Reims - Annecy (Division 1, 17e journée)

Après avoir ramené de haute lutte la victoire de Garges, les Phénix avaient l’occasion de poursuivre leur série en cours avec la réception de la lanterne rouge Annecy. Un match qui paraissait à leur portée, mais la méfiance restait de mise face à une équipe en net redressement depuis décembre. Les Rémois étaient bien conscients de devoir engranger des points importants avec cette rencontre, avant d’aller défier Caen lors de la prochaine journée.

Les entames de match des Rémois étaient souvent délicates, mais comme le week-end dernier, les locaux engageaient bien les hostilités. Et sans quelques arrêts bien sentis de Bossier face notamment à Vrielynck, les Phénix auraient déjà pu prendre les devants à la marque. Annecy faisait le dos rond en ce début de rencontre et attendait une ouverture au sein de l’orage rémois. Après un nouveau double sauvetage de Bossier au devant de Marchand, Arnaud récupérait le puck à la neutre, slalomait dans la défense rémoise et trompait Kubis d’un tir puissant (0-1, 04’49). Première action et premier but pour les Chevaliers du Lac, qui ne pouvaient commencer mieux. Ce but refroidissait tout Bocquaine et les Phénix semblaient sonnés par cette ouverture du score contre le cours du jeu. Déboussolés, les Rémois se mettaient doublement à la faute dans les instants suivants et offraient une occasion rêvée aux visiteurs de faire le break (05’35). Et, après un premier slap de Bonnard bien repoussé par Kubis, Billieras, décalé par Catelin, expédiait le puck dans la lucarne opposée (0-2, 06’09) !

Le réalisme glacial des visiteurs avait frappé et les Rémois se retrouvaient très tôt dans une situation pour le moins inconfortable. A 7’51, l’attaque massive rémoise avait l’opportunité de remettre de l’ordre dans ce match, mais Bossier et Cie faisaient le métier. Annecy profitait de la fébrilité des rémois pour se créer les occasions les plus franches. Romain Laplace partait à son tour dans une chevauché fantastique, heureusement pour les partisans rémois, il était rattrapé in extremis par la défensive locale. A la 15ème, les frères Laplace donnaient à leur tour le tournis aux Rémois en zone d’attaque, et après plusieurs essais stoppés par Kubis, Boldron se trouvait à l’affût au premier poteau pour dévier dans les buts un service de Romain Laplace (0-3, 14’02).

L’addition commençait à être salée pour la troupe à François Dusseau, mais pas illogique au vu du match. Pour secouer ses troupes, le coach rémois appelait un temps-mort. Mais l’effet escompté ne venait pas et c’était Annecy qui continuait de maintenir les têtes rémoises sous l’eau. Le cauchemar était loin d’être fini pour les Phénix, puisque, à la 19ème, Catelin se trouvait à point nommé pour reprendre victorieusement un rebond de Boldron, consécutif à un break stoppé par Kubis dans un premier temps (0-4, 18’26). Le calvaire des rémois prenait fin quelques instants plus tard et on espérait cette pause salvatrice pour les Phénix.

A la reprise, on ne pouvait que constater qu’Annecy avait toujours la mainmise sur la rencontre. Le jeu des Rémois était toujours brouillon et Bossier passait jusque là une soirée des plus tranquille. Kubis devait réaliser des prouesses pour maintenir à flot le navire rémois, notamment sur la supériorité à la 27ème. Mais cette dernière à peine terminée, Arnaud se retrouvait esseulé aux abords des cages rémoises et s’y reprenait à trois fois pour battre le pauvre Kubis (0-5, 29’08).

Touchés dans leur orgueil, les Rémois se montraient enfin dangereux devant les buts adverses. A la 31ème Kaisjoki, servi par Cahill, était à deux doigts d’inscrire les Rémois à la marque, mais le poteau venait à la rescousse de Bossier. Deux minutes plus tard, le Finlandais lançait sur le coté gauche Florian Sabatier, qui rentrait en zone offensive et nettoyait la lucarne droite du portier des Chevaliers d’un slap rageur (1-5, 32’10). Était-ce le début de la révolte des Phénix ? Hélas non, car dans la foulée du but, Romain Laplace partait en contre et se servait du défenseur rémois pour mystifier Kubis et redonner cinq longueurs d’avance à ses couleurs (1-6, 33’35).

Ce but était de trop pour le coach rémois, qui décidait de lancer dans la bataille le jeune Bertein, afin de créer aussi le fameux choc psychologique. Ce changement semblait créer l’étincelle souhaitée chez les Phénix. Une minute après, Cahill partait en débordement, contournait la cage de Bossier et logeait le puck entre les bottes du portier des Chevaliers (2-6, 33’47). Dès lors la pression rémoise s’intensifiait sur la cage d’Annecy, mais ni Jérémy Sabatier, ni Rehor sur une double tentative, ne réussissaient à faire revenir les Rémois à trois unités de leur adversaire du soir. Malgré une dernière pénalité à 38’27, les Chevaliers du Lac préservaient leur avantage conséquent à la marque.

Au retour sur le glaçon, les Phénix repartaient avec le couteau entre les dents et étaient bien décidés à tout donner pour faire un come-back comme à Montpellier. Le sort leur semblait en prime favorable, puisqu’Annecy se mettait trois fois de suite à la faute. Les deux premières opportunités ne changeaient rien au score, mais sur la troisième supériorité, Rehor, servi par son compatriote Prochazka, transperçait la muraille Bossier et redonnait de l’espoir au camp rémois (3-6, 49’49). Les Phénix poussaient davantage, mais restaient encore maladroits, ce qui les empêchait d’aller au bout de leurs actions et facilitait quelque peu la tâche d’une équipe d'Annecy qui restait toujours aussi sereine.

Les hôtes géraient parfaitement leur avance, se contentant de quelques contres pour tenir en alerte Bertein. Une infériorité rémoise, à la 52ème, venait freiner les velléités rémoises, Annecy n’en profitant pas pour le coup. Au sortir du jeu de puissance adverse, les Rémois bénéficiaient à leur tour d’un jeu à un homme de plus. Et à nouveau l’attaque massive des Phénix trouvait la faille, cette fois–ci par l’intermédiaire de Florian Sabatier d’une déviation dans le slot (4-6, 54’09). Deux unités à remonter à six minutes du terme, la mission semblait loin d’être impossible pour Martin-Whalen et ses partenaires. Mais la réputation des Rémois était connue de tous, et en l’occurrence d’Annecy, qui se regroupait dès lors en zone défensive et bloquait toutes tentatives. Face au mur se présentant face à eux, les Rémois restaient hélas sans solution et devaient s’avouer vaincus à la sirène.

Avec ce résultat, les Phénix réalisaient une contre-performance, qui stoppait net leur bonne série actuelle. De son côté, la formation d'Annecy avait donné une leçon de réalisme, mais aussi mérité sa victoire, lui permettant de revenir à la course au maintien avec Courbevoie et Amnéville. Reims avait certes pris un coup derrière la tête samedi soir et une réaction est attendue lors du prochain déplacement en terre caennaise, avant la réception à Bocquaine dans deux semaines d’un concurrent direct aux play-offs, Avignon.

Meilleur joueur à Reims : Léo Bertein
Meilleur joueur à Annecy : Cyril Bossier.


Reims - Annecy 4-6 (0-4, 2-2, 2-0).
Samedi 16 janvier 2010 à 20h00 à Bocquaine. 687 spectateurs.
Arbitrage de Marc Mendlowictz assisté de Sueva Torribio et Sébastien Geoffroy.
Pénalités : Reims 10' (4', 4', 2'), Annecy 14' (2', 4', 8').
Évolution du score :
0-1 à 04'49" : Arnaud
0-2 à 06’09" : Billieras assisté de Catelin et Lecompère (double sup. num.)
0-3 à 14‘02" : Boldron assisté de R. Laplace et D. Laplace
0-4 à 18’26" : Catelin assisté de Boldron et Bonnard
0-5 à 29‘08" : Arnaud assisté de Bussat
1-5 à 32'10" : F. Sabatier assisté de Kaisjoki
1-6 à 33’35" : R. Laplace assisté de Catelin et Bonnard
2-6 à 33‘47" : Cahill
3-6 à 49’49" : Rehor assisté de Prochazka et Cahill (sup. num.)
4-6 à 55‘47" : F. Sabatier assisté de Vrielynck et Savoie (sup. num.)