LNA : les Aigles tout près de la finale

g_servetteL'avantage de la glace semble prépondérant dans cette demi finale où Genève-Servette et Zoug ont remporté chacun leurs matchs à domicile. Les Genevois, vainqueurs hier soir aux Vernets (5-2), pointent désormais à une victoire de la finale, à laquelle Berne s'est déjà qualifié.

Les hommes de Chris McSorley se sont imposés au terme d'un match haché et plein d'intensité, où ils ont tiré les premiers avec deux buts très opportunistes avant la cinquième minute de jeu. Desservis par un Jussi Markkanen décevant, au contraire de son alter ego genevois Tobias Stephan, les Zougois n'ont pu revenir qu'une seule fois au score, à 2-1 sur un but de Paul Di Pietro en supériorité numérique.

L'agressivité de Thomas Rüfenacht, qui s'était déjà retournée contre lui l'an passé lorsqu'il jouait à Lausanne, n'a donc pas permis à l'EVZ d'inverser les rapports de force. Genève-Servette doit maintenant enfoncer le clou, mardi au Herti de Zoug. Là où ils n'ont encore jamais gagné dans cette demi finale...

Bienne - Lausanne II : le retour

Pour la seconde année consécutive, Bienne et Lausanne vont se retrouver en barrages. L'un pour sauver sa peau en LNA (Bienne), l'autre (Lausanne) pour y retourner, après six ans de purgatoire en LNB. Pour la deuxième année de suite,  Bienne disputera ses barrages sans son entraîneur.

L'an passé, c'est le Danois Heinz Ehlers qui avait fait les frais de play-out perdus face à Langnau. Même cause, mêmes effet pour Kent Ruhnke, limogé au soir d'une quatrième défaite face à ces mêmes SCL Tigers (1-4). Celle de trop pour le technicien canadien, qui n'a pu enrayer la chute (sans fin ?) de ses troupes et sera remplacé par Kevin Schläpfer, le directeur sportif qui avait lui-même succédé à Ehlers l'an passé.

Quoiqu'il en soit, ce Bienne-là ne partira pas forcément favori et la configuration de ces barrages (où deux étrangers seulement seront autorisés) rendra les Seelandais d'autant plus vulnérables. Pour les coéquipiers de Sébastien Bordeleau (qui n'a marqué qu'une fois dans cette série), le plus va commencer, mardi, avec la réception de Lausannois affamés. Des Vaudois pas toujours montrés à la hauteur de leur potentiel cette saison mais qui montent en puissance au meilleur des moments. Est-ce la marque des "grandes" équipes ?

Toujours est-il que ce renouveau est dû à l'arrivée d'un coach disgracié l'an passé à Berne. Un certain John Van Boxmeer, qui a durci le ton et serré la vis en défense. Son système a d'ailleurs étouffé Viège, la meilleure attaque de LNB blanchie, hier soir, dans sa Litternahalle (0-4).  Une fois encore, Dominic Forget et Cory Pecker, les deux meilleurs compteurs de l'antichambre, sont restés muets. Grâce à ses vétérans Zarley Zalapski (qui a ouvert le score) et Igor Fedulov (auteur lausanned'un doublé), le LHC a conservé son titre et devient, pour la troisième fois de la décennie, champion de LNB.

Lussier enfin champion

Une première pour Anthoine Lussier, qui disputait-là sa cinquième finale en six ans. Le Franco-Canado-Suisse avait perdu les quatre premières (avec Sierre en 2004 et 2005, avec Lausanne en 2008 et avec La Chaux de Fonds l'an passé)... mais pas celle-là.

Le vétéran Olivier Keller peut tout autant savourer cet accomplissement après des mois difficiles. "Ce dénouement est encore plus génial au regard des problèmes que nous avons eu pendant la saison régulière" lâchait-il dans les colonnes du Matin. "Nous avons subi énormément de pressions tout au long du championnat." Le gardien Gianluca Mona, archi décisif tout au long de cette finale, n'y voit "qu'une étape" et se projetait, sitôt la remise du trophée, sur les échéances à venir.

Alors, cette fois sera t-elle la bonne pour le LHC, après la frustration du printemps dernier, où tout s'était joué au septième match ? Chacun y croit et se remémore volontiers l'épopée des coéquipiers de Serge Poudrier qui, au printemps 2001, avaient accédé à l'élite… pour la quitter quatre ans plus tard, face à Bâle.