Compiègne - Valenciennes (Division 3, phase 2, poule H)

delplanquealexandreHistoire d'entamer la deuxième phase sur de bonnes dispositions, les Lions de Compiègne ont profité d'un déplacement à Châlons-en-Champagne pour faire parler la poudre. Les seize buts inscrits dans la Marne rappellent ce qui aurait du être un cavalier seul au cours de la première phase, seulement ternie par des soucis administratifs.

Les Diables Rouges de Valenciennes, qui ont baissé pavillon à deux reprises devant la puissance de feu des jaunes et bleus, subissent une entame rapide et puissante, illustrée par un essai de Caillat dans le gant de Yohann Barreteau. Le trop plein d'enthousiasme, illustré par une charge de Lebreton sur Lageard, est toutefois sanctionné à plusieurs reprises par le duo arbitral. Valenciennes en profite pour s'approcher de la cage gardée par Axel Becouze, sur une percée de Boris Kolyasnikov, suivie d'une deuxième occasion pour le capitaine québécois Rivard.

Les Nordistes ayant plus d'une fois l'occasion de faire parler les muscles, notamment par Van Desteene, les Lions accélèrent à partir de la septième minute. Un tir soudain de Rambelo, sur mise au jeu, et un lancer haut de Lebreton, repoussé en deux temps, occupent enfin Barreteau. Ce dernier, étendu de tout son long parvient même à empêcher l'ouverture du score de Pierre Bromard, mais ne peut que s'incliner sur la percée d'Aida Benjamin Rambelo, parti de sa zone contourner une défense passive et croiser son lancer de la gauche (1-0 à 11'07").

Forts de cet avantage, les locaux multiplient les échanges pour chercher la faille, face à des Hennuyers à l'affût de contre-attaques. Boris Kolyasnikov, suite à un raté à la ligne bleue, rate ainsi le cadre face à Becouze, toujours bien en place sur l'accélération des deux anciens Wasquehaliens Lageard et Van Desteene. Deux nouvelles fautes picardes offrent la possibilité à Sébastien Fronty d'organiser le jeu de puissance, et d'égaliser sur un lancer tendu, via le poteau droit (1-1 à 15'40"). Vincent Rivard profite ensuite de flottements chez les jaunes et bleus pour passer en revue la défense adverse et se heurter au jeune portier.

Mieux positionnés, les Nordistes semblent en mesure de faire douter la troupe encadrée par Christophe Tagliapietra. À condition de demeurer disciplinés, ce qui ne semble pas être le cas, du fait d'une nervosité aussi grandissante qu'injustifiée. La situation permet donc à Alexandre Delplanque et Jérémy Lebreton de revenir à la charge, et faire ainsi apprécier la puissance de leurs tirs, bloqués ou déviés par Barreteau. L'ancien gardien du Hogly ne parvient pas à conserver la parité jusqu'au retour au vestiaire, la faute à un patient Maxime Caillard, qui prend soin de contrôler le disque pour mieux ajuster le dernier rempart (2-1 à 19'12").

À la reprise, les Lions affichent leur supériorité présumée et multiplient les lancers, souvent lointains, notamment par la paire Caillard-Corée, mais c'est de l'enclave que Lebreton conclut une lutte acharnée derrière la cage (3-1 à 27'19"). Sur l'action, David Selin est renvoyé au vestiaire prématurément. L'efficacité offensive des jaunes et bleus leur permet de saler la note, par Clément Caillat, servi par Neyens (4-1 à 29'28"), et Lebreton, qui nettoie la lucarne en force (5-1 à 30'39").

rivardvincentLe calvaire de Barreteau

Les malheurs de Yohann Barreteau, encore assailli par un tir puissant de Caillard, repoussé in extremis, tranchent avec la sérénité affichée à l'autre extrémité du glaçon par Axel Becouze, particulièrement en vue. Après avoir rattrapé, devant Stachowiak, une bévue de ses défenseurs, il va contribuer à annuler plusieurs désavantages numériques, sous les acclamations du public de Mercières, remonté vis-à-vis des décisions arbitrales. Couché sur le tir initial de Stachowiak, il parvient ainsi à repousser la reprise de Lageard, qui croyait marquer dans la cage ouverte, et poursuit sur sa lancée devant Janot, isolé par Fronty, et une déviation de Rivard. À une certaine maladresse valenciennoise, illustrée par un rebond hors cadre de Jérôme Stachowiak, s'ajoutent même des signes de renoncement face au brio de Becouze, qui dégoûte notamment Thomas Van Desteene.

Les jeunes Picards, qui se permettent de marquer en infériorité par Francis Mayrand, dans un trou de souris (6-1 à 37'42"), font preuve d'une efficacité toute autre sur le jeu de puissance. À cet exercice, Caillard contourne la cage pour offrir un caviar à Neyens (7-1 à 39'56"), puis Mayrand soigne encore ses statistiques en reprenant au second poteau une percée de Delplanque (8-1 à 40'38").

L'issue de la rencontre ne fait guère de doutes depuis de longues minutes. Les Lions ne relâchent pourtant pas l'étau sur une défense aux abois. Sans suppléant, Yohann Barreteau est contraint à demeurer sur la glace, face à des assaillants nullement rassasiés. Jérémy Corée s'offre ainsi une montée de palet facilitée par le manque de ressources physiques des Diables Rouges, ponctuée d'un envoi en lucarne (9-1 à 42'26"). Suite à l'inévitable dixième filet, oeuvre de Rambelo, à la parade (10-1 à 44'05"), Axel Becouze laisse sa place à Thibault Varin, et reçoit une juste ovation. Le nouvel entrant s'inclinera à deux reprises, suite à un effort individuel de Vincent Rivard, trop rapide sur le coup (10-2 à 45'47"), et un tir en angle de Stachowiak (11-3 à 51'29").

Difficile d'y voir une note positive pour des visiteurs dépassés, y compris sur certaines infériorités. Avec deux hommes de plus, les Valenciennois concèdent même deux dégagements interdits et deux gros lancers de Delplanque... Leur portier, auteur de quelques parades supplémentaires, ne peut stopper l'hémorragie. Mayrand, d'un tir sous la barre au milieu d'une défense immobile (11-2 à 50'06") et dépassée par une accélération de Neyens (12-3 à 51'52"), plusieurs mouvements de Delplanque (13-3 à 55'03") et une nouvelle montée de Corée, mué en passeur (14-3 à 55'45"), donnent au score plus d'ampleur.

La marque est anecdotique, scellant quasi définitivement le sort des Valenciennois, qui poursuivent leur apprentissage après avoir obtenu l'objectif des playoffs. Une semaine après avoir corrigé Châlons, Compiègne cherche encore un adversaire à sa mesure dans cette poule.

 

Compiègne - Valenciennes 14-3 (2-1, 5-0, 7-2)
Samedi 23 janvier 2010 à 18h45 à la patinoire de Mercières.
Arbitrage d'Adrien Ernecq et Eddy Cardon.
Pénalités : Compiègne 36' (16', 10', 10'), Valenciennes 47' (14', 4'+5'+20', 4').
Évolution du score :
1-0 à 11'07" : Rambelo
1-1 à 15'40" : Fronty assisté de Selin (double sup. num.)
2-1 à 19'12" : Caillard (double sup. num.)
3-1 à 27'19" : Lebreton assisté de Feuillet
4-1 à 29'28" : Caillat assisté de Neyens
5-1 à 30'39" : Lebreton
6-1 à 37'42" : Mayrand assisté de Delplanque (inf. num.)
7-1 à 39'56" : Neyens assisté de Caillard (double sup. num.)
8-1 à 40'38" : Mayrand assisté de Bromard et Delplanque (sup. num.)
9-1 à 42'26" : Corée assisté de Lebreton
10-1 à 44'05" : Rambelo assisté de Caillat
10-2 à 45'47" : Rivard assisté de Janot
11-2 à 50'06" : Mayrand assisté de Bromard
11-3 à 51'29" : Van Desteene assisté de Stachowiak
12-3 à 51'52" : Rambelo assisté de Neyens
13-3 à 55'03" : Mayrand assisté de Delplanque et Bourgés (sup. num.)
14-3 à 55'45" : Neyens assisté de Corée

 

Compiègne

Gardien : Axel Becouze puis Thibault Varin à 44'05".

Défenseurs : Maxime Caillard (A) - Jérémie Corée ; Rémy Fournier - Christophe Bourgès.

Attaquants : Alexandre Delplanque - Pierre Brohard (A) - Francis Mayrand ; Clément Caillat - Aina Benjamin Rambelo - Florent Neyens ; Jérémy Lebreton - Clément Roussié (C) - Rémy Feuillet.

Valenciennes

Gardien : Yohann Barreteau.

Défenseurs : David Selin [puis Tillier] - Ludovic Mathieu ; Sébastien Fronty (A) - Nicolas Avez ; Bertrand Brassart.

Attaquants : Boris Kolyasnikov - Vincent Rivard (C) - Antoine Janot ; Rémi Lageard - Jérôme Stachowiak - Thomas Van Desteene ; Grégoire Giguerre, Kevin Tillier (A).