auraient du rentrer au vestiaire pour la deuxième pause sans avoir pu inscrire le moindre but. Pourtant, tel était leur destin durant la période médiane. Ainsi, à nouveau en double avantage numérique (26'48"), les Dragons sollicitaient Arthur Legrand sur cette tentative de Kévin Beziau, escroqué comme il faut par l'expérimenté Karl Dewolf qui se servait de son séant pour décaler la cage au moment opportun (27'02"). Sanction identique pour Anthony Rech seul face au portier dunkerquois qui paniquait au moment d'ajuster son lancer non cadré au final (28'45"). Quelques minutes plus tard, ce sont des larmes de dépit qui coulaient le long des yeux de Thomas Dreyfus alors que sa tentative pourtant adroite était déviée. Rien n'y faisait, l'énumération des opportunités de marquer dans le camp des Dragons était interminable jusqu'à la deuxième sirène, non sans une dernière occasion sur une passe de Florian Chakiachvili pour Valentin Dumelie. Le palet propulsé par l'attaquant rouennais longeait la ligne de but dunkerquoise sans jamais daigner sourire aux Dragons (38'07").

Après une deuxième période totalement à l'avantage des Rouennais face à des Dunkerquois littéralement asphyxiés, difficile désormais de prévoir l'issue de la rencontre. Découragement des Normands face à un regain de forme des Nordistes ou mise à mort du corsaire blessé par un Dragon imperturbable ? Sortis du gouffre, les Corsaires se montraient à nouveau véhéments face à Fabrice Lhenry. Ainsi, il fallait tout le sens du sacrifice de Cédric Custosse pour se coucher sur un puissant lancer de Karl Dewolf (40'16").

Plus équilibrée la rencontre tergiversait encore pour choisir son camp pour quelques minutes encore. Non pas sur cette tentative rouennaise de Valentin Dumelie suivie d'un rebond pour Kévin Beziau (45'13") mais, sur l'opportunité suivante, dunkerquoise cette fois. Sur une pénalité différée, une série d'arrêts de Fabrice Lhenry ne suffisait pas pour contrarier le sniper François Rozenthal.qui marquait le « game-winning goal » de la rencontre (1-2 à 49'49"). Sans le savoir, le meilleur compteur de la poule A venait de porter un coup fatal aux Dragons. Malgré un Fabrice Lhenry toujours aussi sûr de lui, relayé parfois par le sacrifice de ses défenseurs à l'image de Clément Hondier se jetant face au palet (51'15"), les Rouennais ne parviendront pas à renverser la vapeur en dépit d'une dernière grosse occasion pour Kévin Beziau seul face à Arthur Legrand (56'33"). Le score restera en l'état, 2-1 à la faveur des Corsaires de Dunkerque qui auront su laisser passer l'orage du deuxième tiers pour prendre les devants sur l'expérience. Prochain rendez-vous pour les Dragons avec un bien périlleux déplacement à Clermont-Ferrand, sixième au classement avec un point d'avance sur les Rouennais, septième.

Rouen - Dunkerque 1-2 (1-1, 0-0, 0-1).
Samedi 9 janvier 2010 à 16h20 à la patinoire de l'Île Lacroix. 180 spectateurs.
Arbitrage de Stéphane Phelippe assisté de Christophe Picard.
Pénalités : Rouen 16' (4'+10', 0', 2'), Dunkerque 28' (10'+10', 8’, 0').
Évolution du score :
0-1 à 08'49" : Thomas assisté de N'Guyen et Dewolf (sup. num.)
1-1 à 09'48" : Lehericey
1-2 à 49’49" : Rozenthal assisté de Dewolf et N'Guyen