Asnières - Rouen II (Division 2, 16e journée)

Privés de deux de leurs meilleurs compteurs (Rolans Vigners et Johan Mellander), les Castors d'Asnières à domicile auront concédé un point aux Dragons rouennais avec un match nul 2-2, au terme d'une rencontre où les deux équipes auront eu leur moment de gloire. Ainsi, à trois journées de la fin de la première phase, ce sont des Dragons avides de prendre des points importants dans la course aux play-offs qui abordaient cette rencontre. Etrillés 6-0 à domicile par la formation de Dimitri Fokine, les Normands entendaient bien prouver que le lourd revers du match aller n'était qu'un simple accident de parcours.

Des bonnes intentions qui se traduisaient immédiatement par l'ouverture du score des Dragons. Suite à une bonne entame de partie, la formation jaune et noire se jetait à l'abordage d'un castor un peu tendre pour ces premières secondes et se trouvait récompensée d'un but que le duo arbitral refusait. De fait, la cage d'Adam Briggs ayant éructé de son support glacé avant que le palet ne franchisse la ligne de but, les deux équipes réengageaient le palet dans l'une de des deux oreilles plutôt qu'au centre de la glace. Brisés dans leur élan, les Rouennais, en ouvrant le score, venaient de piquer au vif des Franciliens sur la mauvaise pente depuis plusieurs journées. Sur un série de deux défaites (Lyon 6-9 et Dunkerque 2-9) pour un match nul (Nantes 5-5), les Parisiens répondaient par leur arme offensive principale du jour, Antoine Amsellem.

Sur une communication aléatoire normande au moment du changement de ligne, l'ex-Rouennais Amsellem, lancé par Zilkie, s'engouffrait dans la défense rouennaise avant de prendre un parfait lancer pour l'ouverture du score (1-0 à 04'41"). Réponse parfaite à l'outrecuidant début de match des Rouennais. Pour autant, bien que tancés, les Normands ne se désolidarisaient pas, à l'image de Thomas Dreyfus, toujours aussi clairvoyant, qui propulsait en break un Quentin Berthon en manque de réussite (04'57"). Pour autant, même s'ils se montraient présents face à Adam Briggs sur plusieurs tentatives dont quelques unes cinglantes, comme celle de Jason Lorcher ou encore Valentin Dumelie, les Dragons ne parvenaient pas à créer l'égalité face à des Castors tranchants se brisant les dents sur un excellent Rodolphe Goechon dans les filets normands.

A la reprise de la deuxième période, les Dragons trouveront enfin la solution. Après une première passe de Thomas Dreyfus pour Quentin Berthon qui échouait à nouveau, le numéro 7 jaune et noir, bien que privé de son miroir, parvenait néanmoins à décocher à nouveau un service « sur plateau d'argent », cette fois pour son capitaine Alexandre Sucré qui égalisait à 1-1 (20'54"). Dès lors, les Dragons prenaient le jeu à leur compte et rivalisaient avec des Franciliens stressés, contraints de procéder en contre. De fait, avec quelques habiles flèches à sortir comme Antoine Amsellem ou le limpide Andrew Bonello, les Castors avaient quelques arguments à faire valoir face à Rodolphe Goechon. Ce dernier, dans son style très personnel, rivalisera de talent toute la période pour tenir son but inviolé.

De quoi mettre en confiance ses coéquipiers, qui finiront par prendre la main avant la toute fin de la période. Ainsi, éprouvant toutes les difficultés du monde à doubler la mise après leur égalisation, les joueurs de Julien Guimard attendront la dernière minute pour tromper Adam Briggs. Un deuxième but que contestera longtemps le capitaine parisien Antoine Amsellem, ce dernier estimant qu'à l'instar du premier but rouennais refusé, la cage s'était trouvée déplacée de son socle avant le passage de ligne du palet (1-2 à 39’25"). Quoiqu'il en soit ce sont les Dragons qui regagneront le vestiaire en menant 2 buts à 1 quelques secondes après que le trio Briand – Dumelie – Marias Magill n'ait trouvé la faille subtilement par ce dernier.

Comme ce fut le cas à Tours et face à Dunkerque au mois de janvier ou à Lyon en décembre, les Dragons rouennais continuaient de poser problème aux membres du quatuor de tête de la poule A de Division 2. Avec comme match de référence le match nul obtenu à Tours 3-3, les jeunes rouennais réussiront à obtenir une douce récompense face aux Parisiens. Certes, une nouvelle fois pourront-ils nourrir quelques regrets tant la victoire aurait pu leur sourire mais, quoiqu'il en soit, les Dragons décrochaient à l'abnégation un gros point sur la patinoire francilienne.

En effet, après l'intense débauche d'énergie des deux premières périodes, les Dragons devront se battre jusqu'à la sirène finale pour conserver leur avantage. A commencer par leur gardien Rodolphe Goechon qui marquait les esprits avec plusieurs interventions salvatrices notamment face à Antoine Amsellem sur un break où le portier rouennais sortait un extra-terrestre poke check qui laissait le navire rouennais à flot.

Malheureusement pour les Dragons, heureusement pour les Castors, la présence intense des locaux sur le front de l'attaque était récompensé d'une égalisation : un premier lancer qui ricochait dans le masque du gardien, un rebond converti par Antoine Amsellem (2-2 à 43'45"), et Asnières revenait à parité à 2-2. Si l'égalisation parisienne arrivait en début de période, plus rien ne sera marqué durant les dernières minutes de la rencontre. Aucun gardien ne souhaitant ouvrir la porte à nouveau, les deux équipes se séparaient sur ce score de parité à 2-2.

Asnières - Rouen 2-2 (1-0, 0-2, 1-0).
Samedi 6 février 2010 à 20h30 à la patinoire des Courtilles. 205 spectateurs.
Arbitrage de Frédéric Barre et Christophe Picard.
Pénalités : Asnières 20' (2', 6'+10', 2'), Rouen 12' (2', 2’, 8').
Évolution du score :
1-0 à 04'41" : Amsellem assisté de Zilkie et Fellbom
1-1 à 20'54" : Sucré assisté de Dreyfus et Berthon
1-2 à 39’25" : Marias-Magill assisté de Briand et Dumelie
2-2 à 43‘45" : Amsellem assisté de Ehrhart