Italie - Kazakhstan (Mondiaux 2010, poule de relégation, 2e journée)

Les espoirs italiens tiennent à un fil

SOUZA_Michael-20100508-2338Ultime chance pour les azzurri de Rick Cornacchia, encore sans victoire dans cette aventure mondiale. Le coach choisit encore Bellissimo comme gardien, mais la surprise est l'exclusion de Helfer en défense : le défenseur de Val Pusteria, déjà relégué sur le banc en fin de match contre la France, est en effet apparu hors de forme, et la décision de faire place aux jeunes Marchetti et Hofer est juste. En attaque, Cornacchia essaie de rebattre les cartes en alignant Scandella-Egger-Souza en première ligne ; ce choix devrait permettre au trio Fontanive-Ansoldi-Ramoser d'éviter la confrontation avec la première ligne du Kazakhstan et de trouver enfin le chemin du but.

Après à peine 58 secondes, Bumagin fait le tour de la cage, mais Bellissimo est attentif et évacue la menace. L'Italie ne semble pas réussir à entrer dans la partie, et ce sont encore Gavrilin et Starchenko qui impliquent Daniel Bellissimo. Il faut patienter au-delà de la mi-tiers pour voir Eremeïev mis à contribution par Ramoser sur service de Fontanive. Les azzurri, qui évoluent en blanc aujourd'hui, semblent alors plus entreprenants, mais c'est une illusion parce que c'est toujours à Bellissimo de sauver la barque. Là-bas devant, personne ne se rend dangereux.

L'équilibre continue dans la période centrale, malgré une pénalité de Strazzabosco que le Kazaksthan n'exploite pas grâce à un fort gardien italien capable de dire non à Bumagin puis à Semenov. À la 28e minute, Pat Iannone part en contre-attaque, mais Vitali Eremeïev fait bonne garde, y compris sur les tirs successifs de Plastino et Souza.

La partie n'est pas belle : Konstantin Shafranov et Andrei Gavrilin mettent souvent en difficulté la défense italienne, mais concluent peu ; le plus dangereux est Roman Starchenko, mais ses initiatives trouvent en Bellissimo un obstacle insurmontable. L'attaque italienne joue à la canadienne en jetant le palet dans le coin, mais elle n'a pas la vitesse suffisante pour mettre la pression et le devoir d'Antipin et compagnie est ainsi facilité. Un gros inconvénient pour la squadra azzurra est le manque de centres : seuls Ansoldi et De Toni jouent dans ce rôle, Egger est en fait défenseur à Bolzano, et Iannone, contraint à jouer au centre après la blessure de Pittis, avait déjà été déplacé à l'aile par Vogin à Valpellice après une expérience infructueuse en début de championnat. Sans centres et avec un patinage inférieur à ses adversaires, l'Italie est à la peine.

DE_TONI_Manuel-20100508-2283Un poteau frappé par De Marchi à 32' met un peu d'agitation dans les rangs du Kazaksthan, mais il faut attendre la fin du tiers-temps pour revoir les azzurri à l'attaque avec Fontanive ; il subit une charge avec la crosse de Semenov, ce qui provoque la réaction d'Ansoldi qui échange quelques coups avec Dudarev. Les trois finissent sur le banc des prisons et l'Italie commence le dernier tiers en supériorité.

La stérilité des attaquants italiens continue et le 0-0 dure jusqu'à une obstruction de Trevor Johnson. C'est l'habituel Starchenko qui dévie un tir de Shafranov dans une défense italienne étourdie (0-1, 44'37). Finalement l'Italie réagit et Borgatello égalise d'un grandiose lancer de la bleue (1-1, 46'43"). Maintenant, l'Italie y croit et tente quelques bonnes actions. Trois minutes plus tard, Giulio Scandella, peu en vue jusqu'ici, défend un bon palet en zone neutre pour le donner à Egger lancé. La passe à Souza sur la gauche est excellente et Eremeïev ne peut pas éviter le 2-1 (49'30"). Le Kazaksthan réagit, mais trouve un Daniel Bellissimo toujours prêt et s'expose aux contre-attaques portées par Oberrauch et Iannone qui échouent de peu.

À la sirène finale, on fait les comptes : les États-Unis sont sauvés dans tous les cas et personne n'en doutait, l'Italie est contrainte à leur prendre un point ou à ne pas concéder plus de quatre buts d'écart à Cologne tout en ayant les oreilles pointées sur Mannheim où le Kazakhstan joue sa dernière chance contre la France qui a les mêmes problèmes que les azzurri pour marquer. Un résultat de 1-0 qualifierait les Italiens.

En réalité, Rick Cornacchia est déjà en train de penser au moyen de rendre moins stérile son attaque (le défenseur Strazzabosco meilleur réalisateur !) pour les prochains Mondiaux de division I. L'heure des jeunes viendra-t-elle enfin ?

Désignés joueurs du match : Christian Borgatello pour l'Italie et Konstantin Shafranov pour le Kazakhstan.

 

Italie - Kazakhstan 2-1 (0-0, 0-0, 2-1)
Dimanche 16 mai 2010 à 12h15 à la Lanxess-Arena. 1934 spectateurs.
Arbitrage de Jari Levonen (FIN) et Rick Looker (USA) assistés d'Anton Semionov (EST) et Miroslav Valach (SVK).
Pénalités : Italie 10' (2', 6', 2') ; Kazakhstan 10' (4', 4', 2').
Tirs : Italie 32 (8, 16, 8) ; Kazakhstan 24 (10, 6, 8).
Évolution du score :
0-1 à 44'37" : Starchenko assisté de Shafranov (sup. num.)
1-1 à 46'43" : Borgatello assisté d'Egger et Souza
2-1 à 49'30" : Souza assisté d'Egger et Scandella (sup. num.)


Italie

Gardien : Daniel Bellissimo.

Défenseurs : Michele Strazzabosco (A) - Nick Plastino ; Stefano Marchetti - Christian Borgatello (A) ; Armin Hofer - Matt De Marchi ; Trevor Johnson.

Attaquants : Michael Souza - Alexander Egger - Giulio Scandella ; Roland Ramoser (C) - Luca Ansoldi - Nicola Fontanive ; Stefano Margoni - Patrick Iannone - Giorgio De Bettin ; Stefan Zisser - Manuel De Toni - John Parco ; Max Oberrauch.

Remplaçant : Adam Russo (G). Absents : Thomas Tragust (G), Jonathan Pittis (ligaments croisés du genou), Armin Helfer (en réserve).

Kazakhstan

Gardien : Vitali Eremeïev.

Défenseurs : Maksim Semenov (A) - Vladimir Antipin ; Aleksei Vasilchenko - Aleksei Litvinenko ; Aleksei Koledaïev - Roman Savchenko.

Attaquants : Andrei Gavrilin - Aleksandr Koreshkov (C) - Konstantin Shafranov ; Dmitri Dudarev (A) - Roman Starchenko - Evgeni Bumagin ; Aleksei Vorontsov - Vadim Krasnoslobotsev - Andrei Spiridonov ; Talgat Zhailauov - Ilya Solarev - Aleksandr Shin puis Evgeni Rymarev à 40'00".

Remplaçants : Aleksei Kuznetsov (G), Georgi Petrov. En réserve : Pavel Zhitkov (G), Evgeni Fadeev, Anton Kazantsev.