France - Italie (Euro Challenge)

Cet Euro Challenge, sorte de "consolation" pour les exclus du tournoi olympique, l'équipe locale se l'est adjugé surtout grâce à un penalty killing parfait (100%) et au deuxième blanchissage consécutif d'Adam Russo, le gardien italo-canadien qui, après quelques saisons en Italie et une expérience en France (avec Tours) est retourné jouer dans l'IHL nord-américaine.

La France porte chance aux azzurri : après les succès de Briançon (2005) et Saint-Gervais/Megève (2007), l'équipe italienne a gagné son troisième Euro Challenge à Asiago en battant l'équipe française 2-0.

ROUSSEL_Thomas-100511-370L'Italie de Rick Cornacchia, le coach italo-canadien qui a longtemps joué comme défenseur à Alleghe et en équipe nationale à la fin des années 70, a su tirer les fruits de deux ingénuités de ses adversaites (double pénalité pour retard de jeu à quelques secondes l'une de l'autre : Henderson à 11'34 et Bachet à 11'42). À 5 contre 3, Gallace rabat dans le but son propre rebond précédemment repoussé par Hardy ; moins d'une minute plus tard une combinaison Ramoser-Ansoldi double la mise pour l'Italie. Pensez que, dans les premières minutes, les Français avaient été les plus dangereux, même s'ils avaient été incapables de profiter de deux possibilités consécutives de power play : Russo avait dû arrêter Bellemare et s'interposer peu après sur un tir de Roussel.

Portée par son enthousiasme l'Italie contrôle le match jusqu'à la fin. Après un deuxième tiers-temps plutôt médiocre et la pénalité de match de Rolly Ramoser à 38', il y a la tentative de réaction de la France, mais celle-ci manque de lucidité et s'énerve en perdant à son tour Sacha Treille à 48' (dix minutes pour avoir protesté après une penalité). Avec la sortie de Treille, la concentration nécessaire pour remonter vient à manquer, facilitant ainsi la tâche à une arrière-garde italienne attentive.

Je crois pouvoir dire que l'Euro Challenge de la France s'est ressenti du désastre du premier match quand, en avantage 3-1 contre l'Autriche à 59'14", les hommes de Dave Henderson et Pierre Pousse ont réussi à se faire rejoindre pour perdre en début de prolongation. Ensuite il y a eu de bonnes prestations de Bellemare, Henderson, Treille, Da Costa, Amar, Igier, Gras et Raux, le meilleur power play du tournoi (17,7 %), mais tout cela ne justifie pas les 79 tirs tentés contre 119 subis. Pour Mannheim, en mai, il faudra serrer les rangs et ne pas concéder trop d'espaces au rival direct, la Norvège.

Désignés joueurs du match : Thomas Roussel pour la France et Luca Ansoldi pour l'Italie.

Meilleurs joueurs du tournoi : Adam Russo (G, ITA), Baptiste Amar (D, FRA), Giulio Scandella (A, ITA).

Commentaires d'après-match (sur Hockey Time)

Rick Cornacchia (entraîneur de l'Italie) : "La mentalité a changé, nous avons travaillé plus et sur la glace nous avons cherché la cage avec plus de conviction. Les entraîneurs des clubs peuvent être satisfait du comportement de leurs garçons. Ils ont tous été courageux. C'était le moment de tester d'autres joueurs et de voir comment des Gruber, Plastino ou De Marchi pourraient être utiles. Si quelqu'un se blesse il est nécessaire d'avoir une alternative valable."

 

France - Italie 0-2 (0-2, 0-0, 0-0)
Samedi 13 février 2010 à l'Odegar d'Asiago. 1100 spectateurs.
Arbitrage de Luca Cassol (ITA) et Christian Potocan (AUT) assistés de Massimiliano Rebeschin et Marco Stella (ITA).
Pénalités : France 32' (4', 8', 10'+10'), Italie 49' (4', 6'+10'+5'+20', 4').
Tirs : France 29 (7, 11, 11), Italie 29 (9, 11, 9).
Évolution du score :
0-1 à 13'08" : Gallace (double sup. num.)
0-2 à 14'01" : Ansoldi assisté de Ramoser


France

Gardien : Florian Hardy.

Défenseurs : Baptiste Amar - Vincent Bachet (6') ; Antonin Manavian (2') - Nicolas Besch [blessé à 20'] ; Kévin Igier - Thomas Roussel.

Attaquants : Pierre-Édouard Bellemare - Laurent Meunier (4') - Christophe Tartari (2') ; [Pain ou Henderson ou Lampérier] - Laurent Gras - Teddy Da Costa ; Jérémie Romand - Damien Raux - Sacha Treille (2'+10') ; Erwan Pain (2') - Brian Henderson (2') - Loïc Lampérier (2').

Remplaçants : Henri-Corentin Buysse (G). Absents : Julien Desrosiers (blessé), Benoît Quessandier (légère commotion), Luc Tardif (blessé).

Italie

Gardien : Daniel Bellissimo.

Défenseurs : Michele Strazzabosco - Christian Borgatello (2') ; Matthew De Marchi - Stefan Zisser ; Ingemar Gruber - Steven Gallace (2'+10') ; Andreas Lutz - Armin Hofer.

Attaquants : Nicola Fontanive (2') - Luca Ansoldi (2') - Roland Ramoser (C, 5'+20') ; Pat Iannone - Alexander Egger - Giulio Scandella (4') ; John Parco - Jonathan Pittis (2') - Luca Felicetti ; Thomas Pichler - Manuel De Toni - Stefano Margoni.

Remplaçant : Adam Russo (G). En réserve : Nick Plastino, Matteo Tessari, Mike Souza.