Rouen - Reims (U18 élite, finale)

C’est une finale qui a failli ne pas se jouer à laquelle assistent les supporters rouennais et rémois ayant fait le déplacement. En effet, la rencontre a pris plus de deux heures de retard alors que les surfaceuses de la patinoire amiénoise étaient malheureusement toutes deux en panne en cette fin de week-end. Après l’arrivée d’un technicien, l’une des deux a pu être réparée et la glace a pu être refaite avant l’entame du match.

D’entrée de jeu, les Dragons montrent bien qu’ils ne sont pas arrivés en finale pour rien. Kévin Lorcher et Anthony Rech permettent à leur équipe de s’installer en zone offensive, et elle se procure les premières occasions : Bourguignon s’avance et laisse en retrait pour Goncalves mais la belle action n’aboutit pas.

Après une charge estimée incorrecte de Mathieu Briand, Rouen s’en sort sans avoir été réellement inquiété par les rémois.
Les Rouennais profitent en revanchue d’une supériorité numérique pour ouvrir le score. Un défenseur rémois s’approche pour prendre le palet de la crosse de Rech mais celui-ci parvient à garder le puck et peut ajuster avant de tirer : le palet ricoche par-dessus la jambière de Celestin et finit sa course dans ses filets (1-0 ; 09'18").

Alors que les Rouennais font toujours le siège de la zone défensive rémoise, Florian Duval double la marque en réussissant à placer la rondelle au-dessus de l’épaule de Celestin (2-0 ; 12'41"). Les Phénix ne se laissent pas démonter et partent à l’assaut, mais c’est sans compter sur la défense solide de l’équipe de Rouen. À chaque entrée dans leur zone d’attaque, les Rémois se font sans cesse reprendre et le jeu repart en zone neutre.

Le tiers prend fin après une supériorité rouennaise qui n’aura pas portée ses fruits malgré le bon jeu présenté par l’équipe. Le puck tourne vite mais Reims est plus résistant et réussit à se dégager à plusieurs reprises. La dernière occasion de la période revient à Rech qui dépasse tous les joueurs des Phénix en les tenant à l’écart d’une main. Il tente de glisser le palet entre les jambières mais Celestin peut le repousser.

Le deuxième tiers reprend sur une pénalité sifflée à l’encontre de Rouen, qui ne laisse pas réellement aux Phénix l’opportunité de s’installer dans leur zone et dégagent rapidement le palet vers Celestin. Malgré ce désavantage numérique, Rech part en contre et reçoit la bonne passe de Lorcher alors qu’il se présente seul face à Celestin pour faire passer la rondelle derrière les jambières de celui-ci (3-0 ; 21'53").

Rouen continue d’imposer son jeu et son rythme à des Rémois un peu dépassés par les événements. Anthony Rech, très présent dans ce match, essaie à nouveau d’agrandir l’écart entre les deux formations et oblige Dylan Celestin a accomplir des arrêts « photos ». Le jeu dégénère quelque peu devant la cage de Maggi, bien tranquille pour l’instant dans ce match.

Avant une supériorité numérique, le coach rémois Vladimir Kovin, demande un temps mort, à la suite duquel les Rémois inquiètent Maggi, obligé à son tour de faire un arrêt décisif. Cependant c’est encore Rouen qui trouve le chemin des filets. Le quatrième but est le fruit d’un contre mené par Rech (4-0 ; 26'43"). Les Phénix se retrouvent ensuite en double avantage numérique sur le glaçon mais ne parviennent pas à trouver de solutions. Ottino lance à la cage sans succès, Duprat et Lebrun ratent leur combinaison au second poteau. Heureusement pour Reims, Lubin est repris alors qu’il sortait de la prison et s’en allait seul face à Celstin.

Le jeu se retrouve arrêté quelques minutes par l’arbitre de ligne car Thos reste sonné sur la glace. Il sort finalement accompagné par le médecin amiénois, Hervé Berland. Une nouvelle fois sur powerplay et une nouvelle fois entre les jambières, Rouen inscrit son cinquième but par l’intermédiaire de Damien Bourguignon, bien servi par Lubin (5-0 ; 34'15").
Reims reprend un peu le contrôle du jeu dans les dernières minutes de la période. Lebrun et un de ses coéquipiers loupent une combinaison quasiment inratable alors que le dernier se trouvait au poteau droit, démarqué. Rien à faire, Maggi ne laisse rien rentrer.

Alors que le jeu reprend avec une supériorité rémoise, Rouen s’en sort encore et peut profiter d’un contre et d’une jolie action de Duval qui ajoute un but au compteur (6-0 ; 42'24"). C’est la fête dans les tribunes amiénoises pour les supporters rouennais ayant fait le déplacement.

Celestin réussit ensuite à accomplir un bel arrêt sur un tir de Lubin alors que Bourguignon l’avait totalement déporté sur le côté, le puck rebondit finalement sur le bout de la jambière.

Par la suite, les Rémois restent un bon moment dans leur zone d’attaque : Lebrun lance trop haut, Duprat pris par la défense laisse en retrait mais personne ne reprend, Jérémie Collin ensuite se déporte en angle fermé au poteau droit mais ne lève pas assez son palet et Maggi repousse de la mitaine. La pression finit par payer et Thos sauve l’honneur en débloquant enfin le compteur des Phénix après un lancer que Maggi ne voit pas passer (6-1 ; 48'48").

Peter Valier se retrouve ensuite seul entre quatre Rouennais mais il arrive tout de même à lancer alors que Maggi bouge sa cage. Les esprits s’échauffent encore alors que Valier se faisait méchamment gêner par Bourguignon devant la cage. Clément Duprat tire à son tour mais son lancer passe au-dessus des buts de Maggi. La supériorité rémoise qui suit n’est pas plus favorable. Rouen réussit à se dégager et même à se procurer un contre repoussé difficilement par Celestin. Thos se retrouve alors seul dans la zone offensive mais ne cadre pas son lancer. Le temps s’écoule et les pénalités tombent en cette fin de rencontre. Finalement, à deux minutes de la fin, Celestin déserte sa cage mais cela ne va pas beaucoup aider les Phénix qui finissent le tiers en infériorité.

Vingt secondes avant le terme du match, Rouen prend un temps mort alors que ses supporters font résonner la célèbre chanson « On est les champions ! » dans les tribunes du Coliséum. La rencontre se termine par le sacre des cadets rouennais qui lancent crosses et gants en l’air, malgré un but à la dernière seconde de Lebrun (6-2 ; 59'59").

Pour récapituler, les Dragons rouennais, intouchables dans ce carré final, terminent donc logiquement avec la coupe sur la première marche du podium. Les Rémois prennent la deuxième place, juste avant les jeunes Gothiques qui ont raflé de justesse leur troisième place alors que Grenoble finit au pied du podium.

 

Rouen – Reims 6-2 (2-0, 3-0, 1-2)
Dimanche 2 mai 2010 au Coliséum d’Amiens.
Arbitrage d'Alexandre Hauchart assisté de Yann Furet et Jeremy Kahli
Pénalités : Rouen 26' (2', 14', 10'), Reims 28' (4', 8', 6'+10').
Éolution du score :
1-0 à 09'18" : Rech assisté de Faure (sup. num.)
2-0 à 12'41" : Duval assisté de Lubin et de Guezou
3-0 à 21'53" : Lorcher assisté de Rech (inf. num.)
4-0 à 26'43" : Rech assisté de Bourguignon
5-0 à 34'15" : Bourguignon assisté de Lubin (sup. num.)
6-0 à 42'24" : Duval
6-1 à 48'48" : Thos assisté de Lebrun
6-2 à 59'59" : Lebrun assisté de Valier et de Houque (sup. num.)