Pronostics sur la composition de l'équipe de France

Quelle sera l'équipe de France envoyée aux championnats du monde de Mannheim ? À partir de la pré-sélection publiée hier par la fédération, tentons de déterminer les chances des différents participants.

NB : les pourcentages présentés ont été calculés comme la chance de chaque joueur de figurer - sauf blessure ou imprévu évidemment - dans une liste finale de 3 gardiens, 8 défenseurs et 14 attaquants (c'est-à-dire une liste incluant les deux jokers qui peuvent être ajoutés en cours de route aux Mondiaux).

 

Les gardiens

Cristobal Huet (Chicago Blackhawks, NHL) : 34 ans, 83 sélections et 90,2% d'arrêts. Probabilité : 30%.

La présence de "Cristo" correspond simplement à la probabilité que les Chicago Blackhawks se fassent éliminer au premier tour des play-offs, ou au deuxième tour dans une série vite finie. Malheureusement, il n'est pas sûr que ce destin dépende du gardien français : le risque à l'heure actuelle est qu'il soit absent en Mannheim juste pour figurer sur le banc à observer son concurrent finlandais Niemi.

Fabrice Lhenry (Rouen) : 37 ans, 103 sélections et 90,1% d'arrêts. Probabilité : 50%.

Après sa blessure au tendon d'Achille, il a passé cinq mois sans jouer. Il a repris la compétition avec la réserve rouennaise en division 2, puis fait une très bonne rentrée en milieu de match à Briançon. À ce moment-là, on pouvait penser qu'il pourrait récupérer sa place. Mais ses deux titularisations (5 buts encaissés contre Neuilly et 3 à Épinal) se sont moins bien passées et ne lui ont pas permis de renverser un solide titulaire, Trevor Koenig. Au vu de son manque de pratique, c'est le joueur pour lequel la phase de préparation sera la plus importante : c'est là qu'il devra prouver sa forme et retrouver le rythme de la compétition.

Florian Hardy (Dijon) : 31 ans, 6 sélections et 92,5% d'arrêts. Probabilité : 70%.

La blessure de Lhenry en août a obligé le staff de l'équipe de France à trouver une relève immédiate. Hardy a été le mieux placé au bon moment, et il a su saisir sa chance en bleu toute la saison. Son baptême en bleu a eu lieu début septembre en Pologne, et il est devenu actuellement le titulaire de fait de l'équipe de France. Mais l'élimination prématurée de Dijon dessert son gardien, qui aura vécu un mois complet sans compétition entre la fin de son championnat (13 mars) et le premier match de préparation à Tilburg (15 avril). Et son poste de numéro 1 "provisoire" ne signifie pas qu'il le sera automatiquement au championnat du monde, dans un tout autre contexte. Comment montrer sa valeur ? Le meilleur moyen : au moins une des deux rencontres de préparation contre la Lettonie, dans une Arena Riga que l'on espère pleine et bruyante, avec dix mille supporters baltes bien chauds. Plus rien à voir avec les mille pèlerins dans les tribunes de Torun, d'Alsace ou d'Asiago. Plus rien à voir en face non plus, avec l'ossature du Dinamo Riga qui a montré sa force en play-offs de KHL. Bref, le gros test qu'il lui faut.

Eddy Ferhi (Grenoble) : 30 ans, 31 sélections et 87,0% d'arrêts. Probabilité : 70%.

Il ne passera pas ses vacances dans le Jura suisse. c'est au détour du Voyeboeuf de Porrentruy, par une sombre soirée de décembre, que Ferhi encaissa neuf buts en quarante minutes. Et depuis, il n'a plus été aligné... Un seul match peut-il tracer une croix sur une carrière en bleu ? Il ne faut pas exagérer. Même si sa saison à Grenoble n'a pas été la plus constante qui soit, c'est lui qui l'a finie la plus tard, mardi dernier.

Henri-Corentin Buysse (Mont-Blanc) : 22 ans, 1 sélection et 93,0% d'arrêts. Probabilité : 80%.

C'est sans doute lui qu'on a le plus de chances de voir à Mannheim. Mais c'est aussi lui qui y a le plus de chances d'y être numéro 3. C'est la position dont il a été privé par l'arrivée de Huet il y a deux ans, et qu'il a déjà occupée l'an passé. La position de bon camarade dans le vestiaire, pour laquelle l'état d'esprit est essentiel. La position du jeune à qui on réclame de la patience. La récompense est enfin venue en février, avec un premier match en bleu et une première victoire. Sa performance décisive avec le Mont-Blanc en barrage de maintien est un argument supplémentaire.

 

Les défenseurs

Baptiste Amar (Rögle, SUE) : 30 ans, 186 sélections, 15 buts, 31 assists. Probabilité : 100%.

Encore un dernier effort, et le 11 avril, il aura assuré le maintien de Rögle dans l'élite suédoise. Une bonne préparation au challenge qui attend l'équipe de France. L'inoxydable, l'irremplaçable, l'incontournable : depuis sa première saison en bleu (1999/2000), Amar n'a pas manqué un seul match officiel, ni en championnat du monde, ni aux JO ni en qualifications olympiques.

Vincent Bachet (Amiens) : 31 ans, 195 sélections, 19 buts, 31 assists. Probabilité : 100%.

Alors, voyons voir : Amar, sélectionner texte, copier-coller... Non, pas le droit ? Il a commencé en même temps que son collègue (3 sélections en 1998/99 lors d'un tournoi au Danemark la saison précédente) et il est l'autre pilier. Il lui est arrivé de manquer un match officiel : c'était bien sûr à Oslo lors de la qualification olympique, et la France l'a grandement regretté. Il est considéré indispensable au vu de son expérience et on espère qu'on pourra le revoir au meilleur de sa forme, ce qui n'a pas toujours été le cas depuis ses ennuis de genou.

Nicolas Besch (Grenoble) : 25 ans, 102 sélections, 4 buts, 14 assists. Probabilité : 100%.

Blessé de dernière minute l'an passé, le Normand est naturellement revenu dans l'équipe de France. Doté des aptitudes offensives qui manquent aux autres défenseurs français, il les a trop rarement démontrées à haut niveau. La prestation de l'arrière le plus prometteur de sa génération sera donc suivie de près, car il est temps qu'il s'affirme en bleu.

Antonin Manavian (Grenoble) : 22 ans, 34 sélections, 1 but, 1 assist. Probabilité : 90%.

Après des années de pente ascendante, sa saison écoulée à Grenoble a été plutôt moyenne. Ceci dit, il ne prend pas tant de pénalités que ça en équipe de France, même si le grief lui est souvent fait en club. Il est peu probable que les Bleus se passent de ses cent kilos, car ils n'ont guère de poids équivalent.

Benoît Quessandier (Épinal) : 24 ans, 61 sélections, 2 buts, 2 assists. Probabilité : 90%.

Tout comme Manavian, il est dans le colimateur des arbitres de la Ligue Magnus. Tout comme lui, il peine à justifier ses galons d'international au jour le jour en championnat. Tout comme Manavian, l'homme qui a marqué - du dos - le but qui avait fait monter la France en élite n'est pas là pour l'offensive, mais parce qu'il peut rivaliser physiquement au niveau international.

Thomas Roussel (Amiens) : 24 ans, 29 sélections, 3 buts, 3 assists. Probabilité : 90%.

Il est la preuve de l'intérêt de la phase de préparation au Mondial : l'an passé, il avait épaté et avait gagné sa place en bleu. Comme son collègue Buysse, il avait tenté sa chance en Amérique du nord. Contrairement à lui, il a réussi à trouver un club en CHL. Mais son aventure s'est vite finie et il a eu un peu de mal à reprendre le rythme en Magnus. Il a cependant retrouvé son poste en équipe de France où l'on peut compter sur son impact physique dans les bandes.

Yohann Auvitu (D-Team Jyväskylä, FIN) : 20 ans, 5 sélections, 1 but, 1 assist. Probabilité : 70%.

Dès sa première année senior, à l'automne dernier, il a été appelé chez les Bleus. Les sélectionneurs recherchent en lui un profil différent des autres défenseurs français, plus offensif et capable de très bien relancer. Il est de plus doté d'un bon slap. Il a mis douze buts cette année en Mestis, mais il y joue comme ailier, pas le poste où l'équipe de France a besoin de lui.

Kévin Igier (Angers) : 23 ans, 15 sélections, 0 but, 1 assist. Probabilité : 60%.

Débarqué en équipe de France l'an passé à la même époque, il avait été sélectionné aux Mondiaux sans concurrence puisque les blessures s'en étaient chargées. Depuis, il est systématiquement appelé en équipe nationale, alors même que certains le contestent dans son propre club. Il tient son rang en bleu et est toujours candidat à un rôle de septième ou huitième défenseur.

Teddy Trabichet (Amiens) : 23 ans, 27 sélections, 1 but, 1 assist. Probabilité : 60%.

Le malchanceux : blessé à l'épaule en début de Mondial en 2008, blessé avant le tournoi en 2009. Il a disparu des dernières convocations et devra regagner sa place en préparation. Trabichet est le prototype du défenseur sobre, qui fait son travail proprement derrière sans rien apporter devant, ce qui est son principal handicap.

Gary Levêque (Briançon) : 28 ans, 6 sélections, 0 but, 0 assist. Probabilité : 40%.

Il y a un an, à une semaine des Mondiaux, en raison des forfaits de Besch et Trabichet, le staff tricolore s'était retrouvé avec sept défenseurs... pour huit places, en comptant le joker pouvant être ajouté en cours de tournoi. Il fallait alors trouver un joueur disponible et en condition, pas un hockeyeur parti jouer au golf depuis deux mois. Le Saint-Pierrais avait naturellement été le meilleur recours. Il avait rejoint le groupe comme réserviste, mais l'exclusion de Quessandier lui avait permis de fouler la glace au bout d'un quart d'heure, place qu'il avait conservée aux dépens de Mille et d'Igier. Cette fois, Levêque sera là dès le début du stage, pour augmenter la concurrence. Il a déjà devancé Mille sur la liste préliminaire, profitant sans doute encore d'un parcours plus long en play-offs. C'est un premier pas.

 

Les attaquants

Laurent Meunier (Timrå, SUE) : 31 ans, 160 sélections, 37 buts, 59 assists. Probabilité : 100%.

Le capitaine de l'équipe de France est un modèle de combativité. Tout le monde espère qu'il pourra enfin jouer un championnat du monde complet après s'être blessé deux fois en cours de tournoi. Il ne s'est pas imposé au centre à Timrå et a mieux fini la saison à l'aile. Gageons qu'il figurera cependant au centre de la première ligne, avec son vieux complice Yorick Treille à ses côtés.

Yorick Treille (Vitkovice, TCH) : 29 ans, 86 sélections, 26 buts, 24 assists. Probabilité : 100%.

Pour sa deuxième saison en Extraliga tchèque, il a pris du volume de jeu et franchi un palier. Ailier fixe de la troisième ligne, il s'y voit assigner des tâches de combattant tout en augmentant son rendement offensif. Il y est aussi chargé de prendre des mises au jeu importantes en zone défensive, y compris en infériorité : observation intéressante pour l'équipe de France après la retraite internationale d'un certain Jonathan Zwikel.

Pierre-Édouard Bellemare (Skellefteå, SUE) : 24 ans, 87 sélections, 20 buts, 20 assists. Probabilité : 100%.

D'année en année, Bellemare progresse régulièrement et devient un joueur-clé de l'équipe de France. Les play-offs de l'Elitserien l'amènent en bonne forme en perspective des Mondiaux, et il aura surtout besoin de régénération. Il faut prendre soin de Bellemare, qui doit devenir une clé de voûte en jeu de puissance chez les Bleus.

Stéphane Da Costa (Merrimack College, NCAA) : 20 ans, 8 sélections, 1 but, 5 assists. Probabilité : 100%.

L'an passé, il était l'invité-surprise de dernière minute. Arrivé comme réserviste, il était vite sorti du banc et avait éclaté sur la quatrième ligne. Son rôle devrait encore croître après une saison très convaincante. Il a rejoint une "petite" université, mais qui participe à une conférence très forte (Hockey East) dont sont issues les deux dernières championnes universitaires des États-Unis. Rejoindre les play-offs avec un bilan victoires/défaites presque équilibré est déjà considéré comme une performance à Merrimack, qui le doit essentiellement à Stéphane Da Costa. Huitième marqueur de la conférence (quatrième aux points par match), il a été élu dans la deuxième équipe all-star et a remporté à l'unanimité de titre de meilleur rookie après avoir remporté toutes les distinctions de "rookie du mois". Et entre-temps, il a même pris le temps de revenir avec l'équipe de France en décembre.

Kévin Hecquefeuille (Cologne, ALL) : 25 ans, 99 sélections, 18 buts, 14 assists. Probabilité : 100%.

Sa performance contre l'Allemagne lui avait valu un contrat inespéré en DEL, et Kévin Hecquefeuille aura au moins glané de l'expérience dans le marasme politico-sportif de Cologne. Il y aura fait son travail, à défaut d'avoir les moyens de changer la donne à des problèmes qui débordaient largement le cadre de ses compétences. Le défaut de la DEL est qu'elle ne fait qu'une pause internationale en novembre, et qu'on a peu vu Hecquefeuille en équipe de France. Il devrait réintégrer la même place que l'an dernier, le centre de la deuxième ligne, et la préparation sera utile pour lui trouver les meilleurs partenaires.

Teddy Da Costa (Zaglebie Sosnowiec, POL) : 24 ans, 13 sélections, 1 but, 3 assists. Probabilité : 80%.

Après quelques valses-hésitations avec le pays de sa mère (la Pologne), il a choisi pour de bon l'équipe de France cette saison. Question subsidiaire : l'équipe de France va-t-elle le choisir ? Regroupement après regroupement, la tendance semble de plus en plus positive. La blessure à la cheville de Julien Desrosiers relève fortement les chances de ce joueur doté de bonnes mains.

Damien Fleury (Grenoble) : 24 ans, 38 sélections, 5 buts, 4 assists. Probabilité : 95%.

Du fait de la grossesse de sa femme, il a manqué les deux derniers regroupements de l'équipe de France. Mais dans le même temps, il a été exceptionnel avec son club de Grenoble. Avec trois sélections dans l'équipe-type du mois, il a été le joueur le plus honoré à égalité avec Kiprusoff. Il a impressionné cet hiver et soulève évidemment des attentes nouvelles avec le maillot bleu.

Laurent Gras (Chamonix) : 34 ans, 218 sélections, 33 buts, 31 assists. Probabilité : 100%.

Le retour de Laurent Gras dans son club d'origine s'est très bien passé et lui a permis de redevenir un leader offensif. En début de saison, le joueur de champ vétéran a endossé ses premiers capitanats en équipe de France alors que Meunier, Amar et Bachet étaient tous absents. C'est un cadre, et il sera certainement au centre de la troisième ligne.

Anthoine Lussier (Lausanne, SUI-2) : 27 ans, 65 sélections, 9 buts, 10 assists. Probabilité : 80%.

Son association avec Laurent Gras perdure depuis trois ans maintenant et cette stabilité est un des atouts du Franco-Canado-Helvète. Il va jouer sa cinquième finale de LNB suisse en six ans, et a pourtant l'instant perdu les quatre premières ! Des échecs à répétition qui ont leur bon côté : il arrive à chaque fois "mûr" et dans le rythme en avril, ce qui lui permet de s'accrocher au wagon des championnats du monde. Alors, cinquième défaite en six ans... et cinquième Mondial de suite ?

Sacha Treille (Malmö, SUE-2) : 22 ans, 47 sélections, 5 buts, 7 assists. Probabilité : 100%.

Le cadet des Treille n'a pas vu son contrat prolongé à Malmö après une saison discrète (7 points en 45 matchs), mais il sera sûrement le pilier de la quatrième ligne de l'équipe de France, chargée de travailler dans les coins et de provoquer des pénalités et des actions chaudes. Un bon Mondial l'aiderait à trouver son futur club.

Luc Tardif jr (Rouen) : 25 ans, 84 sélections, 14 buts, 9 assists. Probabilité : 100%.

Un des joueurs les plus réguliers de l'effectif rouennais, qui fait bon usage de son physique. Il forme avec Sacha Treille une paire solide et travailleuse qui a fait ses preuves l'an passé. Reste à leur trouver un nouveau centre, car Stéphane Da Costa aura sans doute un rôle plus directement offensif.

Damien Raux (Briançon) : 25 ans, 37 sélections, 3 buts, 8 assists. Probabilité : 95%.

Pendant toute la saison internationale, c'est Raux qui a occupé cette place entre Tardif et Treille. Il est aujourd'hui un habitué de l'équipe de France, mais il y a un joueur qui pousse derrière et pourrait légitimement prétendre à lui chiper sa place de quatrième centre et à le reléguer sur le banc.

Brian Henderson (Amiens) : 23 ans, 10 sélections, 2 buts, 1 assist. Probabilité : 70%.

Ce joueur, c'est Brian Henderson. Ceux qui pensent qu'il doit sa présence à son statut de fils du sélectionneur sont aigris ou mal renseignés. Tous les spectateurs du Coliseum savent qu'il a accompli de gros progrès cette année et que c'est un combattant capable de donner de bonnes mises en échec. Il n'y aurait pas de honte à ce qu'il ait sa chance de mener une "checking line" au niveau international.

Christophe Tartari (Grenoble) : 25 ans, 10 sélections, 0 but, 0 assist. Probabilité : 75%.

Le Grenoblois s'est développé un "role player" s'acquittant à merveille de tâches de l'ombre. Un profil pas si fréquent dans l'Hexagone, dont l'équipe de France s'est pourtant très peu servi. Trop limité offensivement pour le niveau international ? Le capitaine des Brûleurs de Loups a démenti ce préjugé : au sein d'un effectif isérois diminué quantitativement, il a pris plus de responsabilités et est devenu cette saison le meilleur marqueur formé en France de la Ligue Magnus. En février, il est revenu en bleu après plus de trois ans d'absence. Avec zéro point et quatre pénalités mineures en trois rencontres, il ne s'est pas forcément mis en valeur. Mais l'alternative existe. Avoir un centre est toujours utile, encore plus un spécialiste de l'infériorité numérique : Tartari est a minima un treizième ou quatorzième homme idéal, et peut-être plus que cela (ce qui ne serait pas forcément une bonne nouvelle pour un joueur établi comme par exemple Lussier).

Loïc Lampérier (Rouen) : 20 ans, 10 sélections, 0 but, 1 assist. Probabilité : 55%.

Le Normand est très régulier dans sa progression : une saison pour intégrer l'équipe première des Dragons, une saison pour s'établir comme membre de la troisième ligne, et une saison pour s'établir comme titulaire fixe dans un effectif où les trois trios ont été équilibrés et où son rôle est de fait moins marginal. Parallèlement, cette troisième saison au plus haut niveau l'a vu intégrer l'équipe de France, avec un point à son premier match, pour ne plus la quitter... du moins avant la grande échéance.

Erwan Pain (Dijon) : 24 ans, 21 sélections, 1 but, 1 assists. Probabilité : 30%.

Si Pain avait déjà joué en bleu il y a quelques années, c'était à l'époque où des blessures fréquentes l'avaient arrêté. Il a refait une saison complète, souvent sur une ligne avec Henderson et Lampérier, mais l'élimination prématurée de Dijon et la pause forcée qui a suivi ne plaident pas en sa faveur par rapport à l'ailier rouennais qui arrivera en ayant joué la finale.

Anthony Guttig (Dijon) : 21 ans, 5 sélections, 1 but, 1 assist. Probabilité : 20%.

Il y a un an, il avait pareillement été appelé pour la préparation mondiale : première sélection, premier point et... première blessure dans la foulée. Le Dijonnais aura au moins droit à une seconde chance, pour prendre sa revanche contre le sort. Mais il a peiné à confirmer ses performances de la saison passée en club et le contexte ne lui paraît plus aussi favorable.