Les voyages de la Coupe Stanley

La Coupe Stanley séjourne actuellement en Slovaquie, chez Marian Hossa et Tomas Kopecky, avant d'arriver en France dimanche pour des escales à Grenoble et à Paris que Hockey Archives couvrira pour vous en images.

Il est de tradition en effet que chaque joueur et entraîneur vainqueur de la Coupe Stanley puisse l'emporter avec lui pendant vingt-quatre heures. Généralement, il l'emmène dans sa ville natale, mais il arrive que l'on déroge à la coutume. C'est le cas cette année de Brent Sopel, qui ne l'a pas emmenée à Calgary (qui l'a vue si souvent) mais a préféré défiler avec le trophée en compagnie de sa femme à la gay pride de Chicago fin juin. Il a dit vouloir rendre hommage par ce biais à Brendan Burke : le fils du manager de Toronto Brian Burke avait annoncé son homosexualité l'an passé avant de mourir dans un accident de voiture fin juin. Sopel a été échangé à Atlanta la semaine précédant son "droit à la coupe", mais cela n'a pas gâché la fête.

Normalement, chaque joueur a droit à une journée avec la coupe, jusqu'à minuit. Mais la réalité est plus souple. Le capitaine et champion olympique Jonathan Toews a eu droit à deux jours pour emmener la coupe à Winnipeg, où il a été accueilli par le maire de la ville. La patinoire où il a appris le hockey a été rebaptisée en son honneur, mais le premier ministre de la province du Manitoba, Greg Selinger, a carrément nommé un lac "Jonathan Toews". On n'en demande pas tant à Grenoble, où l'on aimerait déjà que le fondateur du hockey dans cette ville Pete Laliberté soit honoré d'un nom de patinoire...

Le meilleur défenseur de NHL Duncan Keith a emmené pour sa part la coupe à Penticton, ville célèbre pour avoir formé l'équipe championne du monde 1955 qui s'était vengée des Soviétiques. Quatre des médaillés d'or de l'époque étaient là pour l'évènement. Dans cette bourgade de 32000 habitants, 5100 personnes s'étaient rassemblées. Grenoble (dimanche après-midi) et Paris (lundi matin) feront-elles aussi bien ? Cela dépend peut-être de vous...