Excellent tournoi pour l'équipe de France U18

L'équipe de France des moins de 18 ans, entraînée par Lionel Charrier et Sébastien Roujon, se rendait au Tournoi Claudio Vuerich à Pontebba (Italie) avec l'intention de confirmer ses trois victoires sur la Slovénie en décembre à Méribel.

À cette époque, un joueur s'était révélé pour sa première titularisation dans cette catégorie : Dimitri Thillet avait inscrit 2 buts et 2 assists et démontré que l'on pouvait compter sur lui. Originaire de Briançon, Thillet est passé par Rouen, où il a notamment croisé l'international junior espagnol Carlos Quevedo. Cette saison, il l'a rejoint en Finlande, sous les couleurs des moins de 17 ans d'Ilves Tampere.

Ce week-end, Dimitri Thillet a réussi un joli numéro dans le premier match contre l'Autriche avec une assist sur le premier but de Léo Paillie puis deux buts personnels. Il a ainsi concrétisé les nombreuses supériorités numériques offertes par une Autriche qui ne s'attendait peut-être pas à être aussi dépassée. L'autre artisan du succès français, c'est le gardien grenoblois Anthony Koren, qui a arrêté toutes les tentatives adverses aux tirs au but. Timothé Bozon - le fils aîné de Philippe qui n'aura 16 ans que le mois prochain - puis Anthony Rech ont transformé leur penalty pour un premier succès face à l'adversaire le plus important, celui qu'ils retrouveront en avril au Mondial de division I au Danemark.

La deuxième rencontre était celle des retrouvailles contre la Slovénie, qui paraissait en forme offensivement (5-6 en prolongation contre l'Italie le premier jour). Le gardien dijonnais - aujourd'hui à Reims - Dylan Célestin en a décidé autrement en gardant ses cages inviolées. Il a simplement été sauvé par son poteau pendant une double infériorité numérique. Ses coéquipiers ont très vite fait la différence avec des buts de Peter Valier, en infériorité, Eliot Berthon, concrétisant une période de forte domination, Anthony Rech, sur une contre-attaque d'école, et enfin Vincent Llorca, de la ligne bleue entre les bottes du gardien. 4-0, les Slovènes sont battus une fois de plus.

Restait donc l'Italie, qui avait été défaite 4-2 contre les Autrichiens. Pour ne pas laisser ces derniers remporter le tournoi, la France devait donc obligatoirement s'imposer. Chez les Italiens, un joueur était à surveiller comme le lait sur le feu : Waldner. Déjà meilleur joueur des siens la veille, il marquera encore deux buts, dont un après seulement deux minutes de jeu. Les tricolores souffrent en début de match, mais Nicolas Ritz réussit à égaliser. Dans ce premier tiers-temps équilibré, c'est Peter Valier qui se montre le plus efficace et fait basculer le score (2-1). La France retrouve son jeu en deuxième
période, domine et creuse l'écart par Romain Gutierrez, Anthony Rech et finalement Joris Bedin sur assist de Valier (5-3).

Carton plein pour les Français, au point tactiquement et très rapides : la victoire dans le tournoi, le titre de meilleur gardien pour Anthony Koren, et celui de meilleur attaquant pour Peter Valier. La distinction de meilleur défenseur est revenue à l'Autrichien Paul.