Turek arrête sa carrière

Le gardien tchèque Roman Turek, 40 ans, a annoncé cet après-midi qu'il arrêtait sa carrière.

Gardien de grande taille avec la mitaine à droite, Turek avait reçu la crosse d'or de meilleur joueur tchèque en 1994, avant de connaître son heure de gloire en devenant champion du monde 1996 avec le titre de meilleur gardien en prime. Cette saison-là, il jouait à Nuremberg, aux prémices de la DEL qui importait alors d'authentiques stars tchèques. Quatre mois seulement après ce sommet, il connaît une chute brutale : à la Coupe du monde, Turek est remplacé deux fois en cours de match, et son temps en équipe nationale s'achève tristement.

Un nouveau défi s'ouvre alors à lui, la NHL, mais à Dallas, il se retrouve derrière un des meilleurs gardiens canadiens, Ed Belfour. Il remporte la Coupe Stanley en 1999, mais en tant que numéro 2. C'est à ce moment-là que Saint-Louis le recrute pour en faire son titulaire : les Blues deviennent la meilleure équipe de la saison régulière, avec la moyenne de buts encaissés la plus faible, et Turek termine deuxième au trophée Vezina de meilleur gardien. Saint-Louis est une bonne équipe, mais plafonne en play-offs. Après deux saisons, Turek passe à Calgary, où il se fera piquer sa place de numéro 1 deux ans plus tard par Miikka Kiprusoff, qui la tient toujours.

Calgary renégocie un contrat avec Turek, adapté à un numéro 2. Mais pendant le lock-out, Turek rentre dans son premier club senior, Ceské Budejovice, et le fait remonter en élite. Il choisit alors de ne pas retraverser l'Atlantique et de rester en République Tchèque. Après six saisons, il a informé de sa décision Ceské Budejovice, où il restera impliqué en tant que vice-président du hockey mineur.