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Amiens - Reims (U18 élite, demi-finale)

Devant leur public et sur leur glace, les cadets amiénois devaient s’être préparés à gagner ce match, histoire d’être qualifiés et d’aller rejoindre Rouen en finale. Mais ils ne s’attendaient peut-être pas à être victime de la machine rémoise.

En effet, tout commence mal pour les Gothiques : dès les premières secondes de jeu, Quentin Kello encaisse un but (0-1 ; 00'31"). À peine le palet a-t-il touché la glace lors de l’engagement que Reims est à l’attaque devant la cage. Treize secondes plus tard, suite à un cafouillage monstre devant la cage de Kello, Peter Valier se présente au second poteau et peut se saisir du palet afin d’inscrire le deuxième but de la partie (0-2 ; 00'44"). Les supporters rémois ayant fait le déplacement exultent déjà.

Les Amiénois bénéficient ensuite d’une supériorité numérique qu’ils ne se montrent pas réellement capables d’exploiter et le gardien des Phénix, Dylan Celestin, n’est pas vraiment inquiété en cette entame de match. Les actions se succèdent des deux côtés et Fabien Kazarine peut tenter une combinaison avec un de ses coéquipiers qui cause une petite frayeur à Celestin : d’abord dans sa mitaine, le palet rebondit sur la glace avant qu’il ne le rattrape une seconde fois.

Le sort s’acharne sur les amiénois, Thos en rajoute une couche en inscrivant le troisième but (0-3 ; 7'40"). Il faut dire que le jeu développé par les Phénix semble plus rapide et plus précis que celui des Amiénois qui font encore trop d’erreurs. De plus, la défense ne paraît pas dans ses meilleurs jours et Reims n’a pas de mal à s’y frayer un chemin.

Cependant Nicolay parvient à se procurer une occasion face à Celestin : il prend un tir cadré de la bleue, l’obligeant à geler le palet en faisant la coquille. Ensuite, les spectateurs amiénois peuvent voir un tir longer la jambière de Celestin sans toutefois dépasser la ligne de but.

Nouveau coup du sort pour les noirs et rouges : Peter Valier se présente seul face à Kello et peut placer le puck lentement entre les jambières de celui-ci (0-4 ; 14'19"). À ce moment, Olivier Duclos décide de faire rentrer Jérémy Boehrer à la place de Kello. Mais ce n’est pas pour autant que Reims stoppe son avalanche de buts. Après une faute non sifflée sur Rémi Thomas, apparemment touché au poignet, Valier revient à l’attaque en s’emparant du palet en fond de glace et surprend Boehrer (0-5 ; 16'19"). La fin du tiers n’est pas plus favorable aux Amiénois qui provoquent la panique devant la cage mais ne réussissent pas à placer la rondelle dans les filets de Celestin.

On aurait pu penser que les Amiénois seraient revenus en ayant dans la tête l’envie de sauver les meubles avec ce score abracadabrant en leur défaveur, mais non, ce sont des Gothiques motivés qui sortent des vestiaires pour cette deuxième période. Les lancers fusent sur la cage de Celestin. Romain Carpentier par deux fois, Alexis Besson, Rémi Thomas, Maurin Bouvet s’essayent et tirent de partout. C'est en infériorité numérique que les Amiénois trouvent enfin le moyen de débloquer leur compteur grâce à Joel Antonio Dos Reis qui trouve une belle lucarne pour placer son palet (1-5 ; 23'42").

Thomas encore cherche une solution pour remonter ce score mais son tir puissant n’est pas cadré. Carpentier tente à nouveau mais trouve deux fois le plastron de Celestin. Pourtant, la physionomie du match semble changer peu à peu et la pression paye une nouvelle fois : le capitaine amiénois inscrit le deuxième but (2-5 ; 27'39"). Amiens reprend peu à peu le contrôle du match et profite de ses jeux de puissance, à l’image de Kazarine (3-5 ; 29'33").

L’espoir est de courte durée. Alors qu’on pense Amiens capable de renverser la tendance, Alexandre Chrétien redonne une avance considérable aux Rémois en réalisant un doublé en deux minutes : il troue le gardien une première fois sur une jolie combinaison avec Duprat et Houque (3-6 ; 32'06") puis trouve la lucarne (3-7 ; 34'22"). S’ensuit encore une grosse opportunité pour les Phénix : Boehrer se retrouve à terre mais Ottino oublie de lever le palet. Puis Bouvet lance sur Guilhin devant la cage mais l’action est anticipée par Celestin qui peut contrer de la crosse. Valier repart dans l’autre sens et loupe son face-à-face. Avant que le buzz ne retentisse, Boucherit, placé au second poteau, peut prendre un tir mais il rate la cage.

Le troisième tiers reprend avec un jeu de puissance amiénois, installé trop lentement et avec trop de fautes en zone offensive. En revanche, lorsque les jeunes Gothiques se retrouvent à leur tour en infériorité numérique, les Phénix ne perdent pas une seconde pour installer leur powerplay. Chrétien dribble les Amiénois pour se placer à son aise afin de tirer. Bien que masqué, Boehrer peut faire l’arrêt. À nouveau, les noirs et rouges se retrouvent en désavantage sur la glace. Ils reculent alors et se retrouvent acculés en défense. Les joueurs ne s’entendent pas au mieux et trop de passes arrivent dans les crosses rémoises. Fabien Métais tente sa chance mais ses coéquipiers ne suivent pas.

Les Amiénois sont dans l’impossibilité d’imposer leur jeu. Ils sont pressés, collés, et leurs rares tentatives sont empêchées de suite. Si bien que le but qui suit est encore rémois : Ottino s’offre un doublé (3-8 ; 51'17"). Les minuets s’écoulent et le score ne change plus. Cette fois, les Amiénois tentent bel et bien de résister et de limiter les dégâts comme ils peuvent. Pourtant, sursaut d’orgueil peut-être, à trois minutes de la fin, Guilhin réussit à tromper la vigilance de Celestin et hausse la marque à quatre buts (4-8 ; 57'01"). Pour clore ce match désastreux pour les Gothiques, Valier se permet de marquer son quadruplé en passant devant la cage : bien que gêné par un défenseur, il arrive à ajuster la rondelle pour qu’elle trouve la lucarne (4-9 ; 58'41").

N’en jetez plus, les jeux sont faits : Amiens jouera le pied du podium face à Grenoble, et Reims rejoint Rouen en finale.

 

Amiens – Reims 4-9 (0-5, 3-2, 1-2)
Vendredi 30 avril 2010 au Coliséum d’Amiens. 315 spectateurs.
Arbitrage de Adrien Ernecq assisté de Eddie Cardon et de Alban Delsarte.
Pénalités : Amiens 28' (6', 10', 12'), Reims 32' (8', 10', 4'+10').
Évolution du score :
0-1 à 00'31" : Ottino assisté de Bannier
0-2 à 00'44" : Valier assisté de Thos
0-3 à 07'40" : Thos assisté de Valier (sup. num.)
0-4 à 14'19" : Valier
0-5 à 16'19" : Valier (sup. num.)
1-5 à 23'42" : Dos Reis (inf. num.)
2-5 à 27'39" : Nicolay assisté de Boucherit et Carpentier (double sup. num.)
3-5 à 29'33" : Kazarine assisté de Carpentier (sup. num.)
3-6 à 32'06" : Chrétien assisté de Duprat et Houque (sup. num.)
3-7 à 34'22" : Chrétien (sup. num.)
3-8 à 51'17" : Ottino assisté de Chrétien et Valier (sup. num.)
4-8 à 57'01" : Guilhin assisté de Dos Reis
4-9 à 58'41" : Valier (sup. num.)