Les revirements des Scorpions

La DEL a publié pour la première fois de son histoire un calendrier "sous réserve". En plus du cas Kassel (le club vient de voir son retrait de licence confirmé par la commission d'arbitrage de la DEL, mais ne reconnaît pas son autorité), les Scorpions de Hanovre ont fait passer un week-end chaud.

L'attitude de leur propriétaire Günther Papenburg a été fustigée de partout : il utilise le club comme instrument d'un chantage avec les autorités régionales, qu'il veut voir rentrer au capital de la TUI-Arena, à l'équilibre financier difficile. Les joueurs ont été choqués d'être ainsi l'otage d'une négociation politico-économique. Daniel Hopp, le patron de Mannheim, a menacé dans le quotidien Die Welt de demander des dommages à Papenburg et aux Scorpions, qui ont obtenu une licence et se sont donc engagés "moralement et légalement" à participer au championnat.

Lundi, on a atteint le bouquet. Le manager des Scorpions, Marco Stichnoth, organisait une nouvelle conférence de presse, quatre jours après la première, pour annoncer que les Scorpions de Hanovre étaient assurés d'être au départ. Mais la Neue Presse, un quotidien de Hanovre, a ensuite interrogé Papenburg qui a démenti et a ajouté ne même pas être au courant que Stichnoth avait convoqué une conférence de presse.

Nouvelle incertitude pendant deux jours. Et puis, ce matin, moins d'une semaine après le coup de fil de Papenburg qui a annoncé son retrait à Stichnoth (mercredi dernier à 23 heures), le site internet a enfin publié un communiqué de presse officialisant, de la voix du propriétaire cette fois, l'engagement des Scorpions dans la prochaine DEL. On aurait pu s'épargner cette inutile semaine de tourments, car la ligue allemande n'avait pas besoin de cette controverse supplémentaire...