Équipe-type de Ligue Magnus de janvier 2010

QuemeneurLes Gothiques d'Amiens sont redevenus une attaque redoutable, mais ils ne sont plus portés par la ligne canadienne, où David Cayer s'est dévoilé hors de la présence tutélaire de Riendeau lors de la suspension de ce dernier. L'option offensive numéro 1, aujourd'hui, c'est Miroslav Pazak, à surveiller comme le lait sur le feu avec son sens du jeu et sa qualité de finition.

Sa ligne est revenue au niveau de l'an passé, et pourtant elle a été modifiée ce mois-ci : si Anthony Mortas est toujours au centre, Loïc Sadoun en méforme en a été dégradé.

C'est donc Grégory Béron qui a été propulsé à l'avant, dans tous les sens du terme. Quand il jouait en défense, il montait déjà beaucoup. À l'aile gauche, il fait preuve d'un bon sens tactique, et il a ce que certains espoirs amiénois "mis de côté" ces dernières saisons n'avaient pas : le culot. Il n'hésite pas à lancer ou à tenter des gestes osés, tout en patinant dans tous les sens. Il profite indéniablement de la présence de Pazak, mais il est aussi un déclencheur d'actions, avec des initiatives personnelles.

Le centre du moment est bien sûr Pierre-François Guénette, l'homme qui construit le jeu briançonnais, et qui patine sans cesse. Il incarne ce dynamisme offensif supérieur qui a propulsé les Diables Rouges vers la première place de la Ligue Magnus... et bien sûr vers une certaine coupe.

L'autre qualité de Briançon, c'est une défense sobre et régulière. Le leader en est normalement François Groleau. Cette saison, il a longtemps été méconnaissable, patinant avec peu d'entrain et multipliant les erreurs. Mais ce mois-ci, dans l'enchaînement des confrontations au sommet qui ont défini la hiérarchie de la saison régulière (victoires à Grenoble et sur Angers et Rouen), il est revenu à son meilleur niveau. L'an passé déjà, il avait connu une saison en crescendo.

Au sein d'une défense spinalienne très inconstante. Niko Mäntylä est le stoppeur par excellence, solide dans les duels, toujours bien placé et d'une discipline à toute épreuve. Il fait preuve d'une sobrieté n'ayant d'égal que son efficacité, et est irréprochable dans les défaites de son équipe.

Enfin, la place de gardien devait être attribuée dans les Hautes-Alpes. Pourquoi pas à Briançon, où Ramon Sopko confirme une fois de plus son niveau ? Simplement parce que du côté de Gap, un certain Ronan Quemener est la grande révélation du moment. Le Breton ne s'est pas contenté de supplanter Jakub Macek de son poste de numéro 1, il a enchaîné les performances de choix en blanchissant coup sur coup à domicile Morzine et Dijon. À partir d'un promontoire aussi solide, les Rapaces ont donc décollé au classement.

Équipe-type de janvier 2010 : Ronan Quemener (Gap) ; François Groleau (Briançon) - Niko Mäntylä (Épinal) ; Grégory Béron (Amiens) - François-Pierre Guénette (Briançon) - Miroslav Pazak (Amiens).