L'équipe-type des play-offs de Ligue Magnus

KoenigComme toute grande série, la finale a donné lieu à un duel de gardiens. Trevor Koenig, déjà décisif en demi-finale contre Grenoble, a été énorme au match 3 et au match 4 à Angers, permettant à Rouen de retourner la situation à son avantage. Le gardien "perdant" Peter Aubry a lui-même été excellent à l'île Lacroix, après avoir déjà été solide au tour précédent contre Briançon.

En défense, alors que tout le monde attendait la star Marko Kiprusoff, la révélation de la saison aura été le discret Lauri Lahesalu, le pion essentiel de la défense angevine. Infatigable, l''Estonien a compensé comme il le pouvait les absences de Kiprusoff et Mihalik. Du côté du champion Rouen, l'expérience du très haut niveau de Daniel Babka s'est fait ressentir : le Slovaque s'est montré très difficile à bouger.

Alors que les attaquants grenoblois ont déçu en play-offs (sauf l'éternel Broz), les défenseurs ont tenu leur rang. Alexandre Rouleau a poursuivi sur sa bonne fin de saison régulière en marquant six buts, en plus de faire preuve de sa grosse combativité habituelle. L'autre bonne surprise des play-offs, c'est Antonin Manavian qui a franchi une étape supplémentaire en l'absence de Wallin. Il s'est montré beaucoup plus offensif, tout en se servant de sa présence physique, et a joué un rôle en supériorité numérique avec un tir plus précis qu'à l'accoutumée. Bref, d'énormes progrès par rapport à la saison régulière où il manquait de constance et de discipline.

En attaque, la hiérarchie de la finale sera respectée, avec une première ligne rouennaise et une deuxième ligne angevine. Avec 13 buts en 11 parties, Carl Mallette a pavé la voie du titre pour les Dragons et s'est montré décisif en play-offs. Ilpo Salmivirta a toujours répondu présent quand les fantastiques étaient invisibles et a marqué à des moments importants avec sa vivacité. Quant à Luc Tardif, parfait amalgame de puissance et de maîtrise, son retour à Rouen lui a vraiment permis de s'exprimer à son meilleur niveau aux côtés de son demi-frère Jonathan Zwikel.

Jonathan Bellemare reste incontournable : même muselé dans les deux premières manches contre Briançon, il a su s'adapter et mener comme à son habitude l'attaque angevine. Éric Fortier est son inséparable coéquipier et son parfait complément. Tomas Baluch ne joue pas avec eux, mais il tient un rôle très important avec du très gros travail dans les coins et beaucoup de pressing.

Première équipe-type : Trevor Koenig (Rouen) ; Lauri Lahesalu (Angers) - Daniel Babka (Rouen) ; Ilpo Salmivirta (Rouen) - Carl Mallette (Rouen) - Luc Tardif jr (Rouen).

Deuxième équipe-type : Peter Aubry (Angers) ; Alexandre Rouleau (Grenoble) - Antonin Manavian (Grenoble) ; Tomas Baluch (Angers) - Jonathan Bellemare (Angers) - Éric Fortier (Angers).