Cergy - Reims (Division 1, 20e journée)

Une semaine après avoir remporté une précieuse victoire face à Avignon (ndlr : 3-2), les Phénix avaient rendez-vous ce week-end avec un délicat déplacement chez les Jokers de Cergy et de leur redoutable sniper Gauthier. Placés en embuscade un point derrière les Rémois au classement, les Jokers avaient là une belle occasion de recoller au peloton des 8, tandis que la troupe à François Dusseau pouvait prendre un peu plus de marge avec ses poursuivants dans la course aux play-offs, en premier lieu sur leur adversaire du soir.

Et dès l’entame du match les débats partaient sur les chapeaux de roues et les Phénix se projetaient de suite en zone offensive. Les Jokers ne se laissaient pas impressionner et contraient le palet à la bleue par l’intermédiaire de Viennot, qui s’offrait un break, mais Kubis repoussait l’essai du Val d’Oisien. Seulement, le puck revenait très vite devant les cages rémoises et Kubis devait sortir deux arrêts réflexes face à Lapierre puis Lemoine pour éviter le pire aux Phénix. Le ton était de suite donné dans cette partie et, en plus de cette triple occasion, Cergy bénéficiait d’un jeu de puissance (00’48). Les gros canons étaient de sortie côté Cergy, mais la défensive rémoise contrôlait le danger, facilitant ainsi la tâche de son cerbère. Le pressing rémois était payant et gênait les Jokers qui s’exposaient à un éventuel contre. Et la sanction n’allait pas tarder à intervenir. Sur un palet récupéré à la bleue, Savoie et Rehor s’offraient une descente à deux, le Québécois servait parfaitement dans le timing le Tchèque, qui en deux temps déjouait Michaud (0-1, 01’45).

Les Rémois avaient eu la bonne idée de s’installer rapidement aux commandes du match et continuaient sur leur élan. Une minute plus tard, Kaisjoki relançait rapidement sur Savoie, qui s’avançait tranquillement vers Michaud et doublait la mise d’un puissant lancer (0-2, 02’49). Coup de froid sur la patinoire et les Jokers, qui avaient subi le réalisme glacial des Rémois, en même temps que de voir leurs affaires bien mal engagées. Cergy tentait une réaction dans la foulée, mais Kubis s’interposait avec autorité face à un tir à bout portant de Lapierre. Reims continuait de maîtriser les débats et s’offrait même une opportunité de creuser l’écart avec un jeu de puissance à la 6ème. Le jeu fluide et précis des gros canons rémois faisait passer quelques sueurs froides chez les locaux et, avec des parades de Michaud sur des essais de Kaisjoki ou Jérémy Sabatier, les locaux pouvaient garder encore leurs espoirs intacts dans ce match.

Les Phénix laissaient s’épuiser les Franciliens à l’instar de Gauthier ou Vargas Dias et attendaient une ouverture pour faire l’écart. A la 10ème, un nouveau 5 contre 4 en faveur des Jokers ne donnait rien de nouveau et la troupe à François Dusseau restait toujours aussi sereine dans le jeu. Reims guettait la plus petite erreur des Jokers pour faire un break conséquent et celui-ci intervenait à la 15ème. Jérémy Sabatier amorçait un contre relayé par Rehor, qui servait au 2ème poteau Cahill, l’Américain signant sans coup férir le troisième but rémois (0-3, 14’05).

Ce but sonnait Cergy et installait encore plus le doute dans les têtes franciliennes. Cependant, Gauthier amorçait un début de révolte avec un débordement sur l’aile gauche, le Québécois servait dans l’axe Niec, dont la reprise instantanée faisait mouche (1-3, 15’16). Ce but ne semait pas le trouble chez les Phénix. Quelques minutes plus tard, suite à un contre rondement mené, Martin-Whalen fixait la défense locale, servait Savoie dans l’axe et le sniper rémois ne se faisait pas prier pour déjouer une nouvelle fois Michaud (1-4, 19’03). Après ce but, le match semblait quasi plié en faveur des Phénix. Restait dès lors aux Rémois à ne passer faire preuve de d’excès de confiance face à des joueurs de la trempe de Gauthier.

C’est sans doute ce que le coach rémois avait du faire passer à ses troupes à la pause, pour s’éviter une suite de match compliquée. Les Phénix continuaient ainsi dans leur plan de match, restant bien en place et laissant les locaux butter sur leur défensive ou sur un Kubis de gala. A contrario, les locaux subissaient les accélérations tranchantes des Rémois. Ces derniers mettaient rapidement Courally au travail, comme cet essai de Savoie dévié in-extremis de la mitaine à la 23ème. Toutefois, le harcèlement des cages franciliennes allait s’avérer rapidement payant pour les Phénix. Sur un tir contré de Lohou, Martin-Whalen récupérait la rondelle et la logeait du revers sous la transversale (1-5, 25’05). Avec ce but, Reims assurait un peu plus encore sa mainmise sur la rencontre.

Kévin Dusseau passait tout près de corser l’addition au terme d’une chevauché fantastique, mais le montant venait en aide à Courally sur le coup. Cergy répondait dans la foulée, Fromentin et Gauthier s’essayaient aux devants de Kubis, mais le Tchèque demeurait solide dans ses cages. A côté de cela, sans doute vexé de la leçon reçue, Cergy provoquait quelques échauffourées pour faire déjouer les Rémois, qui toutefois ne se laissaient pas impressionner à l’image de Vesely. Pour tenter de calmer les débats, le corps arbitral sanctionnait à chaque fois les deux formations, ce qui offrait des jeux à 4 contre 4 en deux occasions lors de ce tiers (30’42 et 33’21). Et sur la deuxième phase à 4 de part et d’autre, Martin-Whalen s’offrait tout d’abord un slalom en zone offensive, hélas pour lui la rondelle terminait sa course sur la transversale. Ce n’était que partie remise. Dans la foulée, c’était au tour de Savoie de s’engouffrer dans les espaces laissés par l’arrière-garde locale. Le top-scorer rémois servait son compatriote Martin-Whalen, qui passait derrière les buts et repérait Dusseau, lancé à pleine vitesse dans l’axe, pour une reprise surpuissante qui ne laissait pas la moindre chance à Courally (1-6, 34’40).

En bons gestionnaires, les Phénix géraient parfaitement leur avance de cinq unités jusqu’à la sirène et pouvaient entrevoir un succès précieux en terre adverse. A l’aube de la troisième période, il leur restait à demeurer sérieux, mais aussi disciplinés afin de ne pas gâcher le travail accompli jusque-là et éviter d’éventuelles suspensions. Fort de sa confortable avance, Reims laissait le contrôle de la rondelle aux locaux, qui essayaient de rendre la note moins salée. Les Jokers ne tiraient pas profit de deux supériorités dans les dix premières minutes du tiers, la faute à un Kubis serein, comme en atteste son arrêt mitaine sur un tir de Sejna à la 51ème. Cergy ne baissait pas les bras pour autant et voyait ses efforts récompensés à la 53ème. Suite à un engagement gagné en zone d’attaque, Lapierre déviait un tir de Sejna pour la réduction du score (2-6, 52’34).

Ce but relevait de l’anecdote, mais semblait quelque peu redonner de l’envie aux locaux. Cergy se créait une chaude situation sur l’action suivante par Hostein, mais Kubis s’interposait avec autorité, calmant instantanément les velléités des Jokers. Pénalisé sur le coup, Cergy n’avait plus d’espoir de réduire la marque et les Phénix se contentaient de leur coté de faire tourner le chrono. Malgré quelques essais de Savoie dans les derniers instants, le score n’évoluait plus et Reims pouvait célébrer son succès à la sirène.

Avec les deux points glanés sur ce match, Reims repoussait à trois points son rival du soir et confortait par la même occasion sa place au sein du top 8. Les Phénix avaient donc réussi leur deux dernières sorties face à des adversaires et pouvaient se tourner vers leur prochain match, face à un cador de D1, les Albatros de Brest, pour un match qui sera autrement plus compliqué pour la troupe de François Dusseau.


Cergy - Reims 2-6 (1-4, 0-2, 1-0).
Samedi 6 février 2010 à 18h15 au Parvis de la Préfecture. 454 spectateurs.
Arbitrage de Gilles Durand assisté de Charlotte Girard et Jérémie Douchy.
Pénalités : Cergy 12' (2', 4', 6'), Reims 22' (4', 10’, 8').
Évolution du score :
0-1 à 01'45" : Rehor assisté de Savoie (inf. num.)
0-2 à 02'49" : Savoie assisté de Kaisjoki
0-3 à 14’05" : Cahill assisté de Rehor et J. Sabatier
1-3 à 15‘16" : Niec assisté de Gauthier et Lapierre
1-4 à 19'03" : Savoie assisté de Martin-Whalen et Dusseau
1-5 à 25‘05" : Martin-Whalen assisté de Dusseau
1-6 à 34'40" : Dusseau assisté de Martn-Whalen et Savoie
2-6 à 52‘34" : Lapierre assisté de Sejna et Dubois